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PHILOSOPHIE SPIRITUALISTE
Réveillez l'ange en vous
 
''Ne craignez pas ceux qui tuent le corps et qui, après cela, ne peuvent rien faire de plus.''

                                                                                                                         Luc 12, 4
La doctrine christique

À quel moment précisément dans l'histoire Jésus-Christ devint-il un Dieu ?

 

Son ''apothéose'' a eut lieu lors du Concile de Nicée en 325 après J.-C. sous l'autorité de l'empereur Constantin 1er (272-337).

 

Le Concile de Nicée avait pour objectif de sceller le canon chrétien au prise à des querelles d'interprétation des évangiles concernant la nature du christ.

 

Une controverse se devait d'être éradiquée: ''l'arianisme'', qui a profondément divisé les chrétiens durant tout le 4ème siècle après J.-C.

 

Un prêtre d'Alexandrie nommé Arius (256-336) se basant sur une lecture stricte des textes, en vint à répandre la doctrine que le christ n'était pas l'incarnation de Dieu sur Terre, puisqu'il était engendré et non pas éternel comme son Père.

 

En conséquence, le christ ne devait pas être adoré comme un Dieu.

 

Pour résumer le débat, les partisans de l'arianisme affirmaient que le Fils était de ''substance semblable'' au Père (en grec, Homoiousios), alors que les Nicéens affirmaient que le Fils était ''de même substance'' que le Père (en grec, Homoousios).

 

Sous l'autorité de l'empereur Constantin 1er, l'arianisme fut condamné comme ''hérétique'' et ses partisans excommuniés.

 

Le Concile de Nicée en vint à un accord: le Fils est de même substance ou de même nature que le Père, non engendré, donc ils sont une seule et même entité divine.

 

L'apothéose du christ a été décidé lors d'un vote.

 

Sa ''nature divine'' a été proclamée par des hommes.

 

Les historiens suggèrent que la déification du sauveur des hommes était en premier lieu un acte politique déguisé afin de favoriser le règne de l'empereur Constantin 1er qui venait à peine d'unifier l'empire romain anciennement divisé en tétrarchie (gouverné par quatre empereurs).

 

Que Dieu ait favorisé le règne de Constantin 1er pour épanouir le christianisme est concevable.

 

Mais en aucun cas l'initiative de Constantin 1er était saint, puisqu'il fut baptisé chrétien que sur son lit de mort.

 

Constantin 1er fut un despote sanguinaire contre sa propre lignée: il obligea son beau-père à se pendre, il fit étrangler son beau-fils, il fit égorger son neveu, il fit décapiter son fils aîné et fit étouffer l'impératrice Fausta (289-327) dans un bain d'eau bouillante.

 
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Le christ n'était qu'un homme, mais un homme exceptionnel ayant accompli des prodiges et répandu un message d'amour universel.

 

C'est son esprit, la part spirituelle et divine en lui, qui le rendait singulièrement ''supérieur'' au regard des hommes de son époque.

 

Dans le sillage de notre pensée, nous ne pouvons que pencher du côté de l'arianisme qui stipule que le Fils était engendré, donc de substance semblable au Père et non de même substance.

 

Plusieurs versets dans l'évangile selon Jean, attestent en ce sens:

 

''Ma nourriture est d'obéir à la volonté de celui qui m'a envoyé et d'achever le travail qu'il m'a donné à faire.'' (Jn 4, 34)

 

Jésus l'affirme lui-même: sa nourriture est l'obéissance à la volonté divine.

 

Si Jésus était l'égal de Dieu ou Dieu incarné, il serait absurde de préciser qu'il doit obéissance à Dieu !

 

''Je ne peux rien faire par moi-même.''

 

''Je juge d'après ce que Dieu me dit, et mon jugement est juste parce que je ne cherche pas à faire ce que je veux, mais ce que veut celui qui m'a envoyé.''

 

''Si je me rends témoignage à moi-même, ce que je dis ne peut pas être une vraie preuve.'' (Jn 5, 30-31)

 

Jésus précise que son enseignement n'est pas de lui, mais de Dieu.

 

Il ne peut pas être Dieu, car il ne veut pas s'approprier ce témoignage qui ne lui appartient pas.

 

''Si vous m'aimiez, vous vous réjouiriez de savoir que je vais auprès du Père, parce que le Père est plus grand que moi.'' (Jn 14, 28)

 

Jésus ne peut pas être plus explicite: le ''Père est plus grand que moi''.

 

Si Jésus était de même substance que Dieu ou son égal, il ne dirait pas que Dieu est plus grand que lui !

 

''Le Père et moi, nous sommes un.''

 

''Les Juifs ramassèrent de nouveau des pierres pour les lui jeter.''

 

''Jésus leur dit alors: ''J'ai fait devant vous beaucoup d'œuvres bonnes par le pouvoir du Père.''

 

''Pour laquelle de ces œuvres voulez-vous me tuer à coups de pierre ?''

 

''Les Juifs lui répondirent: ''Nous ne voulons pas te tuer à coups de pierre pour une œuvre bonne, mais parce que tu parles contre Dieu: tu n'es qu'un homme et tu veux te faire Dieu !''

 

''Jésus répondit: ''Il est écrit dans votre loi que Dieu a dit: ''Vous êtes des dieux.''

 

''Dieu a appelé dieux ceux à qui s'adresse sa parole.'' (Jn 10, 30-35)

 

Voilà la preuve incontestable que Jésus n'est pas l'incarnation de Dieu.

 

Les Juifs qui cherchent à le lapider l'accusent de prétendre être l'égal de Dieu.

 

Jésus leur répond qu'il est écrit dans la loi que ''Dieu a appelé dieux ceux à qui s'adresse sa parole.''

 

À qui donc s'adresse la parole de Dieu ? Aux hommes !

 

''Mon royaume n'est pas de ce monde, répondit Jésus.''

 

''Si mon royaume était de ce monde, mes serviteurs auraient combattu pour moi afin que je ne fusse pas livré aux Juifs; mais maintenant mon royaume n'est point d'ici-bas.'' (Jn 18, 36)

 

Beaucoup de chrétiens voient dans ces paroles la preuve que Jésus est Dieu, puisqu'il parle du Royaume comme de son royaume et des serviteurs comme de ses serviteurs.

 

Toutefois, même si Jésus utilise les mots ''mon royaume'' cela signifie-t-il vraiment que le Royaume de Dieu lui appartient ?

 

Jésus affirme que ''Mon royaume n'est pas de ce monde''.

 

Étant donné qu'il s'est incarné sur Terre, qui n'est pas le Royaume de Dieu, Jésus fait écho à son Royaume comme un étranger ferait écho à sa nation d'origine.

 

L'étranger qui affirme: ''Je dois retourner dans mon pays'' ne dit pas qu'il est maître en son pays !

 

Jésus était un étranger parmi les hommes de ce monde, en raison de sa condition spirituelle élevée qui contrastait avec la condition spirituelle terrestre.

 

En disant que ''mes serviteurs auraient combattu pour moi afin que je ne fusse pas livré aux Juifs'', cela fait-il de lui une déité toute-puissante ?

 

Le dogme chrétien stipule que dans le royaume, les anges sont les serviteurs de Dieu et des hommes.

 

Donc, Jésus désigne les anges comme ''ses serviteurs'' comme le ferait n'importe quel homme.

La nature du christ
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Le problème que nous devons aborder avant d'entrer dans le vif du sujet est celui du dogme de la trinité chrétienne.

 

La doctrine trinitaire admet l'existence d'un seul et unique Dieu, mais divisé en trois personnes consubstantielles (c'est-à-dire de même essence divine).

 

Sur le site francophone de l'église catholique il est écrit:

 

''La Trinité est Une : nous ne croyons pas en trois dieux, mais en un seul Dieu en trois personnes : le Père, le Fils et l’Esprit Saint.''

 

''Chacune des trois personnes est Dieu tout entier.''

 

''Chacune des trois personnes n’existe qu’en union avec les deux autres dans une parfaite relation d’amour.''

 

''Ainsi toute l’oeuvre de Dieu est l’oeuvre commune des trois personnes et toute notre vie de chrétiens est une communion avec chacune des trois personnes.''

 

Résumons le dogme:

 

Dieu est le Père (Pater), le Fils (Filius) et L'Esprit Saint (Spiritus Sanctus).

 

Toutefois, le Père n'est pas le Fils, le Fils n'est pas le Père et l'Esprit-Saint n'est ni le Père ni le Fils.

 

Il y a manifestement une contradiction interne.

 

Si Dieu n'est pas unique, mais divisé en trois ''personnes'', alors il y a trois dieux.

 

Donc, Dieu n'est pas l'autorité suprême, mais partage sa suprématie à la manière de Zeus, Poséidon et Hadès dans la mythologie grecque.

 

La trinité chrétienne ressemble à s'y méprendre à la ''Trimūrti'', la trinité hindoue.

 

La Trimūrti est composée de ''Brâhma'' (la création), ''Vishnou'' (la préservation) et ''Shiva'' (la destruction).

 

Le Père (Yahvé) est le créateur de toute chose.

 

L'Esprit Saint représente l'amour de Dieu qui préserve toute vie.

 

Le Fils (Jésus) apporte la destruction à la fin des temps.

 

Sans oublier que dans l'hindouisme, Vishnou est l'avatar de Brâhma sur Terre tout comme Jésus est l'avatar de Yahvé sur Terre.

 

Il est aussi fort probable que la trinité chrétienne ait été inspiré par la métaphysique du philosophe Plotin (205-270).

 

Dans son oeuvre, la divinité ou l'Un est composée de trois émanations: l'Un (ἐν), l'Intelligence (νουϛ) et l'Âme (ψυχη).

 

L'Un tout comme le Père est éternel.

