PHILOSOPHIE SPIRITUALISTE
Une lumière réconfortante dans un monde ténébreux
Page d'accueilContactsAjouter aux FavorisImprimerEnvoyer à un ami
search_left
 
Vign_imagesCA7FABGO
 

''Se tromper est humain, persister dans son erreur est diabolique.''

                                                                                  Saint Augustin

L'être humain dans la perspective spiritualiste

L'être humain n'est fait que de chair. C'est du moins ce qu'affirment certains matérialistes radicaux. Pour eux, la conscience est le cerveau: un ''épiphénomène'' de l'ensemble des processus mentaux généré par des milliards de connexions synaptiques. Le corps naît, vit et meurt. La mort est l'annihilation de la conscience suivi de la décomposition définitive de l'enveloppe corporelle. La mort est synonyme de néant.

 

Pour la philosophie spiritualiste, il s'agit d'une vision réductrice. En n'admettant qu'une seule substance, le corps, le matérialisme ne rend pas justice à la totalité de l'être humain et de toutes les formes de la vie. La perspective spiritualiste de l'être humain est beaucoup plus élaborée. En lui, il y a trois éléments fondamentaux:

 

Le premier élément est le ''principe vital'', une énergie vitale inépuisable et autonome. Le ''moteur premier'' de toute vie, la parcelle divine qui nous rattache à la divinité.

 

Le second élément est le ''périsprit'', la forme spirituelle de l'esprit. Il pourvoit une forme, une enveloppe au principe de vie. Le périsprit est le siège de la personnalité, de l'individualité. Laissons Allan Kardec nous l'expliquer:

 

''[...] le corps n’est donc qu’un accessoire de l’Esprit, une enveloppe, un vêtement qu’il quitte quand il est usé. […] Cette enveloppe semi-matérielle [le périsprit], qui influence la forme humaine, constitue pour lui un corps fluidique, vaporeux, mais qui, pour être invisible pour nous dans son état normal, n’en possède pas moins quelques-unes des propriétés de la matière. L’Esprit n’est donc pas […] une abstraction, mais un être limité et circonscrit, auquel il ne manque que d’être visible et palpable pour ressembler aux êtres humains.'' (Le livre des médiums)

 

Voici une autre définition proposée par l'auteur Serge Girard:

 

''[Le périsprit] est l’enveloppe permanente de l’Esprit. C’est grâce à cette composante que l’Esprit peut exprimer son individualité après la mort. Sans cette enveloppe, l’Esprit ne serait qu’énergie et lumière sans aucune forme déterminée. C’est en fait un corps semi-matériel qui lui donne la même forme qu’un corps physique. […] Cette enveloppe […] est le siège de la sensibilité où se répercute tout ce que vit l’Esprit dans son corps physique. Tous les événements vécus y ont leur résonance directe. Après la mort corporelle, l’Esprit y conserve la trace de ses victoires et de ses échecs.'' (Messages de l'au-delà)

 

Le périsprit est sans aucun doute l'élément le plus important de la constitution de l'être humain.

 

Le dernier élément, le plus connu et le plus opaque, est le corps charnel, véhicule par excellence de l'esprit pour s'incarner dans le monde physique. Le corps charnel est la partie animale qui nous relie au reste de la nature. C'est une ''machine'' biologique extrêmement complexe fait de chair, d'os, d'eau, de sang et de multiples systèmes qui interagissent les uns avec les autres.

 

Ces trois éléments fondamentaux constituent l'être humain.

 
Interaction du corps, esprit, conscience
Vign_MDG-291_Page_04_Image_0002

Quel est le processus d'interaction corps & esprit-conscience ? Cette question est légitime et nous tenterons d'y répondre.

 

Pour les matérialistes, le corps naît et la conscience se développe par diverses étapes cognitives. Les expériences individuelles et sociales jouent un rôle déterminant dans le développement de l'enfant. Le nouveau-né est considéré comme une ''page blanche'' qui ne demande qu'à être remplie par son éducation. Pour les psychologues béhavioristes, l'individu est la somme de ses habitudes et des stimuli de son environnement physique et social.

 

Pour les spiritualistes, c'est plutôt l'inverse: la conscience a une antériorité sur le corps. Le corps périt alors que l'esprit qui l'anime ne périt jamais. Après la mort charnelle, l'esprit désincarné se prépare alors à sa prochaine existence dans un autre corps. Lorsqu'il renaît, il a déjà en lui toute sa conscience latente et des prédispositions cognitives acquises de ses précédentes existences. Certaines de ses connaissances antérieures lui reviennent à la mémoire au cours de sa vie. Ces deux visions diamétralement opposées est l'éternel débat de l'acquis et de l'inné*.

 

*L'inné est ce dont un être dispose à sa naissance. Ce concept se rapporte ainsi à la nature. Par opposition, ce qui est acquis concerne les transformations intervenues après la naissance, les apprentissages par l'éducation et tout ce qui est de l'ordre de la culture.

 

Un corps charnel ne peut pas s'animer sans le principe vital inhérent à l'esprit. Nous affirmons même que sans le principe vital, absolument rien ne pourrait vivre. On observe dans la nature que tout ce qui est biologique est animé par ce même principe: cellules, virus, plantes, insectes et animaux. La vitalité anime absolument tous les organismes vivants. Lorsque la vie s'estompe, le corps devient cadavre et s'ensuit le processus de décomposition. Le principe vital est empirique, c'est-à-dire que nous l'expérimentons et que nous pouvons l'observer partout autour de nous. Cela démontre avec évidence que le principe vital n'est pas qu'une abstraction. Il est réellement agissant.

 

Pour l'esprit, le corps est essentiellement un véhicule charnel. Ce n'est pas que l'esprit soit incorporel (sinon il n'existerait pas), seulement sa constitution éthérique est si subtile qu'elle ne peut pas interagir avec la matière de manière durable. Ce n'est qu'une fois que la forme spirituelle de l'esprit s'insère dans la forme charnelle qu'une fusion énergétique a lieu. Sans la fusion des deux substances, les gènes seraient inopérants. Durant la gestation, l'esprit perd progressivement l'identité de son appartenance au monde spirituel. La chair agit comme un ''voile'' qui lui fait oublier ses origines. L'esprit s'infantilise de nouveau.

 

Le terme "éthérique" que nous utiliserons souvent, provient du mot "éther" (du grec Aithếr) qui fut utilisé pour la première fois par le philosophe grec Aristote. Dans son système philosophique, ce mot servait à désigner la constitution des corps célestes, considérés comme de véritables divinités dans sa physique. Ce terme servait à différencier la chair éternelle des dieux de la chair périssable des mortels. Nous nous servons du terme ''éthérique" pour désigner la corporalité du périsprit. Le corps spirituel possède véritablement une masse circonscrite dans l’espace, mais dont la subtilité le rend imperceptible aux sens normaux.