 

L'Un engendre l'Intelligence tout comme le Père engendre le Fils.

 

Le Fils est décrit comme le Verbe incarné.

 

Pour enseigner, il faut au préalable posséder l'intelligence.

 

L'Intelligence engendre l'Âme tout comme le Verbe engendre la vie.

 

L'Âme est l'essence de la vie tout comme l'Esprit Saint est l'essence de la vie, parce que sans l'amour de Dieu il ne peut y avoir aucune vie.

 

Enfin, il nous paraît approprié de faire un dernier rapprochement entre la trinité chrétienne et la triade capitoline.

 

Durant leur évolution socio-religieuse, le peuple romain a connu deux triades.

 

La première appelée ''triade archaïque'' était composée de Jupiter, Mars et Quirinus.

 

La seconde appelée ''triade capitoline'' était composée de Jupiter, Junon et Minerve.

 

L'histoire nous enseigne que la transition du polythéisme au monothéisme a été une étape difficile pour une société attachée à ses cultes traditionnels.

 

Est-il possible que l'église catholique ait récupéré la triade capitoline et l'ait assimilé à la trinité chrétienne afin de mieux faire accepter la transition ?

 

Dans la tradition coranique, le problème de la trinité a été résolu, puisqu'elle n'existe tout simplement pas.

 

Dans le Coran il est écrit:

 

''Votre Dieu est unique.''

 

''Il n’est de Dieu que Lui, le Tout miséricorde, le Miséricordieux.'' (Sourate II, 163)

 

''Dieu: il n’est de Dieu que Lui, le Vivant, l’Agent suprême.'' (Sourate II, 255)

 

''Dénégateurs sont ceux qui assimilent à Dieu le Messie fils de Marie.'' (Sourate V, 17)

 

''Dénégateurs sont bien ceux qui définissent Dieu comme le troisième d’une triade.''

 

''Il n’est de Dieu qu’un Dieu unique.'' (Sourate V, 73)

 

Que disent les esprits de l'au-delà sur la nature du christ ?

 

Dans ''Messages de l'au-delà'', Serge Girard a écrit:

 

''Selon nos correspondants de l'au-delà, Jésus-Christ est un Esprit très ancien, ayant déjà franchi tous les échelons du développement spirituel.''

 

''Comme chacun de nous, à son origine, il fut créé ignorant en intelligence et en moralité.''

 

''Il s'incarna inlassablement, prenant corps après corps, renforcé à chaque fois de tous ses acquis.''

 

''D'autres montaient avec lui, formant peu à peu la cohorte des anges d'aujourd'hui.''

 

''Avant lui, une multitude était déjà arrivée à Dieu, comme il en est pour nous, au stade où nous sommes actuellement.''

 

''Au prix de courageux combats, il vainquit ses faiblesses, dépouillant son périsprit des impuretés emprisonnant son Esprit.''

 

''Ses louables victoires cumulatives sur l'emprise matérielle le firent enfin accéder aux mondes les plus avancés.''

 

''Jouissant du bonheur ultime de celui qui est parmi les émissaires directs de Dieu, il se fondait enfin dans la nature intime de son Créateur.''

 

''Animé d'un amour et d'une générosité sans borne envers tous ceux qui parcouraient le chemin qu'il avait douloureusement connu, il demanda à Dieu la permission de venir aider directement ses frères encore loin dans les ténèbres des incarnations inférieures.''

 

''Des sphères habitées, il choisit parmi les moins avancées, celles où plusieurs esprits stagnent dans leur ignorance.''

 

''De ces dernières, il préféra la Terre, car là se trouvaient des hommes sortis du stade des premiers pas.''

 

''Parmi les peuples de celle-ci, il choisit parmi ceux dont la connaissance de l'unicité divine était chose acquise [le peuple hébreu], sa mission devenant presque impossible sans ce préalable.''

 

''Grandissant dans la chair, le voile de l'incarnation vint obscurcir la vision de son Esprit épuré.''

 

''Il comprenait et voyait comme nul autre de la Terre ne pouvait le faire, mais son cerveau ne pouvait rendre l'expression de tous ses acquis.''

 

''Ce même voile l'obligea à éveiller par la voie de son cerveau charnel le champs de ses connaissances sans fin.''

 

''Il partit donc étudier dès l'âge de douze ans, s'expatriant pour profiter de l'enseignement des sages de son temps.''

 

''Sa supériorité spirituelle faisait que dès que les sages avaient livré toutes leurs connaissances, Jésus prenait leur place pour les amener plus loin dans leur apprentissage.''

 

''Il se servit souvent d'une baguette ou d'un bâton, recevant par cet objet via sa médiumnité d'écrivain, les informations de l'au-delà que lui seul pouvait reconnaître.''

 

''Au temps prévu par le plan, il revint dans son pays natal pour l'accomplissement de son destin.''

 

''Il y montra une telle supériorité sur tous les plans de l'existence que plusieurs le prirent pour Dieu lui-même.''

 

''Il eut beau dire qu'il était fils de Dieu, comme nous tous qui sommes ses enfants, la grandeur de ses performances en fit un Dieu incarné, comme ce fut souvent le cas dans l'histoire des hommes de la Terre dès qu'un Esprit avancé venait s'incarner parmi nous.''

 

''Après avoir enseigné les principes de la progression spirituelle, les mêmes que nous répètent les Esprits de l'au-delà, il mourut sur la croix, victime de ceux-là mêmes qu'il était venu aider.''

 

''Sa mort fit éclore le point ultime de la confirmation de son enseignement.''

 

''Revenant parmi les siens, en matérialisation, il démontra sans l'ombre d'un doute, à tous ceux de ses proches, la réalité entière de la survie après la mort.''

 

''Chaque étape de sa vie fut profondément significative.''

 

''Par sa naissance, il démontra que les circonstances de la conception n'affectent en rien la valeur de l'Esprit à naître.''

 

''Conçu hors mariage, il n'en était pas moins un Esprit pur.''

 

''Par le niveau social de ses parents, il démontra que c'est l'Esprit lui-même qui est porteur de ses acquis; que l'Esprit naît dans une mansarde n'enlève en rien la valeur de ses qualités.''

 

''Par ses fréquentations, il démontra que la recherche des postes de prestige est futile, étant le plus souvent le résultat de la seule détermination plutôt que celui des qualités de l'être.''

 

''Ainsi, il ne rechercha que la voie de Dieu et non celle de l'ambition des hommes.''

 

''Par sa mort, il démontra la pauvreté de la justice des hommes.'' (Serge Girard, Messages de l'au-delà)

Le médium de Dieu
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La loi de la réincarnation, comme nous l'avons vu, est indissociablement liée à la loi de l'ascension qui consiste à se débarrasser de nos faiblesses, de nos défauts.

 

Plus un individu se réincarne en conformité à la loi morale de Dieu: ''Faites aux autres ce que l'on voudrait que l'on vous fasse'', plus son esprit se dégage de la matérialité du monde terrestre pour s'élever vers les splendeurs du monde spirituel.

 

Plus un esprit est purifié, plus ses sens et sa conscience s'aiguisent et parallèlement sa maîtrise de la matière.

 

L'esprit du christ possédait des facultés et des capacités supérieures au genre humain de la Terre.

 

Ses dons prodigieux témoignaient de sa supériorité incontestable sur le mal.

 

Le christ était capable de lire dans les pensées, de reconnaître les émotions ressenties par les autres, de voir dans un avenir plus ou moins éloigné, de commander à la nature, de guérir les malades, d'exorciser les ''démons'' et même de ramener les ''décédés'' à la vie !

 

Ces miracles étaient l'oeuvre d'un grand médium.

 

Dans son ouvrage ''La Genèse selon le spiritisme'' (1868), Allan Kardec a écrit:

 

''Les faits rapportés dans l’Évangile, et qui ont été jusqu'ici considérés comme miraculeux, appartiennent, pour la plupart, à l'ordre des phénomènes psychiques, c'est-à-dire de ceux qui ont pour cause première les facultés et les attributs de l'âme.''

 

''On reconnaît sans peine qu'il y a entre eux identité de cause et d'effet.''

 

''L'histoire en montre d'analogues dans tous les temps et chez tous les peuples, par la raison que, depuis qu'il y a des âmes incarnées et désincarnées, les mêmes effets ont dû se produire.''

 

''Le principe des phénomènes psychiques repose, comme on l'a vu, sur les propriétés du fluide périsprital qui constitue l'agent magnétique; sur les manifestations de la vie spirituelle pendant la vie et après la mort; enfin sur l'état constitutif des Esprits et leur rôle comme force active de la nature.''

 

''Ces éléments connus et leurs effets constatés, ils ont pour conséquence de faire admettre la possibilité de certains faits que l'on rejetait alors qu'on leur attribuait une origine surnaturelle.''

 

''Sans rien préjuger sur la nature du Christ, en ne le considérant, par hypothèse, que comme un Esprit supérieur, on ne peut s'empêcher de reconnaître en lui un de ceux de l'ordre le plus élevé, et qu'il est placé par ses vertus bien au-dessus de l'humanité terrestre.''

 

''Par les immenses résultats qu'elle a produits, son incarnation en ce monde ne pouvait être qu'une de ces missions qui ne sont confiées qu'aux messagers directs de la Divinité pour l'accomplissement de ses desseins.''

 

''En supposant qu'il ne fût pas Dieu lui-même, mais un envoyé de Dieu pour transmettre sa parole, il serait plus qu'un prophète, car il serait un Messie divin.''

 

''Comme homme, il avait l'organisation des êtres charnels ; mais comme Esprit pur, détaché de la matière, il devait vivre de la vie spirituelle plus que de la vie corporelle, dont il n'avait point les faiblesses.''

 

''La supériorité de Jésus sur les hommes ne tenait point aux qualités particulières de son corps, mais à celles de son Esprit, qui dominait la matière d'une manière absolue, et à celle de son périsprit puisé dans la partie la plus quintessenciée des fluides terrestres.''

 

''Son âme ne devait tenir au corps que par les liens strictement indispensables ; constamment dégagée, elle devait lui donner une double vue non seulement permanente, mais d'une pénétration exceptionnelle et bien autrement supérieure à celle que l'on voit chez les hommes ordinaires.''

 

''Il devait en être de même de tous les phénomènes qui dépendent des fluides périspritaux ou psychiques.''

 

''La qualité de ces fluides lui donnait une immense puissance magnétique secondée par le désir incessant de faire le bien.''

 

''Dans les guérisons qu'il opérait, agissait-il comme médium ? Peut-on le considérer comme un puissant médium guérisseur ? Non ; car le médium est un intermédiaire, un instrument dont se servent les Esprits désincarnés.''

 

''Or, le Christ n'avait pas besoin d'assistance, lui qui assistait les autres ; il agissait donc par lui-même, en vue de sa puissance personnelle, ainsi que peuvent le faire les incarnés dans certains cas et dans la mesure de leurs forces.''

 

''Quel Esprit d'ailleurs eût osé lui insuffler ses propres pensées et le charger de les transmettre ?''

 

''S'il recevait un influx étranger, ce ne pouvait être que de Dieu ; selon la définition donnée par un Esprit, il était médium de Dieu.'' (Allan Kardec, La Génèse selon le spiritisme)

 

Un médium est généralement un intermédiaire; son corps sert de réceptacle aux bonnes comme aux mauvaises énergies.

 

Ce qui différenciait le christ des autres médiums, c'est l'absence d'intervention d'une entité extérieure, puisque le christ appartenait à un ordre supérieur.

 

Ses pouvoirs thaumaturgiques provenaient donc de la source divine elle-même !

 

''Le Fils ne fait rien par lui-même; il ne fait que ce qu'il voit faire au Père.''

 

''Tout ce que le Père fait, le Fils le fait aussi.'' (Jn 5, 19-20)

 

Le christ a dit aussi que: ''Je vous le déclare, c'est la vérité: celui qui croit en moi fera aussi les œuvres que je fais.''

 

Un jour, lorsque ce sera à notre tour de rejoindre le christ dans les instances supérieures de l'au-delà, il nous sera également possible d'accomplir avec la même puissance tout ce que le christ a un jour accomplit sur Terre.

Marie, âme soeur du christ
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Edgar Cayce (1877-1945) que l'on nommait le ''prophète endormi'' fut un célèbre médium américain et père de la médecine holistique.

 

Toutes ses interventions appelées ''lectures'', notées par sa secrétaire, sont consignées au Edgar Cayce's Association for Research and Enlightenment.

 

Edgar Cayce entrait dans un état de transe profonde afin de canaliser des informations provenant d'une source extérieure.

 

Il transmit des révélations surprenantes sur la relation profonde entre le christ et sa mère Marie.

 

Ils étaient, semble-t-il, des âmes sœurs dont les destins étaient inextricablement liés.

 

Marie disposait d'un esprit assez élevé spirituellement pour servir de réceptacle sacré à un être quasi divin.

 

Ce que Edgar Cayce a révélé ne contredit pas ce qui a été écrit dans le Nouveau Testament.

 

Au contraire, les détails apportés par le prophète américain viennent compléter, approfondir et enrichir son contenu.

 

Dans son ouvrage ''L'univers d'Edgar Cayce tome 1'' (1985), Dorothée Koechlin de Bizemont, spécialiste française de la philosophie caycienne, a écrit:

 

''Dans les lectures cayciennes, Marie apparaît comme une personnalité de toute première importance, ainsi que la voient les églises orthodoxes et catholiques.''

 

''Cayce dit qu'elle faisait partie d'un groupe de douze jeunes filles sélectionnées par les Esséniens, pour devenir le ''canal'' par lequel naîtrait le Sauveur promis.''

 

''Ces jeunes filles recevaient une éducation soignée dans le Temple essénien du mont Carmel.''

 

''C'est là qu'aurait eu lieu l'événement connu comme l'Annonciation.''

 

''Sur les marches du Temple, qui conduisaient à l'autel, ce matin-là, le soleil levant illuminait cet escalier où montaient les petites filles choisies pour aller prier à l'autel, et faire brûler l'encens.''

 

''Et, ce jour-là, alors qu'elles montaient, baignées dans les rayons pourpres et dorés du soleil levant, alors que Marie atteignait la dernière marche, il y eut le tonnerre et les éclairs.''

 

''L'ange apparut, tenant la petite Marie par la main, et il la conduisit vers l'autel.''

 

''Ce fut la manière dont elle fut désignée comme l'Élue.''

 

Edgar Cayce donne des détails sur le Temple du mont Carmel, centre religieux de la fraternité essénienne:

 

''On y enseignait les mystères de l'Homme, sa relation avec les forces intérieures et extérieures.''

 

''L'entité était l'un des sages qui sélectionnait les jeunes destinés à être éduqués spécialement pour devenir les canaux par lesquels la bénédiction viendrait au monde.''

 

''Aussi, l'entité était-elle en contact avec les enseignements de ces groupes en Perse, en Inde, en Égypte, et celle des Hébreux actifs à Olympie et dans les Îles de la Mer.'' (lecture 2520-1)

 

Toujours selon Edgar Cayce, Joseph avait trente-six ans et Marie, seize ans, lorsqu'ils se marièrent dans le Temple du mont Carmel. (lecture 5749-8)

 

La conception virginale, c'est-à-dire procréer sans la semence masculine, ne serait possible que dans des conditions particulières.

 

''Ah, que vienne le jour où les enfants des hommes comprendront enfin le but de la procréation sur la Terre !''

 

''Car celui qui est la Voie (le christ), demande que tous le suivent dans ce chemin.''

 

''Et si deux âmes s'unissent avec l'idée non de gratifier leurs désirs terrestres, leurs impulsions charnelles, mais d'être le canal des âmes qui vont entrer, alors pourront naître ceux qui accéléreront l'évolution de l'Humanité.''

 

''Les âmes vont évoluer de telle sorte qu'elles seront capables un jour de mettre au monde d'autres âmes exactement comme le fit Marie.''

 

''Et cela pourra arriver lorsque les âmes des hommes et des femmes deviendront peu à peu conscientes que ce temple du Dieu vivant qu'est leur corps, ce canal, peut être utilisé pour ces communications avec Dieu, le Père des âmes humaines.'' (lecture 1158-5)

 

Selon la pensée caycienne, Jésus serait effectivement né à Bethléem en Judée.

 

Cependant, il ne serait pas né dans une étable comme le rapporte la tradition catholique, mais dans une grotte.

 

''Le christ serait né le dix-neuvième jour du mois de Mars en l'an 4 et non un 25 décembre (date que les autorités religieuses romaines réservaient au Dieu solaire Sol Invictus).''

 

''Cela dépend quel calendrier on utilise; selon le calendrier julien, l'an 4.''

 

''Selon le calendrier mosaïque, ou hébraïque, l'an 1899.'' (lecture 587-6)

 

''Les deux dates sont justes, cela dépend du calendrier qu'on utilise pour compter.''

 

''Combien de fois ces calculs ont-ils été faits et refaits ?''

 

''Il faut prendre ces différents calendriers en considération, en suivant la chronologie des événements.'' (lecture 2067-7)

 

''Les catholiques s'adressent à la Mère de Jésus en la qualifiant de ''Bienheureuse Marie toujours vierge.''

 

''Ils risquent d'être assez surpris par les lectures où Cayce parle des frères et soeurs de Jésus.''

 

''Et cependant, n'ont-ils pas lu dans l'Évangile ce verset où les disciples disent à Jésus: ''Ta mère et des frères te cherchent.''

 

''Les théologiens discutent depuis vingt siècles pour savoir si ce sont des ''frères'' vraiment frères, ou seulement des ''cousins''.

 

''Mais ils ont eu beau expliquer que, soi-disant, on employait en hébreu le mot frère pour dire cousin, leur explication tirée par les cheveux n'a pas convaincu tout le monde.''

 

Selon la lecture 5749-8 d'Edgar Cayce, Marie et Joseph eurent d'autres enfants après la naissance de Jésus: Jacques, Jude, et une fille, Ruth.

 

''Cette relation normale, naturelle, ne vint pas avant que Jésus ne s'en aille faire ses études, voyez-vous.''

 

''Ce fut un choix fait par tous les deux, à cause de leurs sentiments réciproques.''

 

''Mais lorsqu'Il fut au loin, et sous la protection de ceux qui étaient Ses guides - des prêtres -, alors cette relation physique commença, comme une expérience normale.'' (Lecture 5749-8) (Dorothée Koechlin de Bizemont, L'univers d'Edgar Cayce, tome 1)

Bouddha est le christ indien
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La vérité est une, mais elle peut s'exprimer de diverses façons, avec un langage et une culture différents.

 

Christ et Bouddha ont exprimé la même vérité dans des contextes très différents.

 

À défaut d'être identiques, les deux doctrines se rejoignent, se complètent mutuellement.

 

Le christianisme et le bouddhisme n'auraient jamais pu de toute façon être parfaitement identiques, pour la raison que le christianisme est une réforme du judaïsme et que le bouddhisme est une réforme de l'hindouisme.

 

Orient et occident semblent incompatibles en surface, mais ils ont beaucoup plus de points communs que l'on pourrait soupçonner.

 

Il arrive parfois, à l'échelle humaine, que Dieu envoie en mission sur Terre des esprits avancés agissant tels des rayons solaires pour apporter les clefs de compréhension de l'existence.