 

Nous nous servons aussi du mot "opaque" pour désigner toute matière visible et palpable dont la présence cause une résistance pour les sens.

 

La conscience ou l'individualité est indissociable de l'esprit. Pour mouvoir le véhicule charnel, elle a besoin d’un organe essentiel: le cerveau, qui distribue la volonté de l'esprit dans tout le corps charnel via l'ensemble du système nerveux central.

 

L’individu atteint d’une maladie mentale, comme la schizophrénie ou une dégénérescence des tissus cérébraux, comme l'Alzheimer, entraîne une altération de la conscience. La conscience au sein de la chair est affectée, mais l'essence de l'esprit demeure intact. Lorsque le corps du malade meurt, l’esprit retrouve toute la lucidité qu'il avait perdu.

 

Un individu dans le coma, qui est en apparence absolument inconscient de tout ce qui l’entoure, est en réalité actif. Alors que sa conscience est incapable de réintégrer les fonctions cérébrales, l’esprit reste pleinement conscient. L’individu est libre de ses mouvements. Il devient le témoin des événements qui se déroulent autour de lui et même au-delà. Il voit des choses qu'un esprit incarné ne pourrait normalement pas voir. Les sens de son corps spirituel sont décuplés, lui permettant de voir les émotions ressenties et de lire dans les pensées intimes.

La corde d'argent
Vign_SilverCord3

La ''corde d'argent'' est une composante du périsprit. C'est un faisceau énergétique qui relie l'esprit au corps de chair et distribue l'énergie vitale depuis l'Esprit de Dieu. Laissons Serge Girard nous l'expliquer:

 

''Pour transmettre le flux vital à son corps physique, l’Esprit a besoin d’une connexion directe l’y reliant. Cette connexion [la corde d’argent] constitue un genre de cordon ombilical conducteur faisant partie intégrante du périsprit. […] Chez chacun d’entre nous, ce cordon est rattaché au corps physique dans la zone comprise entre le milieu du sternum et la partie supérieure du ventre.'' (Messages de l'au-delà)

 

Lors d'un voyage astral, c'est-à-dire lorsque l'esprit quitte provisoirement le corps charnel durant la période de sommeil, la corde d’argent permet à ce dernier de continuer à recevoir l’énergie nécessaire à sa vitalité.

 

La mort définitive et irréversible de l'incarné s’opère donc précisément à la rupture du cordon ombilical spirituel, lorsque celui-ci succombe à un accident, à un meurtre ou à une longue maladie:

 

''Nous avons vu que l’Esprit apportait le flux vital au corps physique par l’intermédiaire de la corde d’argent […] ce qui provoque la mort physique, c’est précisément la rupture de la corde d’argent. […] Une fois que la corde d’argent ne peut plus opérer, l’œuvre de la mort devient irréversible. […] L’Esprit tombe alors dans un réconfortant sommeil et s’éveille, après un temps relatif à chacun, dans le monde de l’au-delà.'' (Messages de l'au-delà)

 

Pour la majorité des décédés, l'esprit quitte le corps charnel par le chakra coronal (Sahasrāra) au-dessus de la tête, donnant l'impression d'un tunnel de lumière. Mais la mort de l'esprit, comme nous l'avons déjà évoqué, n'a jamais lieu. Sans la corde d'argent, l'esprit continu à être alimenté en vitalité par l'énergie vitale contenue dans l'éther que l'on nomme le Prāṇa, absorbé par les chakras du corps spirituel.

 

Dans son livre ''Les secrets de l'aura'', Lobsang Rampa partage de précieuses informations sur la corde d'argent:

 

''Cette Corde d'Argent nous relie à notre Sur-moi à peu près de la même façon que le cordon ombilical relie un bébé à sa mère. Le cordon ombilical est une structure très compliquée, une affaire vraiment très complexe, mais c'est comme un bout de corde comparé à la complexité de la Corde d'Argent. Cette Corde est une masse de molécules tournant sur une gamme de fréquences extrêmement vastes, mais c'est une chose intangible pour autant que le corps humain sur Terre est concerné. Les molécules sont trop largement dispersées pour que la vue humaine moyenne puisse la voir.''

 

''La Corde d'Argent est une masse de molécules, une masse de vibrations. On peut la comparer au faisceau serré d'ondes radio que les scientifiques font rebondir sur la Lune. Les scientifiques, essayant de mesurer la distance de la Lune, diffusent une forme d'onde sur un faisceau très étroit à la surface de la Lune. Il en va de même pour la Corde d'Argent entre le corps humain et le Sur-moi humain ; c'est la méthode par laquelle le Sur-moi communique avec le corps sur la Terre.''

 

Dans son livre ''Pour entretenir la flamme'', Lobsang Rampa explique l'utilité de la corde d'argent:

 

''L'âme quitte le corps au moment où la Corde d'Argent est coupée: exactement comme le nouveau-né est complètement détaché du corps de sa mère quand le cordon ombilical est coupé. Aussi longtemps que ce cordon n'est pas sectionné, l'enfant vit en symbiose avec sa mère. De même, jusqu'au moment où la Corde d'Argent est détachée, le corps astral coexiste avec le corps physique. Le nuage qui plane au-dessus du cadavre pendant environ trois jours n'est que l'énergie accumulée qui se dissipe. Voyons la chose autrement: vous avez une tasse de thé entre les mains. Le thé est versé, mais avant de pouvoir boire, vous êtes appelé ailleurs. Le thé reste chaud, puis refroidit. Ainsi, jusqu'à ce que le corps ait perdu toute l'énergie accumulée durant la vie, un nuage plane au-dessus du cadavre et se dissipe graduellement en trois jours. Un autre exemple: vous avez une pièce de monnaie dans votre petite main chaude, puis vous déposez cette pièce sur la table. L'énergie transmise sous forme de chaleur par votre petite main chaude ne se dissipe pas soudainement: il faut un certain temps pour que s'échappe la chaleur fournie à la pièce par votre main et pour que la pièce revienne à la température ambiante. Il en va de même pour un corps astral détaché du corps physique; grâce au principe d'attraction magnétique, il ressent encore la charge qui subsiste autour du corps physique, et tant que toute cette charge n'est pas dissipée, on dit que le corps physique et le corps astral sont unis.''

Le symbolisme du corps humain
Vign_treeoflife_body

Dans son ouvrage, ''Le symbolisme du corps humain'', l'auteure Annick de Souzenelle compare le corps humain à l'arbre séphirotique de la tradition ésotérique juive, connue sous le nom de la Cabbale. Elle apporte les éléments essentiels pour mieux comprendre cette étrange structure. Elle démontre que le corps humain a bel et bien été créé à l'image de Dieu.