 

Qui sommes-nous et comment doit-on vivre pour être heureux ?

 

Christ et Bouddha proviennent de la même source de lumière éternelle.

 

Ils sont l'incarnation du bien, de l'authenticité et de l'honnêteté, mais surtout des modèles de piété.

 

Leur exemple fit si forte impression sur leurs contemporains que leurs disciples ont cru qu'ils étaient des ''dieux''.

 

Christ et Bouddha ont été déifiés et leur culte répandu jusque dans les contrées étrangères.

 

En sachant cela et en acceptant qu'ils proviennent de la même origine, on ne peut plus mettre en doute l'égale valeur de leur enseignement.

 

Christ et Bouddha ne font qu'un !

 

Dans son ouvrage ''Socrate, Jésus, Bouddha: Trois maîtres de vie'' (2009), Frédéric Lenoir y expose les similitudes de ces deux grands maîtres.

 

La biographie de Bouddha

 

''Parmi les points communs de leur vie, l'un d'entre eux est assez singulier et mérite d'emblée d'être souligné: le Bouddha et Jésus n'ont laissé aucune trace écrite.''

 

''Pourtant, tous deux savaient très probablement lire et écrire, ainsi qu'il fut d'usage pour les jeunes gens de leur époque et de leur milieu.''

 

''Leur désir de se limiter à un enseignement oral n'est sans doute pas anodin.''

 

''L'enseignement qu'ils transmettent est une sagesse de vie.''

 

''Celle-ci se transmet de manière vivante, par la force de l'exemple, la justesse du geste, la parole vive, l'intonation de la voix.''

 

''Parce qu'il a vécu en un temps lointain et dans une société où l'écriture était peu répandue, c'est du Bouddha que nous disposons le moins de traces historiques proches et fiables.''

 

''Selon tout vraisemblance, le Bouddha est né et à vécu en Inde au VIe siècle avant notre ère.''

 

''Les premières traces écrites, se référant non pas tant à lui qu'à son enseignement, datent d'à peu près deux siècles et demi après sa mort.''

 

''Il ne s'agit pas de textes, mais de stèles royales: les stèles du roi Ashoka, qui a régné sur une grande partie du sous-continent indien entre environ 269 et 232 avant notre ère.''

 

''D'abord souverain tyrannique, Ashoka s'est converti à la loi bouddhiste (dharma) alors qu'il avait à peine une vingtaine d'années.''

 

''Selon la tradition, Siddhârta Sakyamuni (que l'on connaît mieux sous son titre de Bouddha) était un prince de sang, fils aîné du puissant Shuddhodana, roi de Kapilavastu.''

 

''Siddhârta, dit la tradition, est né dans un bois à Lumbini, au pied de l'Himalaya, dans le nord-est du sous-continent indien, au cours d'un voyage qu'effectuait sa mère.''

 

''Les recherches historiques et archéologiques menées sur les lieux de naissance du Bouddha ont montré que Kapilavastu était une petite bourgade de la plaine du Gange.''

 

''Tout porte à croire que le père de Siddhârta fut, dans le meilleur des cas, un roitelet local, plus probablement un membre de la classe aristocratique du clan des Sakya (d'où vient le nom de Sakyamuni), un homme certes important, dont la position sociale assurait aux siens des conditions de vie différentes de celle de la foule des miséreux.''

 

''Selon ces récits, son histoire commence avant sa naissance, voire avant sa conception.''

 

''Sa mère, la reine Maya, qui ne parvenait pas à avoir d'enfant, voit en rêve un éléphant blanc doté de six défenses qui lui touche le flanc de sa trompe.''

 

''Le roi Shuddhodana convoque les brahmanes, qui, après avoir interprété ce rêve, sont unanimes: cet enfant sera très grand, très noble, son pouvoir s'étendra sur toute la terre.''

 

''Siddhârta, dit encore la tradition bouddhiste, est né en marchant.''

 

''Ou plutôt il a surgi du flanc droit de la reine Maya, alors enceinte de six mois.''

 

''Nul ne transige avec les ordres de Shuddhodana, qui exige de tous une stricte obéissance à la règle qu'il a édictée: son fils verra la vie en rose, et uniquement en rose.''

 

''Ses biographes racontent que pendant près de trente ans Siddhârta mène ainsi une existence oisive et protégée dans un palais où la misère et même la maladie sont prohibées !''

 

''Il est entouré de serviteurs, de cuisiniers, de musiciens, de danseurs, de courtisanes dont toute la vie est consacrée aux plaisirs du prince.''

 

''Le jeune homme ne rejette ni les bonheurs charnels ni l'opulence: durant treize ans, il vit pleinement les plaisirs raffinés qui lui sont prodigués; il ne dénigre pas non plus les orgies.''

 

''C'est d'ailleurs après une nuit de fête que le prince décide de tout abandonner pour se mettre en quête de la Voie.''

 

''Ici s'arrête, selon ses biographes, la vie sexuelle du Bouddha, qui n'aura de cesse de prêcher aux siens de se garder de la recherche du faux bonheur que procurent les plaisirs des sens.''

 

''Et c'est l'ennui qui s'installe.''

 

''Un jour, il demande à son fidèle cocher d'atteler son cheval pour se rendre au jardin royal, hors de l'enceinte du palais.''

 

''Le cocher s'exécute malgré les ordres du roi, qui, prévenu par les astrologues et les brahmanes, s'emploie activement à prémunir son fils contre les quatre visions qui feront basculer sa vie: un vieillard, un malade, un mort et un ascète.''

 

''Siddhârta sort une ultime fois.''

 

''Il voit le dernier des quatre signes: un moine errant, tenant son bol à aumône, absorbé, le visage serein, dans une profonde méditation.''

 

''Il comprend que sa riche condition ne le protégera jamais de la vieillesse, de la maladie ni de la mort, mais qu'il doit partir en quête de la vérité qui, seule, pourra le libérer.''

 

''Il marche jusqu'à l'orée d'un village, le hameau d'Uruvilva, l'actuelle Bodh-gayâ, et s'installe, les jambes repliées, sous un arbre, un pipal, faisant vœu de ne plus bouger avant d'avoir découvert la Vérité.''

 

''Les textes canoniques racontent que Mara, dieu de la Mort, déploya tous ses efforts pour le détourner de ce but.''

 

''Il essaya de l'effrayer avec ses armées de démons, puis de le tenter avec des femmes d'une extraordinaire beauté.''

 

''En une nuit, Siddhârta accède à l'Éveil: il comprend le mystère de la vie et le moyen d'aider les humains à se libérer du samsara, la ronde infernale des renaissances.''

 

''Siddhârta Gautama deviendra désormais ''le Bouddha''.

 

''Dès lors qu'il entame sa carrière de prédication, le canon et les biographies bouddhistes s'attachent à présenter un individu doté d'une parfaite maîtrise de soi, serein en toutes circonstances, n'exprimant aucune préférence, aucun désir, aucun souhait, aucune aversion, aucun attachement, aucune émotion.''

 

''On le sait compassionnel, bienveillant, mais ses gestes de compassion n'interviennent pas en réaction à un sentiment ou à une émotion.''

 

''Le Bouddha s'observe en pleine conscience et insiste sur le caractère transitoire de toute chose, ce qui explique certainement son détachement vis-à-vis de toute chose.''

 

''Dans les premiers temps, la marche du Bouddha fut ininterrompue.''

 

''Entouré de ses premiers disciples, assez rejoints par d'autres fidèles, moines et laïcs, il ne dispose d'aucun point d'encrage.''

 

''La vie de la communauté s'organise autour du maître selon un rituel qui perdurera: au réveil, bien avant l'aube, une méditation suivie d'enseignements, puis la collecte d'aumônes dans le village ou la ville les plus proches, en silence, les yeux tournés vers le sol, suivie de l'unique repas de la journée, à même le sol, sous un arbre ou au bord d'un chemin, comme faisaient tous les ascètes dans l'Inde de l'époque.''

 

''La communauté reprend la route en posant des questions au maître, qui, au fil de ses réponses inspirées par les cas concrets qui lui sont présentés, édicte le vinaya, ou règles de la vie monastique.''

 

''Leurs discours (Bouddha et Jésus) frappaient ceux qui les écoutaient non parce qu'ils étaient des orateurs exceptionnels ayant acquis une technique quelconque, mais parce qu'ils savaient parler un langage de vérité et qu'ils trouvèrent les mots pour exprimer une authentique expérience de la sagesse.''

 

''Aucun des deux ne fut, en son temps, un prédicateur unique ou un penseur isolé: il y a deux mille cinq cents ans, l'Indus était sillonné par quantité de maîtres subversifs, ascètes et yogis, entourés, pour certains, de disciples et qui s'érigeaient contre l'ordre védique.''

 

''Selon la tradition bouddhiste, le Bouddha acquiert avec l'Éveil le souvenir de ses cinq cent quarante-sept existences passées et la certitude d'avoir détruit en lui les désirs qui maintiennent dans le samsara.''

 

''Il développe aussi les six connaissances dont jouissent les bouddhas: la capacité de tout voir, de tout entendre, de lire les pensées, de tout créer et transformer, de connaître les existences antérieures de chacun, enfin d'éteindre le soi.''

 

''Autant de connaissances qui octroient à celui qui les possède des pouvoirs miraculeux.''

 

''De manière ''naturelle'', est-il précisé, puisque ces pouvoirs sont la conséquence des progrès réalisés dans la connaissance et l'expérimentation de la Voie.''

 

''Trois mois avant son paranirvana - terme usité par la tradition bouddhiste pour décrire la fin de la vie d'un Bouddha - , Siddhârta a beaucoup vieilli.''

 

''Le poids de ses quatre-vingts ans pèse sur ses épaules, il est malade et sa maladie lui pèse.''