 

"Les différents mythes de Création que l’humanité a transmis dans ses grands courants traditionnels rendent tous compte de cet "en haut" et de cet "en bas" nés d’une séparation (dans le sens de la distinction) au sein d’une unité principielle. La tradition judéo-chrétienne, tout particulièrement, nous présente la Création comme étant surgie d’une telle distinction. […] Dieu distingue la lumière des ténèbres, le jour de la nuit, plus tard l’homme de la femme; mais surtout, des eaux principielles […] Il distingue "les eaux qui sont au-dessus de l’étendu" des "eaux qui sont au-dessous de l’étendue", eaux que la tradition hébraïque appelle respectivement Mi et Ma. "Mi" et "Ma" sont reliés par l’ "étendue", […] vulgairement traduit par "les cieux". Symboliquement, nous pouvons dire que le "Mi" est le monde de l’unité archétypielle non manifestée, le "Ma" celui de la multiplicité manifestée à ses différents niveaux de réalité. La racine "Mi" trouvera en grec sa correspondance dans la racine Mu. […] La racine "Ma" est la racine de tous les mots signifiant la manifestation (tels que matière, maternel, matrice, main, etc. Chaque élément du "Ma" est l’expir de son correspondant dans le "Mi". Celui-ci retentit sans fin sur celui-là qui en porte non seulement l’image, mais la puissance."

 

"Les Hébreux appellent Elohim "L’homme d’en haut", Adam "L’homme d’en bas". Cet Homme d’en haut est le monde du "Mi"; Il s’exprime dans le "Ma". À son image, - Adam l’ "Homme d’en bas" – rassemble en lui la totalité du "Ma" qui contient dans son germe et dans la promesse du fruit celle du "Mi". Dans cette perspective, l’Homme est point de rencontre de l’univers et des dieux."

 

"Comment l’Arbre de Vie, parfaite Lumière qui doit devenir Lumière, est-il parvenu dans le champ de contemplation du mystique juif, sous la forme de l’Arbre des Séphiroth ? […] Le contenu de cette connaissance est recueilli dans la Qabbala, dont la racine Qabel signifie recevoir, contenir. […] Par la suite, le mot Qabbala a pris la signification, non plus du contenant, mais du contenu et a désigné la Tradition elle-même."

 
Vign_Kabbalah-Tree

"Les dix séphiroth de l’Arbre […] expriment dix énergies divines, dix aspects divins, dix Archétypes qui n’entendent pas limiter le monde divin, l’enfermer dans le nombre 10, mais par ce dernier traduire et son unité absolue, et sa distinction en une diversité infinie d’aspects. Chaque séphirah reçoit la totalité de la Lumière incréée, mais chacune d’elle l’exprime selon son propre mode."

 

''Le tout premier aspect divin qui se fait connaître est Kether, la Couronne ou sommet supérieur de l’Arbre. […] Toutes émanent de Kether, la première d’entre elle, et se déploient jusqu’en Malkuth, la dernière qui les reçoit avant qu’elles ne se résorbent en Kether. D’après la tradition, ce déploiement de l’unité séphirotique se fait selon une hiérarchie de trois triades qui vont se déverser dans leur commun récipient, Malkuth. La première triade : Kether, Hokhmah, Binah (Couronne, Sagesse, Intelligence) est celle de la transcendance divine. La deuxième triade : Hesed, Din, Tiphereth (Grâce, Justice, Beauté) exprime le plan des Principes de la Création, celui des lois. La troisième triade : Netsah, Hod, Yesod (Puissance, Majesté, Fondement) est Réalisation de la Création."

 

"Dans le mythe biblique, l’homme "créé à l’image de Dieu" vit dans l’intimité divine et est appelé à en atteindre la Ressemblance. Coupé de Dieu, l’homme vit dans l’intimité du monde sensible dont il fait l’expérience, c’est cela qui lui est désormais naturel. L’intimité du monde intérieur à lui-même, ou monde spirituel, ne lui est naturelle que dans l’ascension au plan essentiel de son être, dans cette démarche vers la "Connaissance".

 

"À l’image de la force de Dieu que contemplait Moïse, le schéma corporel nous apparaît essentiellement constitué par trois axes verticaux : la colonne vertébrale, pilier central ou colonne du milieu, correspond au sentier Kether-Malkuth qui unit la Couronne au Royaume, la tête aux pieds. Les deux côtés du corps, ou piliers latéraux, correspondent respectivement au pilier de Rigueur à gauche, de Miséricorde à droite."

 

"Sur ces structures verticales, trois triangles prennent appui : le triangle supérieur correspond à la tête, le premier triangle inversé correspond au complexe cardio-pulmonaire, le second triangle inversé, au plexus uro-génital (bas ventre et pubis)."

 

"Dans le Schéma Divin, le triangle supérieur révèle l’essence même de la Divinité, Sa Transcendance, Son Principe, en Kether (la Couronne), Hokhmah (la Sagesse) et Binah (l’Intelligence). De même au plan corporel, la tête est le principe des plus nobles facultés humaines. Elle symbolise en l’Homme, le Divin. Elle est donc réceptacle du Divin. Elle en est l’image et en a la puissance."

 

"Le premier triangle, inversé par rapport à ce triangle supérieur, correspond, au plan divin, à la triade Hesed-Din-Tiphereth ("Grâce-Justice-beauté"). Celle-ci recèle le mystère des lois, lois ontologiques donc et libérantes. Au plan corporel, ce premier triangle inversé, reflet de la tête, correspond au complexe cardio-pulmonaire. Il est siège de l’être spirituel et matrice de l’être divin. Seul l’homme spiritualisé peut entrer dans la connaissance des lois ontologiques. Entre ces deux triangles se dresse le cou. Lorsque le Dieu de la Bible s’irrite contre son "peuple à la nuque raide", il dénonce la rupture de communications entre la poitrine et la tête. Tiphereth (la Beauté, le cœur) ne peut plus refléter le sommet du triangle : Kether (la Couronne). Le cœur n’est pas amour divin créateur. Vide, il se nourrit alors du second triangle inversé, il est affectivité sentimentale, proie des passions qui le livrent à la dualité et le déchirent. Tant que le cœur se nourrit du triangle supérieur, qui est essentiellement dépassement de la dualité, il est maître de son affect. Quand il se nourrit de son affect, il en est l’esclave. […] Sans tête, incapable de devenir Dieu, l’Homme dans cette situation se recrée une fausse tête avec toutes les valeurs qu’il déifie, mais qui sont illusoires. Il lui faudra se débarrasser de ces fausses têtes, se purifier des valeurs très relatives, voire erronées, que représentent intelligences et sagesses de ces "masques".

 

"Selon la perspective du développement de l’Homme à travers le temps, de la naissance à la mort, le premier étage est celui de l’enfance; le deuxième, celui de l’adulte; au troisième, la tête est déterminée par les nouveaux champs de conscience qui s’ouvrent au cours de ces différents âges."

 

"La vie se manifeste à nous, comme nous l’avons vu, par opposition ou complémentarité : ténèbres et lumière, silence et parole, froid et chaleur, féminin et masculin, etc. cette manifestation est le résultat de l’œuvre de la Création dont l’objet est essentiellement une séparation dans le sens "distinction" à partir de l’Unité primordiale. […] cette distinction n’est qu’apparente. Elle est l’image même de la manifestation divine qui procède par antinomies : Immobilité et Source de tout mouvement, Être et Non-Être… Le Divin ne S’appréhende qu’à partir de ces contradictions saisies ensemble et dans leur juste rapport par le connaissant. Mais au niveau de notre monde sensible qui est ressenti par nous, "hommes en chute", comme séparé, déchiré entre ses aspects antinomiques, notre gauche et notre droite reflètent les aspects les plus contradictoires de notre être."

 

"Dans les mystères chrétiens, le Fils de Dieu descend, le Fils de l’Homme s’élève. Cette réalité est vécue dans le christianisme au plan de la Personne divine Se laissant saisir dans l’Histoire pour élever l’Homme à sa déification. Elle est vécue dans l’hindouisme au plan de l’esprit se laissant saisir dans le corps pour amener celui-ci à ouvrir tout au long de la colonne vertébrale les chakras ou centres de forces. Ces forces ainsi libérées, se déversent dans l’être afin d’amener celui-ci par degrés successifs à participer pleinement de l’Énergie divine."

 

"C’est au niveau du présent que l’Homme trouve son vrai visage et peut vivre sa mesure d’éternité. Dans sa dimension christique, il sort du temps tout en étant dans le temps; l’instant est le point crucial de l’Homme. La plupart des êtres le refusent car il est ce qu’il y a de plus difficile à vivre. Lié par essence à l’éternité, le présent est porteur d’absolu. L’Homme vit cette contradiction qui consiste à réclamer l’absolu et à le fuir. Il le réclame parce qu’il en est pétri en son essence, il le fuit parce qu’il attend que l’existence le lui apporte, parce qu’il le cherche non à l’intérieur de lui-même, mais à l’extérieur."

 

"[…] la colonne vertébrale incarnant l’instant, germe de transcendance des antinomies, est la vie et la voie qui mène l’homme ou le groupe, ou la nation, ou l’humanité même dans sa totalité, dans l'axe de son être essentiel, spirituel et divin. L’Homme, ne vivant pas cet axe, se désinsère de la vie et se fait dévorer par le temps."

 

"La colonne vertébrale est donc le lieu privilégié où s’inscrivent toutes nos libérations, nos accomplissements successifs, mais aussi nos blocages, nos peurs, nos refus, refus d’évoluer, refus d’épouser, refus d’aimer…et toutes les tensions, toutes les souffrances qu’ils génèrent."

 

"Adam a transgressé les normes ontologiques […] Il s’est coupé du Yod, du divin, de son principe, de son triangle supérieur. Il s’est tranché la tête. Plus exactement, il a rejeté les informations du Yod, puis a oublié son ontologie profonde. Il s’est alors recouvert d’une fausse tête, d’un masque, parodie du triangle premier. À son niveau, Intelligence et Sagesse ne sont plus divines."

 

"L’image divine est profondément refoulée en lui, recouverte du masque – d’un masque de plomb en effet, […] mais non altérée. Le refoulement est cependant si profond qu’un abîme sépare désormais l’humain du divin."

 

"Dans la perspective chrétienne, l’incarnation du Christ est la démarche de Dieu descendant en Malkuth […] à la rencontre de l’Homme dont il panse la blessure et qu’il arrache à sa torpeur mortelle pour l’amener à la conquête de sa tête cosmique […] Il Se fait germe pour éveiller en chacun son germe divin et le faire devenir […] Arbre de Vie."

 

"Malkuth (le Royaume), au plan des Énergies Divines, est réceptacle de toutes les Énergies; au fond de l’expir divin, il est germe de toute la Création. Au plan cosmique, la Création est réceptivité absolue de toutes les énergies créées dans les quatre éléments dont elle est constituée, et capable d’émettre le cinquième élément, la "quintessence" – inspir divin – qui ramène la Création à son unité principielle."

 

"De même qu’au moment d’une naissance, le corps de l’enfant bascule dans le ventre de sa mère pour venir placer sa tête dans l’axe du col de l’Utérus, de même l’Homme qui a pris racine et qui est près de naître bascule de la mort à la vie et vient se présenter dans l’axe de la naissance, devant cette première porte. Alors les contractions commencent. Elles sont, sur un plan subtil, comme de successifs durcissements des événements de notre vie. Ceux-ci constituent les barreaux de l’échelle que nous sommes invités à monter. Ils nous obligent à trouver en nous de nouvelles forces; non plus les forces volontaires qui pouvaient un temps masquer l’errance en ramenant à un axe extérieur, idéologique, moral, ou de toute autre éthique, mais les forces ontologiques, celles de nos terres intérieures, celles qui, aspirées, donnent avec l’énergie, l’information liée à ce nouveau champ de conscience, et qui ouvrent à une nouvelle intelligence."

 

"J’ai dit : vous êtes des dieux" s’écrie l’Esprit Divin à travers le psalmiste. Christ rappelle aux Juifs qui prennent des pierres pour le lapider alors qu’il se réclame d’une affiliation divine."

 

"Est-il œuvre plus grande que de devenir "dieu" ? Achever le Grand ’œuvre en faisant de ce corps de chair qui a été semé corruptible qu’il ressuscite incorruptible : semé méprisable, qu’il ressuscite glorieux; semé infirme, qu’il ressuscite plein de forces; semé corps animal, qu’il ressuscite corps spirituel [...]"

 

"La résurrection du Christ, prémices de l’universelle transmutation nous introduit dans la réalité de ce devenir. C’est cela la "Bonne Nouvelle".

 

"Ce corps passe à travers les murs. Il entre dans le cénacle fermé où sont réunis les Apôtres. Il disparaît du regard des pèlerins d’Emmaüs sans ouvrir la porte de leur demeure. Ce corps ne se nourrit pas d’éléments matériels. Ressortissant du triangle supérieur, il se nourrit du Divin. Si Christ mange alors du pain ou des poissons avec Ses apôtres, c’est par libre participation à leur condition corporelle à laquelle Sa propre corporéité accède, comme il faut accéder à la Sienne propre auxquelles Il distribue le pain eucharistique. C’est à ce niveau que se fait l’échange, marquant l’unité fondamentale de l’Homme, dans la succession de ses qualités intégrées à partir de la chair, jusqu’à l’élaboration la plus subtile de celle-ci se déifiant."

 

"Dans son chemin de retour, […] l’Homme traverse ces palais à l’intérieur desquels il est revêtu de robes successives, symboles des divins manteaux de lumière, robes qui le font accéder progressivement à la splendeur des splendeurs […]"

 

"L’Homme qui sait entrer dans l’exactitude de ces vibrations divines se laisse porter dans ce mouvement de retour au sein du Secret, celui-là doit connaître le retournement dans l’expérience des neuf états de corporéité angélique."