 

''Le Bouddha mobilise alors ses dernières forces pour se rendre auprès des communautés et faire ses adieux aux moines.''

 

''Il se dirige vers le nord-ouest, atteint la ville de Pava, où le joailliers Cunda l'invite à se reposer dans sa mangue-raie, puis à partager son dîner avec les moines de son escorte.''

 

''Cunda a fait préparer un plat particulier que l'on pourrait traduire littéralement par ''nourriture molle de porc''.

 

''Le Bouddha en mange, mais interdit à quiconque d'y toucher.''

 

''Dans la nuit, l'Éveillé est pris de violentes douleurs et vomit du sang.''

 

''Il reprend quand même la route et arrive à proximité de Kushinagara, au sud de Lumbini.''

 

''Le Bouddha est dès lors incapable de poursuivre son chemin.''

 

''Il ordonne une halte sous un arbre.''

 

''Il se couche, la tête dirigée vers le nord.'' (Frédéric Lenoir, Socrate, Jésus, Bouddha: Trois maîtres de vie)

 
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L'enseignement de Bouddha

 

Dans son ouvrage ''Jésus et Bouddha: Destins croisés du christianisme et du bouddhisme'' (1996), Odon Vallet compare les deux doctrines:

 

''Jésus signifie, en hébreu, ''Dieu sauve'', et l'on a justement rangé le christianisme dans la catégorie des religions de salut dont le fondateur est un sauveur.''

 

''Siddhârta veut dire, en sanscrit, ''Celui qui atteint le but'', et, pour un bouddhiste, le Bouddha est le premier homme ayant atteint l'objectif suprême, celui du nirvâna, cette ''extinction'' qui permet d'échapper au cycle des renaissances.''

 

''Il y a une différence: si chaque chrétien doit s'efforcer d'imiter le Christ sans jamais parvenir à l'égaler, les bouddhistes peuvent espérer devenir un jour des bouddhas et atteindre le nirvâna.''

 

''Alors que, dans le christianisme, toute personne qui se prendrait pour l'égal du christ serait un antéchrist, c'est-à-dire un envoyé du diable, dans le bouddhisme, toute personne qui devient un bouddha est un modèle, même si, à la limite, elle n'est pas bouddhiste.''

 

''Il n'est donc pas absolument nécessaire de se ''convertir'' au bouddhisme, alors que nul n'est chrétien tant qu'il n'a pas reçu le baptême.''

 

''Les différences, mais aussi les ressemblances, entre christianisme et bouddhisme se révèlent nettement à propos du thème de la lumière et des ténèbres, si important dans de nombreuses religions.''

 

''En créant la lumière une fois pour toutes, le Dieu de la Bible répond à une vieille angoisse de l'homme qui se demande, à chaque hiver, surtout dans les régions où la nuit y est longue, si le soleil va reprendre sa course ascendante.''

 

''À la différence de Yahvé, le Bouddha historique ne crée pas la lumière du Ciel mais, comme Jésus, il apporte un éclairage intérieur.''

 

''La méthode est différente: sa lumière est d'origine non divine, mais humaine.''

 

''Le nirvâna est une notion indienne - et pas exclusivement bouddhiste - exprimant la délivrance (moksha) de la spirale des renaissances.''

 

''Il est un sommeil profond, un repos éternel, une ''extinction'' du désir, celui-ci étant comparé à la passion qui nous enflamme et au chagrin qui nous consume.''

 

''L'heureux bénéficiaire de cette délivrance peut enfin se dissoudre dans l'univers, s'intégrer au cosmos comme le défunt dont on disperse les cendres dans l'océan.''

 

''Ni Bouddha ni Jésus ne vivaient dans des institutions démocratiques, où le peuple choisit ses dirigeants, et ils ne les ont pas préconisées dans leur enseignement.''

 

''Mais ils refusèrent aussi le pouvoir personnel.''

 

''Jésus n'a pas accepté la monarchie de droit divin qui lui était proposée aux Rameaux s'il voulait bien monter sur le trône de David.''

 

''Bouddha renonce à l'héritage paternel de chef de clan et met un terme à la lignée des Gautama: il a bien un fils, Râhula, mais celui-ci entrera au monastère et, soumis à la règle du célibat, ne pourra donc engendrer.''

 

''Face au christianisme et à sa primauté de l'institution, le bouddhisme apparaît à l'homme occidental comme bien éloigné des structures sociales et de leurs pesanteurs juridiques.''

 

''S'intéressant plus au destin de l'individu qu'au salut collectif, le bouddhisme concerne moins l'histoire des peuples que la géographie de l'âme: il dresse une carte des désirs, aménage des zones de renoncement loin de l'agitation des foules et des cogitations des rois, à l'écart des soulèvements populaires et des manœuvres du pouvoir.''

 

''Dans ce continent asiatique si attaché aux valeurs du groupe et si marqué par la présence de masses humaines, les spiritualités bouddhiques font contrepoids aux pesanteurs de la foule en se centrant sur la personne.''

 

''La religion ne serait donc pas, dans le bouddhisme, un lien entre les fidèles du même Dieu - comme dans le christianisme - mais une fusion intérieure des idéaux du bien, un encerclement psychique des forces du mal par la cohérence de la méthode et la convergence des énergies.''

 

''En dehors de la vie monastique, le bouddhisme n'impose aux fidèles que quelques rares interdits.''

 

''Le laïc bouddhiste doit observer cinq préceptes présentés sous une forme négative: s'abstenir de prendre la vie (y compris animale), s'abstenir de prendre ce qui n'est pas donné (c'est-à-dire ne pas voler), s'abstenir de mal agir avec les plaisirs sensuels (notamment avec l'adultère), s'abstenir de fausses paroles, s'abstenir de produits toxiques pouvant altérer l'esprit (notamment l'alcool).''

 

''Mais les cinq préceptes ont aussi leur versant positif: il faut pratiquer le bien, faire preuve de bonté et de compassion, multiplier dans la vie présente les actes (karma) qui, ajoutés à ceux des existences antérieures, formeront un solde global.''

 

''Le bouddhisme ignore la notion chrétienne du Jugement dernier des vivants et des morts où chaque vie sera évaluée définitivement.''

 

''Il faut donc constamment accroître son bénéfice moral et, pour mettre l'accent sur les mérites, les cinq préceptes négatifs sont doublés par les dix perfections: générosité, conduite morale, absence de sensualité, sagesse, énergie, patience, sincérité, détermination, bonté, équanimité.''

 

''Les options éthiques du Bouddha, comme celles de Jésus, ces deux vagabonds des campagnes et des banlieues, se situent à l'opposé de la vie facile de la classe possédante des milieux citadins.''

 

''Ils prêchent un nivellement par le haut des exigences spirituelles et un nivellement par le bas des satisfactions sexuelles: riche ou pauvre, pur ou impur, chacun est promis au bonheur futur et appelé à des sacrifices présents.''

 

''Qu'ils aient nom paradis ou nirvâna, ces joies à venir remplacent les voluptés actuelles et sont promises à tout le genre humain.''

 

''Le Christ et le Bouddha n'ont pas prêché une réforme économique, encore moins une révolution sociale, même s'ils ont contribué à ébranler l'ordre social de leur époque.''

 

''En revanche, le bouddhisme et le christianisme naissants ont beaucoup profité des injustices de la société et des archaïsmes de son fonctionnement.''

 

''En s'adressant aux hommes de toutes les nations, races, langues, classes et castes, ils ont transcendé les clivages traditionnels et témoigné contre des vieilles aliénations sans pour autant y apporter de remède institutionnel.'' (Odon Valet, Jésus et Bouddha: Destins croisés du christianisme et du bouddhisme)

 
La morale évangélique
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Au cours de sa jeunesse, chaque individu a reçu des valeurs ou une morale (du latin ''moralitas'' qui signifie ''façon, caractère, comportement approprié'') de ses parents qui se résume à une manière d'agir avec les autres.

 

Le reste de son existence, dépendamment de ses expériences personnelles, l'individu réajustera ses valeurs ou sa morale en fonction de sa propre conception du monde et de la place qu'il occupe en société.

 

En communauté, les valeurs personnelles de l'individu sont standardisées par une éthique (comportement de groupe), permettant à l'ensemble des individus de se normaliser par des règles.

 

Une société sans morale ni éthique serait nihiliste (négation de tout absolu moral) et ne pourrait pas fonctionner normalement.

 

Chaque individu agirait de manière irrégulière, imprévisible.

 

Un débat interminable autour de la morale essaie d'établir si les valeurs sont subjectives, c'est-à-dire relatives à chaque individu, à une communauté, à un peuple ou une nation, ou si les valeurs sont objectives, c'est-à-dire absolues, indépendantes de tous les préjugés humains.

 

Comme la morale n'est pas une science exacte, certains individus s'en remettent à des valeurs arbitraires tandis que d'autres s'en remettent à des valeurs préétablies par une religion.

 

Lorsqu'il s'est incarné sur Terre, le christ est venu réformer certains principes moraux de la loi mosaïque afin de la transformer en une morale universelle indépendante des barrières culturelles.

 

Par la même occasion, le christ est venu prêcher que Dieu n'est pas jaloux et vindicatif.

 

Il présente au peuple juif un Dieu d'amour et de miséricorde qui accorde à chacun de ses enfants une place de choix dans son royaume en fonction de sa conduite morale.

 

Ainsi, le bonheur ou le malheur post-mortem de l'individu dans l'au-delà est déterminé non pas par ses croyances, mais par ses choix moraux.

 

Voici le portrait global des préceptes du christ:

 

(1) Nous sommes tous fils et filles de Dieu.

 

(2) Nous sommes tous égaux devant Dieu.

 

(3) Nous sommes tous immortels par essence.