 

"Par les mondes angéliques, la Lumière divine sort de son secret, se distribue dans une grandiose harmonie de sons, de couleurs, d’odeurs et de tout ce que la Création peut goûter pour en vivre, puis rentre dans son secret […]"

 

"Ces neuf hiérarchies angéliques constituent trois triades. Une première triade entoure le Trône céleste; elle est composée des Séraphins, des Chérubins et des Trônes. Elle participe de la transcendance divine. Elle correspond au triangle supérieur de l’Arbre."

 

"La deuxième triade comprend : les Vertus, les Dominations et les Puissances. Elle reçoit la lumière de la première triade et correspond au premier triangle inversé. Elle ordonne les mondes et les revêt de beauté."

 

"La troisième triade comprend : les Principautés, les Archanges et les Anges. Elle est l’agent de l’économie divine à l’égard de l’Homme qu’elle guide, commande, et dont elle forge le destin. Elle œuvre selon la loi des nombres. Elle correspond au deuxième triangle inversé."

 

"Le cycle liturgique chrétien célèbre chacune des neuf hiérarchies pendant les neuf jours qui séparent l’Ascension de la Pentecôte, temps qui, symboliquement, marque les neuf degrés que traverse le Fils de l’Homme dans Son retour au Père, dans son retour à Elohim."

 
Matière et énergie
Vign_atom

Dans son ouvrage ''Nos trois corps et les trois mondes'', le docteur Janine Fontaine nous explique le rapport entre le ''corps-onde'' (autre terme pour désigner le corps spirituel) et le ''corps-particule'' ou ''corps-matière'' (autres termes pour désigner le corps charnel) découverts en physique quantique:

 

''Les découvertes de la physique moderne s’imposent au monde scientifique; les physiciens modernes, devenus les nouveaux philosophes, redécouvrent une antique vision du monde, celle qui fut établie par les mystiques. […] [Ils] ont démontré dès le début de ce siècle que la particule, élément constitutif de la matière, pouvait se comporter aussi comme une onde. La matière contient l’onde, et inversement. Une méprise nous a fait jusqu’ici distinguer la matière indépendamment de l’onde car, lorsque nous mesurons la matière, l’onde ne peut être mesurée et inversement.''

 

''[…] dans le domaine médical […] la mutation s’accepte difficilement car, tout en se réclamant d’une appartenance scientifique, le corps médical fait fi à certains égards de la physique moderne, laquelle met en évidence les relations étroites qui existent entre la particule et l’onde, et implique une révision de l’anatomie de l’être humain.''

 

''Si nous jetons une pierre dans l’eau calme du bassin, des ondes circulaires naissent au point de chute de la pierre. Posons délicatement un bouchon sur l’eau animée d’ondes. Le bouchon monte et descend au passage de chacune des ondes. Pourtant, sa distance du point de chute ne se modifie pas par rapport au point de chute de la pierre. Les rafales successives d’ondes, qui le font monter et descendre, ne l’éloignent pas du centre des ondes circulaires. Cela prouve que la propagation d’une onde n’est pas une propagation de Matière, mais bien la propagation d’une onde au sein de la Matière. Ce que l’onde emporte avec elle, c’est bien de l’Énergie! Les molécules du liquide se communiquent, de proche en proche, cette Énergie, par l’intermédiaire d’une onde porteuse d’Énergie.''

 

Nous savons que le corps humain est composé en moyenne de 65 à 70% d'eau, ce qui en fait un élément très important pour maintenir la vie en général. Même la Terre est composée de 70% d'eau qu'elle distribue sur toute sa surface par les averses, les lacs et les rivières. Nous savons que l'eau ingérée est essentielle à la vie. Il est concevable que le liquide absorbé dans le corps humain distribue, molécule d'eau par molécule d'eau, l'énergie vitale du corps-onde dans le corps-matière. De toute évidence, sans eau ni hydratation aucun corps ne peut vivre très longtemps.

Le corps-atome
Vign_14800723-les-gens-3d--caractere-humain-et-la-structure-conceptuelle-de-l-39-atome-illustration-de-rendu-3d

Le docteur Janine Fontaine porte une grande estime pour le physicien Niels Bohr (1885-1922), l'un des fondateurs de la physique quantique, pour avoir découvert la véritable structure des atomes nommé dans le langage scientifique le modèle atomique de Bohr. Selon elle, ce modèle serait applicable sur le corps humain:

 

''le noyau d’un atome [est] cerné par des couches d’électrons tournant sur des orbites différentes. Les orbites se présentent comme des couches qui s’espacent et s’inscrivent à des distances variées du noyau. Chacune de ces couches peut absorber un certain nombre d’électrons. Si l’atome a plus d’électrons que peut n’en recevoir la première couche, les électrons occupent la deuxième couche, puis la troisième, etc., dans une succession croissante. La première couche correspond au niveau d’Énergie le plus bas […] Si celui-ci est excité par un apport d’Énergie, ses électrons sautent sur les couches extérieures. […] Retenons que si un électron saute d’une couche intérieure vers une couche extérieure, c’est que l’atome a reçu de l’Énergie. Quand il saute d’une couche externe vers une couche interne, c’est qu’il restitue de l’Énergie.''

 

Le docteur Janine Fontaine est parvenue à compter sept couches successives croissantes d'énergie autour du corps qu'elle nomme ''orbes''.

 

Dans son ouvrage ''La conscience de l'atome'', la théosophe Alice Bailey (1880-1949) explique la cohésion des atomes de la manière suivante:

 

''La conception de l'atome, considérée comme une démonstration positive d'énergie, tenant dans sa zone d'activité son pôle opposé, peut être étendue, non seulement à tous les types d'atomes, mais aussi à l'être humain. Nous pouvons considérer chaque unité de la famille humaine comme un atome humain, car l'homme est simplement le plus grand atome. Il est le centre d'une force positive, tenant à l'intérieur de sa sphère d'influence les cellules de son corps ; il fait preuve de discrimination, d'intelligence et d'énergie. La différence n'est qu'une différence de degré. Il est doué d'une conscience plus vaste et sa vibration est d'une amplitude plus grande que celle du petit atome du chimiste.''

 

Ce ne serait pas seulement des liaisons chimiques qui maintiennent les atomes ensemble pour former un corps charnel. C'est avant tout l'âme, agissant comme un noyau positif, qui attire vers elle et stabilise les molécules atomiques. Une loi physique se manifeste généralement à tous les niveaux de la matière, microscopique et macroscopique. Le modèle atomique est forcément reproduit dans le modèle de l'être humain dont la constitution est une reproduction à petite échelle de l'univers entier. 