 

(4) La justice des humains est faillible / la justice de Dieu est infaillible.

 

(5) Ceux qui souffrent recevront réparation.

 

(6) Ceux qui font du mal seront malheureux.

 

(7) Ceux qui font du bien seront heureux.

 

(8) Ne vous identifiez pas aux biens matériels.

 

(9) Soyez respectueux.

 

(10) Soyez compatissant.

 

(11) Ne jugez pas autrui.

 

(12) Pardonnez les offenses.

 

(13) Soyez honnête, sincère et humble.

 

(14) Soyez charitable.

 

(15) Agissez bien en toute circonstance.

 

Le bon sens nous dit que si l'ensemble des individus appliquaient l'un ou l'autre de ces préceptes, le monde dans lequel nous vivons serait, sans être parfait, beaucoup plus agréable à vivre.

 

Lors du souper de la dernière Cène, Jésus partage un dernier repas en compagnie de ses disciples.

 

À ce moment, il leur prescrit le plus grand de tous les commandements:

 

''Je vous donne un commandement nouveau: aimez-vous les uns les autres comme je vous ai aimés.'' (Jn 13, 34)

 

Que voulait dire exactement Jésus par ce commandement ?

 

Il ne faut surtout pas l'interpréter au sens littéral.

 

Il n'est pas possible de s'aimer tous inconditionnellement.

 

Il existe plusieurs degrés d'amour.

 

On ne peut pas aimer un étranger avec la même intensité qu'un parent, un(e) conjoint(e) ou un(e) ami(e).

 

Ce qu'à vraiment voulu dire Jésus par ce commandement, c'est de construire chacune de nos relations sur une base respectueuse.

 

Là où il y a du respect mutuel, il ne peut pas y avoir de haine injustifiée.

 

En Mt 22, 35-39 il est écrit: ''Un maître de la loi, voulut lui tendre un piège; il lui demanda: ''Maître, quel est le plus grand commandement de la loi ?''

 

''Jésus lui répondit: ''Tu dois aimer le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur, de toute ton âme et de tout ton esprit.''

 

''C'est là le commandement le plus grand et le plus important.''

 

''Et voici le second commandement, qui est d'une importance semblable: Tu dois aimer ton prochain comme toi-même.''

 

Comment aimer de tout son cœur, de toute son âme et de tout son esprit un être suprême omniprésent, mais invisible et impalpable ?

 

Il n'est pas facile d'entretenir un tel amour pour un tel être en apparence abstrait.

 

C'est la raison pour laquelle Jésus ajoute le second commandement qui, précise-t-il, est d'une importance semblable: ''Tu dois aimer ton prochain comme toi-même''.

 

Dieu n'est pas un esprit ordinaire: il est l'Esprit dont le rayonnement pénètre tous les autres esprits.

 

L'Esprit de Dieu s'incarne en chacun de nous sans jamais diminuer son essence.

 

Sans être Dieu lui-même, nous sommes constitués de son souffle vital éternel.

 

S'aimer soi-même, c'est aimer le Dieu en nous.

 

Aimer son prochain, c'est à la fois s'aimer soi-même et aimer Dieu.

 

Un autre précepte essentiel de la morale christique est la charité.

 

Or, il n'est pas uniquement question de charité monétaire.

 

La charité peut emprunter divers visages: un homme qui pourvoie aux besoins de sa famille est charitable.

 

Un ami qui soutient un autre ami est charitable.

 

Un étranger qui sauve la vie d'un individu est charitable.

 

Un enfant qui partage son repas avec un ami est charitable, etc.

 

Peu importe le visage qu'elle emprunte, la charité exprime l'oubli de soi-même.

 

Pour Dieu, la charité est essentielle pour le salut de l'esprit: plus il s'investit pour les autres, plus son bonheur sera grand dans le royaume.

 

En Mt 25, 35-36; 40 le christ dit: ''Car j'ai eu faim et vous m'avez donné à manger; j'ai eu soif et vous m'avez donné à boire; j'étais étranger et vous m'avez accueilli chez vous; j'étais nu et vous m'avez habillé; j'étais malade et vous avez pris soin de moi; j'étais en prison et vous êtes venus me voir.''

 

''Je vous le déclare, c'est la vérité: toutes les fois que vous l'avez fait à l'un de ces plus petits de mes frères, c'est à moi que vous l'avez fait.''

 

Ceux qui agissent dans le seul but de satisfaire leurs propres désirs verront, après leur mort, leurs efforts réduits à néant, car ils auront récolté peu d'acquis spirituels:

 

En Mt 25, 42-43; 45 le christ dit: ''Car j'ai eu faim et vous ne m'avez pas donné à manger; j'ai eu soif et vous ne m'avez pas donné à boire; j'étais étranger et vous ne m'avez pas accueilli chez vous; j'étais nu et vous ne m'avez pas habillé; j'étais malade et en prison et vous n'avez pas pris soin de moi.''

 

''Je vous le déclare, c'est la vérité: toutes les fois que vous ne l'avez pas fait à l'un de ces petits, vous ne l'avez pas fait à moi non plus.''

 

Les esprits sont responsables de leurs actes et, de manière générale, de leur destinée individuelle.

 

Ils agissent dépendamment de la disposition de leur cœur:

 

En Mc 7, 21-23 le christ dit: ''Car du dedans, du cœur de l'homme, viennent les mauvaises pensées qui le poussent à agir immoralement, à voler, à tuer, à commettre l'adultère, à vouloir ce qui est aux autres, à agir méchamment, à tromper, à vivre dans le désordre, à être jaloux, à dire du mal des autres, à être orgueilleux et insensé.''

 

Au regard de Dieu, il n'y a rien de pire que d'influencer ou de corrompre le cœur d'un innocent afin qu'il serve des intentions égoïstes.

 

En Mc 9, 42 le christ dit: ''Celui qui fait tomber dans le péché un de ces petits qui croient en moi, il vaudrait mieux pour lui qu'on lui attache au cou une grosse pierre et qu'on le jette dans la mer.''

La fabrication du christianisme
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Les religions s'inspirent les unes des autres.

 

Chacune reprend les thèmes des autres et les incorpore dans leur corps doctrinal.

 

L'exemple le plus connu est le récit du déluge dans le Pentateuque qui fait directement écho à la version babylonienne nommée ''l'épopée d'Atrahasis'' dans laquelle le sage Uta-Napishtim est l'équivalent du Noé hébreu.

 

Dans la mythologie grecque, après le déluge le monde est repeuplé par le seul couple survivant, Deucalion et Pyrrha.

 

Également, le mythe de la boîte de Pandore fait écho à la chute de l'homme dans la Genèse.

 

Un autre exemple célèbre est celui de Moïse sauvé des eaux par la princesse égyptienne.

 

Ce passage fait directement écho à un mythe semblable mettant en scène le roi Sargon d'Akkad, fondateur de l'empire d'Akkad.

 

Toutes les anciennes religions dites ''païennes'' ont été bafouées par les premiers auteurs chrétiens comme étant mensongères ou pire, démoniaques !

 

Au moment de l'instauration du christianisme comme culte officiel de l'empire romain, tous les dieux et déesses furent remplacés par un seul Dieu.

 

Tous les auteurs qui n'étaient pas chrétiens furent traités comme des hérétiques et leurs œuvres condamnées par l'église.

 

Le mensonge des fondateurs du christianisme repose sur ce fait, à présent largement documenté, que le christianisme ne fut en son temps ni original ni révolutionnaire.

 

La religion chrétienne ne fut à ses origines qu'un syncrétisme plus ou moins harmonieux de plusieurs influences païennes qui l'ont précédé dans l'histoire.

 

Les nombreux thèmes présents dans la doctrine chrétienne ont été dérobés à des auteurs de génie dont la crédibilité a été salie par la désinformation.

 

Nous avons l'intention de rétablir la vérité et de rendre justice à ces auteurs oubliés dont revient tout le mérite du génie chrétien.

 

Dans leur ouvrage très bien documenté ''The Jesus Mysteries: Was the Original Jesus a Pagan God ?'' (1999), Timothy Freke et Peter Gandy parviennent à démontrer que le christ n'est qu'un plagiat d'une figure mi divine mi humaine ayant appartenu à une très ancienne tradition.

 

''Nous avons acquis la conviction que l'histoire de Jésus n'est pas la biographie d'un messie historique, mais un mythe basé sur des histoires païennes persistantes.''

 

''Le christianisme n'était pas une nouvelle et unique révélation mais une adaptation juive d'une ancienne religion à mystère païenne.''

 

''C'est ce que nous avons appelé ''La thèse des mystères de Jésus''.

 

''À première vue cela peut paraître farfelu, comme cela nous a semblé au début.''

 

''Il y a, après tout, un grand nombre d'absurdités sans fondements sur le ''vrai'' Jésus, alors toute théorie révolutionnaire devrait être abordé avec une bonne dose de scepticisme.''

 

''Mais bien que ce livre fait des révélations extraordinaires, ce n'est pas juste du divertissement fantaisiste ou des spéculations sensationnalistes.''

 

''Il est fermement basé sur des sources historiques disponibles et des recherches académiques récentes.''

 

''La spiritualité païenne était en fait le produit sophistiqué d'une civilisation hautement développée.''

 

''Les religions d'État, comme le culte grec des divinités olympiennes, étaient un peu plus qu'un cérémonial pompeux.''

 

''La vraie spiritualité du peuple s'exprimait elle-même par le biais de vibrantes et mystiques ''religions des mystères''.

 

''Au début alors qu'elles n'étaient que peu connues, elles se répandirent et ont prospéré tout au long de l'ancienne Méditerranée, inspirant les plus grands esprits du monde païen, qui les regardaient comme la source de la civilisation.''