Le rayonnement aurique
Vign_aura_version31aura2

Le rayonnement aurique est mieux connu sous l'appellation plus commune de l'aura. L'aura est la radiance de l'âme, la vitalité en nous. En principe, tout être vivant possède une aura. Le rayonnement aurique possède une variété de couleurs qui est le reflet de ce que nous sommes vraiment sous les apparences de la chair.

 

Derrière la chair, il est relativement facile de dissimuler son Soi aux autres. Aujourd'hui, les humains ont si peur de révéler leur Soi par peur d'être jugés, dénigrés ou utilisés qu'ils se fabriquent une fausse identité basée sur une confiance exagérée. Ils projettent une image mensongère d'eux-mêmes tout en dénigrant ceux qui ont une grande sensibilité. Ce symptôme qui caractérise notre époque est une conséquence du refus de faire confiance à autrui.

 

Contrairement à l'individu, le rayonnement aurique ne ment jamais. Tout ce que nous sommes: notre individualité, notre potentiel, nos émotions, nos aspirations, nos qualités et nos défauts imprègnent l'aura d'une radiance indélébile. Dans la chair, nous pouvons nous cacher derrière des apparences trompeuses, mais dans l'au-delà nul place à l'hypocrisie parce que le royaume de Dieu est le royaume de la vérité.

 

Dans la chair, tous les humains peuvent ressentir à divers degrés le rayonnement aurique d'une autre personne. Ce que nous percevons subtilement sont des impressions bonnes ou moins bonnes dépendamment du caractère général de la personne. Le rayonnement aurique explique également le degré de compatibilité entre deux amis, un couple ou un groupe. Plus les auras sont compatibles, plus la proximité entre ces individus est forte. C'est ce qui explique que certains couples demeurent follement amoureux et que d'autres ne durent qu'un temps relativement court.

 

Les informations présentées dans cette sous-section sont tirées de deux livres: ''L'aura humaine'' de Winifred G. Barton et ''L'aura et le corps immortel'' de Jean Prieur.

 

''Une série de bandes lumineuses ou striations, représentant l'aspect non physique de l'homme entoure son corps physique. Ce corps d'énergie subtil est invisible, il imprègne la chair et brille à travers elle. Il enveloppe le corps physique dans une luminosité radieuse, semblable à un arc-en-ciel ou à une aurore boréale.''

 

''En physique, on appellerait l'aura un ''champ de force magnétique'' qui entoure chaque objet. Ce qui, d'ailleurs, ouvre la porte à tout un champ nouveau de recherches connus sous le nom de radiesthésie et qui comprend la rhabdomancie, la psychokinésie, la guérison psychique; l'interaction, en somme, de divers champs de forces qui agissent les uns sur les autres.''

 

''Nous croyons que le ''corps de pensée'' que nous bâtissons sur terre est de nature plus permanente que la forme charnelle et que la laideur ou la magnificence du ''corps de pensée'' transcendera la mort. C'est là que réside le secret du mystère de la vie, la réponse au désir le plus profond de l'homme. Vous découvrez que vous pouvez effectivement emporter votre richesse avec vous, c'est-à-dire, la richesse ou la pauvreté de pensée emmagasinée pendant le séjour du psi dans la dimension physique.''

 

''Pouvoir, honneur et spiritualité; en ce sens, l'aura est commune à tous les âges et à toutes les civilisations. Depuis le début des temps, l'homme a associé l'idée du pouvoir et de la divinité aux rayons du soleil, le disque d'or qui apportait la chaleur, la lumière et permettait la croissance de la moisson et du bétail. Le soleil représentait la lumière de la connaissance et de l'intelligence qui repousse les ténèbres.''

 

''Au moment de la conception, grâce à un miracle d'amour, cette énergie de vie est capturée dans la matière et agit sur elle. Ainsi celle-ci se multiplie et se divise de façon cohérente, pour former un poussin, un chaton, un veau, ou toute autre créature. Pour la première fois, en s'exprimant à travers la chair, cette énergie peut faire l'expérience de la joie de vivre. Chaque être possède cette aura d'énergie radieuse qui imprègne et entoure sa forme physique. À mesure que les espèces évoluent, elles ont une plus grande capacité d'apprécier la vie et il semblerait que la propriété magnétique de leur psi se développe proportionnellement.''

 

''L'aura intérieure est une enveloppe fine qui fluctue d'une couleur à l'autre, d'un moment à l'autre, mais qui possède une teinte de base prédominante lorsque l'esprit est au repos. À mesure que les nuances apparaissent et disparaissent, les teintes éphémères, au lieu de se disperser dans l'air comme c'est le cas pour les animaux, sont capturées définitivement dans l'aura extérieure ou permanente qui enregistre ainsi toutes les émotions, tous les sentiments qu'a ressentis un individu au cours de sa vie. C'est ici que la responsabilité intervient car chacun doit répondre de ses actions telles qu'elles se sont reflétées dans l'aura.''

 

''La philosophie hindou, qui produit probablement plus de mystiques que toute autre branche de la théologie, a des idées bien précises sur la façon de développer l'aura et d'atteindre la conscience cosmique. L'Hindouisme reconnaît trois stades dans l'évolution spirituelle.

 

La première étape débute par la recherche de la satisfaction charnelle et l'assouvissement des désirs personnels. Cette phase de la vie continue pour une période plus ou moins longue, selon les individus, jusqu'à ce que l'on soit finalement saturé de plaisirs et écœuré.

 

La deuxième étape est celle de l'acquisition: le besoin d'être créateur, d'avoir une maison et une famille, de recevoir une éducation, d'avoir un bon emploi, un statut social et des biens matériels. Ce stade découle naturellement du premier. Jusqu'à ce que l'hindou soit satisfait dans ces deux domaines, son centre d'intérêt est dirigé sur le monde extérieur matériel. Puis, vient le moment où il atteint un état de maturité émotive et les satisfactions externes semblent alors dénuées de sens. Il se rend compte qu'il n'y a rien de vraiment valable dans les désirs enfantins et égocentriques (les exigences de l'identité) et son esprit est saisi par une question brûlante, une soif de quelque chose de plus, d'une réponse, d'un sens à la vie.

 

Il entreprend alors le troisième stade de son évolution du yoga, il ''prend le joug'' et suit les pratiques conçues dans le but de développer le potentiel intérieur entier et d'atteindre un développement de l'aura qui l'amènera à la conscience cosmique.''

 

''Il est important de garder l'aura pure et deux voies sont offertes pour atteindre cet objectif:

 

1. Détourner attention et affection de soi-même.

 

2. Identifier son être intérieur avec la Déité et s'efforcer de développer cet être.''

 

''Lorsqu'elle est photographiée ou peinte, l'aura apparaît comme une lumière. Lorsqu'elle est mesurée par d'autres moyens, elle est décrite comme un champ de force d'énergie électromagnétique. Pour le psychique, l'aura est la manifestation du psi, de cette essence intérieure qui est la nature même de l'homme. Atman, charisma ou âme sont les termes employés par les théologiens orientaux et occidentaux.''

 

''Plus notre aura devient puissante, plus notre personnalité s'épanouit. Il semble qu'une pression intérieure précède la prochaine période de développement. On se sent un peu comme un serpent lorsque sa vieille peau devient trop petite et qu'il doit la quitter. On se sent mal à l'aise avec ses attitudes passées et après s'être débattu pendant quelque temps, on émerge de la vieille personnalité devenue trop étroite. Cela se renouvelle de nombreuses fois; la vitesse de la croissance ne dépend que de notre détermination et du montant d'énergie émotionnelle que nous investissons dans notre progrès.''

 

''Une personne psychique peut voir l'aura scintiller autour du corps comme une délicate aurore boréale. Cette aura agit comme un radar puissant, émettant des signaux qui diffusent nos pensées les plus intimes. Il capte également les sentiments et les vibrations des personnes, endroits et objets avec lesquels il entre en contact. Cette antenne invisible fonctionne un peu comme la tour d'un poste de radio ou de télévision. [...] De même que l'onde porteuse d'un poste de radio ou de télévision est unique pour ce poste émetteur, l'aura de chaque personne est unique pour cet individu.''

 

''Depuis longtemps, le métaphysicien affirme que chaque pensée, chaque tressaillement du cœur ou du tissu musculaire, chaque sécrétion gastrique, les odeurs et la chaleur du corps, engendrent une minuscule vibration qui est capturée dans le champ de force qui entoure le corps. [...] Dans la hiérarchie des organismes qui composent la vie sur terre, toute chose est enveloppée dans une espèce d'aura dont la profondeur et l'intensité varient considérablement de bas en haut de l'échelle, c'est-à-dire des objets inanimés jusqu'aux formes de vie supérieure.''

 

''De toutes les espèces animales, l'homme est le seul organisme qui possède une aura double; une aura intérieure et extérieure. Chaque couleur qui apparaît temporairement dans l'aura intérieure est réfléchie dans l'aura extérieure ou spirituelle, afin de former un registre permanent des expériences de vie du corps. C'est ainsi que le double éthéré est formé à l'image exacte des pensées de son être physique, de sorte que le psi est plus ou moins solide selon les émotions qui l'ont façonné. [...] De même qu'il n'y a pas deux nuances d'émotion qui soient identiques, ni deux pensées qui puissent causer exactement la même réaction émotive, ni deux personnes qui puissent réagir de la même façon, l'aura de chaque individu est unique, et sa profondeur et son intensité varient constamment.''

 
Vign_transfiguration

Les couleurs de l'aura 

 

Dans l'épisode évangélique de la transfiguration (Lc 9, 28-36), Jésus amène avec lui sur une montagne trois de ses disciples: Pierre, Jean et Jacques. Parvenus au sommet, Jésus leur montre la splendeur pure de son corps spirituelle. La lumière est si forte qu'elle est aveuglante. Dans le christianisme, le blanc est la couleur symbolique de la perfection divine, de la lumière et de la moralité et le noir est la couleur symbolique de l'impureté, des ténèbres et de l'immoralité. Ces deux couleurs, représentant chacune l'extrémité du spectre des couleurs, sont constamment opposées l'une à l'autre dans la symbolique chrétienne. Nous avons cherché à connaître la signification de la scène de la transfiguration et nous sommes tombés sur l'explication suivante:

 

''Cet épisode assez extraordinaire nous invite, c'est évident, à contempler dans l'humilité de l'homme Jésus, toute la gloire de Dieu qui y est présente et ordinairement cachée. Ce qui est moins évident et qu'un lecteur superficiel risque de ne pas comprendre, c'est que cet épisode nous révèle aussi que l'humilité de l'homme Jésus est le cœur de la gloire de Dieu. Quand sur la montagne de Galilée le voile se déchire, il devient manifeste non seulement que c'est bien Dieu lui-même qui a pris temporellement en Jésus la forme du serviteur, mais aussi que cette forme de serviteur est la forme éternelle de Dieu. D'une part l'homme Jésus est vraiment Dieu. Mais d'autre part Dieu, comme l'homme Jésus, est pauvre, dépendant, humble, sensible et vulnérable.''

 

Ce passage est l'interprétation chrétienne qui voit dans l'épisode de la transfiguration la preuve que Jésus est la divinité incarnée dans la chair. Mais il peut y avoir une autre explication: Jésus a voulu montrer à ses disciples la lumière éblouissante de son aura pour leur prouver que sa pureté d'âme est l'état ultime qui attendent tous ceux et celles qui pratiquent l'humilité et le bien dans ce monde de pouvoir et de corruption. D'une certaine façon l'interprétation chrétienne est juste: Pierre, Jean et Jacques ont réellement contemplé la divinité à travers la lumière éblouissante du christ.

 

Dieu est la Vie. L'âme logée dans la chair est la Vie divine personnifiée. Donc Dieu et la Vie sont une seule et même chose. Agir comme Dieu est la voie royale pour devenir aussi pur que Dieu.

 

En vérité, le rayonnement aurique ne se limite pas à la blancheur pure ou à la noirceur pure. L'aura est multicolore et peut prendre l'aspect de toutes les couleurs du spectre. Chaque couleur est accompagnée d'une description sur le caractère de la personne.

 

Poursuivons nos recherches sur l'aura avec l'ouvrage ''L'aura et le corps immortel'' de Jean Prieur. Avant de débuter, précisons que l'auteur propose trois postulats sur les couleurs de l'aura:

 

[1] L'intensité de la pensée ou du sentiment détermine le volume de l'aura.

[2] La qualité de la pensée ou du sentiment détermine la couleur de l'aura.

[3] Toute couleur comporte un aspect négatif et un aspect positif.

 

''Comme toute chose appartenant à la nature, l'aura est soumise à la durée, donc à l'évolution. Elle apparaît déjà autour du fœtus et sa couleur prend tout son éclat au moment de la naissance. Elle change suivant le développement plus ou moins rapide du sujet et se renouvelle ainsi plusieurs fois au cours de la vie.''

 

''D'une façon générale, l'aura est terne ou brillante, étroite ou large, perturbée ou calme, malsaine ou saine, maculée ou pure, multicolore ou unicolore, antipathique ou sympathique.''

 

''Les auras réagissent les unes sur les autres: des personnes en union de pensée développent une aura de groupe. Si cette pensée est généreuse, élevée, solaire, il y aura avantage à faire partie d'un tel ensemble, on en ressortira dynamisé. Malheureusement, il suffit d'un être mal intentionné ou dépressif pour ruiner cette harmonie. Des états inexpliqués de découragement et de lassitude peuvent justement être dus au fait que l'on a été en contact avec une ou plusieurs de ces personnes négatives.''