 

''Chaque tradition des mystères avait un aspect exotérique, composé de mythes qui était un savoir commun et des rituels qui étaient ouverts à tous ceux qui voulaient y participer.''

 

''Il y avait aussi un aspect ésotérique, qui était un savoir sacré connu seulement de ceux qui ont fait l'objet d'un puissant processus initiatique.''

 

''Les initiés du savoir ésotérique possédaient la signification mystique des rituels et des mythes du savoir exotérique qui leur était révélée, un processus qui apportait une transformation personnelle et un éclaircissement spirituel.''

 

''Au cœur des Mystères il y avait des mythes concernant un homme-dieu mort et ressuscité, qui était connu par différents noms.''

 

''En Égypte il s'appelait Osiris, en Grèce Dionysos, en Asie mineure Attis, en Syrie Adonis, en Italie Bacchus, en Perse Mithras.''

 

''Fondamentalement, tous ces hommes-dieux représentaient le même personnage mythologique.''

 

''Dans ce livre nous utiliserons la combinaison Osiris-Dionysos pour désigner sa nature universelle, et son nom particulier en se référant à une tradition spécifique des mystères.''

 

''Plus nous avons étudié les différentes versions du mythe de Osiris-Dionysos, plus il est devenu évident que l'histoire de Jésus avait toutes les caractéristiques de ce conte persistant.''

 

''Morceau par morceau, nous avons reconstitués la supposée biographie de Jésus à partir du récit mythologique de Osiris-Dionysos.''

 

''Bien que surprenant pour nous maintenant, pour les écrivains des premiers siècles ces similitudes étaient chose évidente.''

 

''Si tel était le cas, alors l'histoire de Jésus n'était pas du tout une biographie mais un véhicule fabriqué de toute pièce par les juifs gnostiques pour coder des enseignements spirituels.''

 

''Comme dans tout mystère païen, l'initiation des mystères intérieurs révélerait la signification allégorique du mythe.''

 

''Peut-être ceux qui n'ont pas été initiés aux mystères intérieurs en sont venus par erreur de voir le mythe de Jésus comme l'ensemble des faits et que de cette façon le christianisme a été créé.''

 

''Pour maintes et maintes fois, à force d'examiner nous avons trouvé l'évidence que l'histoire du christianisme qui nous a été légué par l'église romaine n'était qu'une déformation grossière de la vérité.''

 

''Il était évident que nous avions été trompés, que les gnostiques ont été en effet les chrétiens originels, que leur mysticisme anarchique a été détourné par une institution autoritaire qui a créé à partir de cela une religion dogmatique - et a brutalement amorcé la plus grande dissimilation de toute l'histoire de l'humanité.''

 

''Un des acteurs majeurs dans cette opération de dissimulation a été un personnage appelé Eusèbe de Césarée qui, au début du quatrième siècle, a compilé à partir de légendes, des fabrications de sa propre imagination dès le début de l'histoire du christianisme qui est toujours acceptée aujourd'hui.''

 

''Toutes les histoires qui ont suivi ont été contraintes de se conformer à la version douteuse d'Eusèbe de Césarée.''

 

''Jésus est entouré de 12 disciples.''

 

''Ce nombre est normalement considéré comme étant le nombre symbolique des 12 tribus d'Israël.''

 

''Cette notion de 12 tribus, cependant, est la référence symbolique aux douze signes du zodiaque de l'astrologie babylonienne, que les juifs ont adopté alors qu'ils étaient en exil à Babylone.''

 

''Le zodiaque fut extrêmement important comme symbole dans le monde païen.''

 

''Osiris-Dionysos est symboliquement représenté comme le centre spirituel de la roue du zodiaque représentée par les douze signes.''

 

''Comme Mithras, Dionysos, Aion et Hélios, il est souvent représenté au centre du cercle du zodiaque.''

 

''Durant la cérémonie initiatique des mystères de Mithras 12 disciples encerclent l'homme-dieu, tout comme les 12 disciples encerclent Jésus.''

 

''Les disciples de Mithras étaient vêtus pour représenter les 12 signes du zodiaque et l'initié représentait lui-même Mithras.''

 

''Le cercle des douze autour du centre dérive de la géométrie sacrée et pour les disciples de Pythagore contenait une profonde signification mystique.''

 

''Les pythagoriciens, qui étaient renommés dans le monde ancien pour leurs connaissances des mathématiques, ont conçu Dieu comme une sphère parfaite.''

 

''Les anciens ont découvert que si une sphère est entourée par d'autres sphères possédant exactement les mêmes dimensions, alors toutes les sphères sont en contact les unes avec les autres, la sphère centrale entourée exactement par les douze autres.''

 

''L'image de l'homme-dieu et ses 12 disciples contient les enseignements de la géométrie sacrée.''

 

''La traduction du roi James de l'évangile selon Saint Jean s'ouvre avec ce passage fameux et poétique: ''Au commencement était la Parole, et la Parole était avec Dieu, et la Parole était Dieu.''

 

''Elle était au commencement avec Dieu.''

 

''Toutes choses ont été faites par elle, et rien de ce qui a été fait n'a été fait sans elle.''

 

''En elle était la vie, et la vie était la lumière des hommes.''

 

Plusieurs lecteurs du texte le trouvent très intéressants, mais avoueraient ne pas comprendre sa signification.''

 

''Ce n'est pas surprenant, parce que sans la connaissance de la philosophie païenne cela ne fait aucun sens.''

 

''En grec original, le terme ''Parole'' est traduit par ''Logos''.

 

''Le concept du Logos est complètement étranger au judaïsme et dérive entièrement des Mystères païens.''

 

''Comment devrions-nous comprendre l'ancien concept du Logos ?''

 

''En grec ancien, Logos a plusieurs niveaux de signification que le terme ''Parole'' ne peut pas capturer.''

 

''Une de ces significations est exprimée par les pères de l'Église Clément et Origène, qui décrivent le Logos comme ''l'Idée de toutes les Idées''.

 

''Il s'agit de la pensée primordiale de Dieu avec laquelle il a créé l'univers.''

 

''Le Logos est Dieu conscient de lui-même.''

 

''Il est l'Âme Unique de l'univers qui est conscient à travers tous les êtres.''

 

''Parce que le Logos est essentiellement notre identité commune.''

 

''Comme Saint Jean a écrit que Jésus est l'incarnation du Logos, l'initié païen Plutarque a enseigné que Osiris est ''le Logos en lui-même, transcendant et impassible.''

 

''En assimilant Jésus Christ avec le Logos, Saint Jean démontre avec clarté qu'il est la personnification de cette Âme Unique de l'univers, comme l'a été Osiris-Dionysos pour les païens.''

 

''Christ est en nous tous, parce qu'il est l'essence divine que nous partageons tous.''

 

''De cette perspective, le Fils de Dieu n'est pas une figure historique, mais un principe philosophique éternel.''

 

''L'idée essentielle qui a divisé les païens et les chrétiens de l'ancien monde était la croyance chrétienne selon laquelle un homme, et un seul homme, a été le Logos incarné dans la chair.''

 

''Pour les païens la notion que le Logos que nous partageons tous pourrait d'une certaine manière se manifester dans un seul homme était impossible à accepter.'' (Timothy Freke et Peter Gandy, The Jesus Mysteries: Was the Original Jesus a Pagan God ?)

Le christ et la religion
Vign_the-sanhedrin

La mission divine sur Terre du prophète Jésus-Christ a bouleversé le monde occidental à jamais.

 

De secte juive persécutée par des empereurs cruels et sanguinaires, le christianisme est devenu la religion d'État de l'empire romain.

 

Durant mille ans, elle s'est imposée au moyen âge comme le culte unique et incontestable.

 

Pour accroître son pouvoir politique, elle s'est attaquée impitoyablement à toute croyance qui s'écartait du canon.

 

Les crimes de l'église chrétienne sont nombreux: répression, intolérance, esclavagisme, intégrisme, propagande haineuse, censure, crimes sexuels, obscurantisme, simonie (trafic des charges ecclésiastiques), nicolaïsme (mariages chez les prêtres et la papauté), croisades, défiguration culturelle, gangstérisme, inquisition, etc.



Comme toute institution politique puissante maintenue au pouvoir depuis trop longtemps, l'église chrétienne s'est abaissée à l'intolérance, la corruption et à l’infamie, menant aux nombreux 
schismes que l'on connaît aujourd'hui.

 

L'enseignement originel du christ prônant l'amour du prochain, le pardon des offenses et la tolérance à l'égard des étrangers, a été défiguré à un point tel que l'institution qui le représente n'en est plus que l'ombre.

 

D'ailleurs, que pensait le christ de la religion ?

 

N'a-t-il pas accusé publiquement les chefs religieux juifs d'hypocrites parce qu'ils avaient dénaturé la loi de Moïse au point que Moïse lui-même ne la reconnaîtrait plus ?

 

Le christ dit à l'apôtre Pierre en Mt 16, 18: ''Et moi, je te dis que tu es Pierre, et que sur cette pierre je bâtirai mon Eglise, et que les portes du séjour des morts ne prévaudront point contre elle.''

 

Doit-on prendre cette parole comme une parabole de plus ?

 

Dans son discours eschatologique en Mt 24, 35, le christ dit: ''Le ciel et la terre passeront, mais mes paroles ne passeront point.''

 

Il parlait de l'enseignement divin à travers le temps, car cet enseignement ne disparaîtra jamais puisqu'il repose sur des lois réelles, aussi réelles que les lois de la physique.

 

Les lois physiques sont demeurées inaltérables depuis la création de l'univers.

 

Il en est de même des lois morales qui sont des lois cachées que le christ a révélé.

 

Il est possible de transgresser les lois physiques sans les altérer comme il est possible de transgresser les lois morales sans les altérer.

 

On aura beau contourner les lois physiques avec toute la puissance technologique à notre disposition, nous serons toujours impuissants à les changer.

 

On aura beau transgresser les lois morales, nous serons toujours impuissants à les changer.

 

En exerçant la synthèse des diverses critiques du christ vis-à-vis de la religion dans les évangiles, nous pouvons reconstituer la logique générale de son argumentation sur la valeur qu'il accordait à la religion juive de son époque.

 

Débutons par un point essentiel: l'hypocrisie engendrée par la religion ou la fausse piété.

 

Il y a des croyants sincères et des croyants hypocrites.

 

Le croyant sincère croit en l'autorité de Dieu et respecte son enseignement.

 

Le croyant hypocrite ne croit en Dieu que du bout des lèvres et ne respecte pas son enseignement.

 

En Mt 6, 1-4 le christ dit: ''Gardez-vous de pratiquer votre justice devant les hommes, pour en être vus; autrement, vous n'aurez point de récompense auprès de votre Père qui est dans les cieux.''

 

''Lors donc que tu fais l'aumône, ne sonne pas de la trompette devant toi, comme font les hypocrites dans les synagogues et dans les rues, afin d'être glorifiés par les hommes.''

 

''Je vous le dis en vérité, ils reçoivent leur récompense.''

 

''Mais quand tu fais l'aumône, que ta main gauche ne sache pas ce que fait ta droite, afin que ton aumône se fasse en secret; et ton Père, qui voit dans le secret, te le rendra.''

 

La justice et la charité doivent être pratiquées de bon coeur, sans arrière-pensées de glorification.

 

Beaucoup d'individus pratiquent une justice et une charité artificieuses, non pas par honnêteté d'aider les autres mais pour que leur geste leur procure des éloges.

 

La justice et la charité sont pour eux un moyen et non une fin.

 

Dieu, qui peut voir parfaitement dans le coeur des hommes, discerne l'intention sincère de l'intention artificielle.

 

En Mt 6, 5-7 le christ dit: ''Lorsque vous priez, ne soyez pas comme les hypocrites, qui aiment à prier debout dans les synagogues et aux coins des rues, pour être vus des hommes.''

 

''Je vous le dis en vérité, ils reçoivent leur récompense.''

 

''Mais quand tu pries, entre dans ta chambre, ferme ta porte, et prie ton Père qui est là dans le lieu secret; et ton Père, qui voit dans le secret, te le rendra.''

 

''En priant, ne multipliez pas de vaines paroles, comme les païens, qui s'imaginent qu'à force de paroles ils seront exaucés.''

 

La prière est le lien intime qui élève la pensée jusqu'à celle du Créateur.

 

Pour le christ, il n'est pas nécessaire que la prière soit pratiquée à la vue de tous.

 

Elle doit se pratiquer dans le ''lieu secret'' qui est notre pensée où nul autre que soi peut y accéder.

 

Pour s'adresser à Dieu, nul besoin de réciter des formules inutilement longues.

 

Il faut s'adresser à lui par la prière du cœur, c'est-à-dire avec sincérité et simplicité.

 

Une prière récitée à haute voix n'engendre aucun effet si elle est récitée sans sincérité.

 

Un jour, un officier du roi qui ne demandait qu'à croire à la mission divine du christ, lui demanda de guérir son fils mourant.

 

Jésus lui répondit en Jn 4, 48: ''Vous serez toujours incapables de croire si vous ne voyez pas des miracles et des choses extraordinaires.''

 

Pour croire en Dieu, nous demandons à voir des miracles ou des phénomènes extraordinaires !

 

Pourtant nul besoin de voir des miracles pour croire en Dieu.

 

Les lois divines ne s'écartent pas des lois naturelles, parce que les lois divines sont les lois naturelles !

 

Si ''miracle'' il y a, il s'agit d'une loi naturelle que l'on n'est pas encore en mesure d'expliquer.

 

L'une des plus grandes controverses du christ concernait les guérisons qu'il pratiquait le jour du sabbat.

 

Selon la tradition juive, le sabbat était un jour de repos conformément au repos qu'entreprit Dieu après la création du monde.

 

En Jn 5, 16-17 il est écrit: ''C'est pourquoi les Juifs se mirent à persécuter Jésus, parce qu'il avait fait cela le jour du sabbat.''

 

''Mais Jésus leur répondit: ''Mon Père travaille toujours et moi je travaille aussi.''

 

Le christ leur a exprimé l'absurdité du sabbat qui proscrit de pratiquer la charité le jour du Seigneur.

 

C'est pour leur faire voir cette absurdité que le christ pratiquait des guérisons le jour du sabbat.

 

En Mc 7, 1-7 il est écrit: ''Les Pharisiens et quelques maîtres de la loi venus de Jérusalem s'assemblèrent autour de Jésus.''

 

''Ils remarquèrent que certains de ses disciples mangeaient leur nourriture avec des mains impures, c'est-à-dire sans les avoir lavées selon l'usage religieux.''

 

''En effet, les Pharisiens et tous les autres Juifs obéissent à l'enseignement reçu de leurs ancêtres: ils ne mangent pas sans s'être lavé les mains avec soin et quand ils reviennent du marché, ils ne mangent pas sans s'être lavés d'abord.''

 

''Ils obéissent à beaucoup d'autres coutumes qu'ils ont reçues, telles que la bonne manière de laver les coupes, les pots, les marmites de cuivre et les lits.''

 

''Les Pharisiens et les maîtres de la loi demandèrent donc à Jésus: ''Pourquoi tes disciples n'obéissent-ils pas à l'enseignement transmis par nos ancêtres, mais prennent-ils leur nourriture avec des mains impures ?''

 

''Jésus leur répondit: ''Esaïe avait bien raison lorsqu'il prophétisait à votre sujet !''

 

''Vous êtes des hypocrites, ainsi qu'il l'écrivait: Ce peuple, dit Dieu, m'honore avec des paroles, mais dans son coeur il est très loin de moi.''

 

''Le culte que ces gens me rendent est inutile, car ils enseignent des commandements faits par les hommes comme si c'étaient des enseignements de Dieu.''

 

Les usages religieux éloignent les hommes de l'essentiel.

 

À quoi servent ces interminables coutumes qui n'enrichissent en rien la spiritualité du coeur ?

 

Sachant cela, Jésus jugeait inutile de demander à ses disciples de se laver les mains avant de manger.

 

En Mc 11, 17 le christ dit: ''Les Écritures déclarent: Ma maison sera appelée une maison de prière pour tous les peuples.''

 

Jésus ne prônait pas l'inclusion.

 

Comme nous sommes tous frères spirituels, l'enseignement divin est accessible à tous les peuples.

 

En Mc 12, 17 le christ dit: ''Payez donc à l'empereur ce qui lui appartient, et payer à Dieu ce qui lui appartient.''

 

En affirmant cela, le christ a voulu dire que les affaires humaines et les affaires divines sont deux choses distinctes.

 

La religion ne doit pas s'occuper de politique et la politique ne doit pas s'occuper de religion.

 

Ainsi, le christ a établit le principe même de la laïcité.

 

En Mc 12, 33 le christ dit: ''L'homme doit donc aimer Dieu de tout son cœur, de tout son esprit et de toute sa force; et il doit aimer son prochain comme lui-même.''

 

''C'est beaucoup mieux que de présenter à Dieu des animaux qu'on brûle sur l'autel et de lui offrir toutes sortes de sacrifices.''

 

C'est une démonstration éloquente que les sacrifices d'animaux sont inutiles dans l'activité spirituelle.

 

Comme Bouddha avant lui, le christ a rappelé la valeur des animaux.

 

Revenons à la parole que Jésus prononça à son disciple Pierre en Mt 16, 18: ''Et moi, je te dis que tu es Pierre, et que sur cette pierre je bâtirai mon Eglise, et que les portes du séjour des morts ne prévaudront point contre elle.''

 

Ce fut une parabole de plus: l'église dont parlait Jésus est la métaphore du corps spirituel que la mort ne détruit pas.

 

Or comme le corps spirituel est immortel, il est évident que le christ parlait de la communauté des esprits et non de l'église comme lieu de culte.

 

Une église peut s'écrouler ou être détruite, sans altérer l'enseignement divin d'un iota.

 

En affirmant en Jn 2, 19: ''Détruisez ce temple, et en trois jours je le relèverai'', le christ faisait allusion à son propre corps qui sera transfiguré en corps spirituel après sa mort.

Sources

Serge Girard, ''Messages de l'au-delà, La vie sur Terre et celle de l'après-mort'', Éditions J.C.L, ISBN 2-89430-255-X, 1990, 333 pages.

 

Allan Kardec, ''La Genèse, les miracles et les prédictions selon le spiritisme'', disponible gratuitement sur internet.

 

Dorothée Koechlin de Bizemont, L'univers d'Edgar Cayce Tome 1, Éditions Robert Laffont ''Les énigmes de l'univers'', ISBN 2-221-04237-9, 1985, 416 pages.

 

Frédéric Lenoir, ''Socrate, Jésus, Bouddha: Trois maîtres de vie'', Éditions Fayard, ISBN 978-2-213-63672-6, 2009, 301 pages.

 

Odon Vallet, ''Jésus et Bouddha: Destins croisés du christianisme et du bouddhisme'', Éditions Albin Michel, Collection Spiritualités, ISBN 2-226-08789-3, 1996, 262 pages.

 

Timothy Freke et Peter Gandy, ''The Jesus Mysteries: Was the original Jesus a pagan god ?'', Element edition, Harper Collins Publishers, ISBN 0-7225-3677-1, 2003, 423 pages. La source littéraire utilisée est la version originale anglaise. Les passages en français ont été traduits par l'auteur de ce site.

 
 
 
 
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