 

''Plus que la substance, le volume et la forme, c'est la couleur qui apparaît comme l'élément le plus caractéristique de l'aura. C'est d'ailleurs cet aspect qui est le plus connu. Toutes les teintes sont présentes à divers degrés dans ce champ vital, mais ce sont la pensée et le sentiment permanents qui font que telle ou telle teinte prédomine.''

 

''L'aura qui engrange les informations physiques et mentales, est une véritable carte d'identité médicale et spirituelle. Un être en bonne santé émet une atmosphère aurique nette, claire, pure, transparente. Les couleurs d'un valétudinaire [personne qui n'est pas en bonne santé] sont ternes, sombres, brouillées, et la maladie est indiquée par des taches nébuleuses et des mouchetures sur l'organe affecté. Une personne souffrant de faiblesse nerveuse montre une aura pâle et teintée de gris. En général, la maladie se révèle dans les radiations entourant l'individu avant de se faire sentir dans les organes physiques.''

 

''Il convient maintenant de considérer l'arc-en-ciel des auras. Ce terme d'arc-en-ciel n'est pas tout à fait exact, car il y a dans l'aura des couleurs qu'il ne comporte pas, ainsi le noir, le brun, le gris. Nous aurons donc douze groupes de couleurs et non pas sept. Nous étudierons successivement d'une part, les rouges, les orangés, les jaunes, les verts, les bleus, les violets; et d'autre part, les bruns, les gris, les noirs, les blancs, l'argent et l'or.''

 

Première série: couleurs du spectre solaire

 

Les radiations rouges:

 

- Notation générale: dynamisme, lien entre le physique et le métaphysique.

 

- Aspects négatifs: égoïsme, avarice, cruauté, matérialisme, sensualité, convoitise charnelle, immaturité, colère.

 

- Aspects positifs: générosité, ambition légitime, volonté forte, nature chaude et aimante, mysticisme, amour de la vie secrète et retirée, recherche d'un environnement fait de quiétude et de beauté.

 

Les radiations orangées:

 

- Notation générale: santé physique et mentale, influence sur autrui, dynamisme charnel et mental.

 

- Aspects négatifs: égoïsme, ruse, arrogance, paresse, apathie, agressivité, goût de la discussion mesquine.

 

- Aspects positifs: sagesse, domination intelligente, qualités de chefs.

 

Les radiations jaunes:

 

- Notation générale: sagesse

 

- Aspects négatifs: jalousie, propension à la calomnie, propension aux songes creux, à la rêverie informe, au farniente intellectuel, indécision, manque de volonté, timidité, complexes d'infériorité.

 

- Aspects positifs: concentration mentale, intelligence spirituelle, optimisme, esprit d'entreprise, honnêteté, sincérité.

 

Les radiations vertes:

 

- Notation générale: énergie, salubrité, croissance, abondance.

 

- Aspects négatifs: trahison, fraude, fourberie, envie, tendance à l'escroquerie et au chantage, versatilité, instabilité.

 

- Aspects positifs: vigoureux, guérison, apaisement, régénération, santé, vigueur, sincérité, fidélité, loyauté, altruisme, goût pour l'enseignement et les carrières médicales.

 

Les radiations bleues:

 

- Notation générale: inspiration et intuition, domaine spirituel et intellectuel.

 

- Aspects négatifs: idéalisme coupé de la réalité, un tempérament irrésolu, velléitaire, cruauté, crime, sorcellerie

 

-  Aspects positifs: sincérité, loyauté, intégrité, progression intérieure, sagesse, sainteté, esprit d'initiative, sincérité des convictions religieuses, calme, modestie.

 

Les radiations violettes:

 

- Notation générale: pénétration, vitalité spirituelle et concentration métaphysique.

 

- Aspects négatifs: égoïsme, misanthropie, repliement sur soi-même.

 

- Aspects positifs: recherche du sens caché des personnes et des événements, puissance de méditation, connaissances initiatiques, ferveur mystique, idéalisme transcendant, royauté spirituelle méconnue et persécutée en ce monde, paix et calme intérieur.

 

Seconde série: couleurs n'appartenant pas au spectre solaire

 

Les radiations brunes:

 

- Aspects négatifs: langueur, dépérissement, déclin, dépression, découragement, anxiété, mécontentement, hargne, jalousie, causticité.

 

- Aspects positifs: sens de l'organisation, ambitions matérielles légitimes, désir de réussite.

 

Les radiations blanches:

 

- Aspects négatifs: absence d'éclat, absence de vie.

 

- Aspects positifs: il existe un autre blanc qui est la somme de toutes les couleurs et le plus haut degré de la vie, c'est le blanc nacré, irisé, diamanté, des sphères célestes, des corps de gloire et des transfigurés.

 

Les radiation noires:

 

- Aspects négatifs: absence de toute vie, de toute bonté, de toute beauté.

 

- Aspects positifs: aussi surprenant que cela paraisse, le noir dans l'aura n'est pas toujours mauvais. Il existe un noir qui est destruction aux fins de reconstruction: noir bénéfique, nuit de la terre où le grain est absorbé avant de rejaillir en tiges, en rameaux, en feuilles, creuset où toute chose est remodelée, chaos fécond qui précède la manifestation, la materia mater, la Vierge noire.

 

Les radiations grises:

 

- Aspects négatifs: étroitesse d'esprit, vulgarité, goût pour la paperasserie, médiocrité, mesquinerie, manque d'imagination, dépression, maladie.

 

- Aspects positifs: respect de l'ordre établi, honnêteté, amour du confort, de la maison, du pot-au-feu, solidité morale.

 

Les radiations argent:

 

- Aspects négatifs: versatilité, activité brouillonne, désordre, inconstance.

 

- Aspects positifs: imagination tournée vers le passé, goût des voyages, de la rêverie, de la contemplation.

 

Les radiations or:

 

- Aspects uniquement positifs: courage physique et intellectuel, générosité, altruisme, imagination tournée vers l'avenir, largeur de vues, haute protection, désir d'éternité.

Les chakras traditionnels
Vign_images

Avant de vous introduire aux nouvelles découvertes du docteur Janine Fontaine concernant les chakras, récapitulons les chakras traditionnels de la religion-philosophie hindoue. Les informations relatives à chaque chakra ont été puisées sur le site de la sophrologue Patricia Gueye. Selon la tradition, il y aurait sept chakras principaux distribués tout le long de la colonne vertébrale:

 

- Le chakra coronal, situé au sommet de la tête (Sahasrāra, qui signifie ''lotus aux milles pétales'')

 

''Le rayonnement de la couronne est l’expression de notre harmonie. Elle s’ouvre vers le haut. C’est le point où afflue l’énergie cosmique. Son élément est la lumière intérieure. Elle se situe au sommet de la tête et est associée au cerveau ainsi qu’à la boite crânienne. A ce niveau de conscience, nous sommes connectés à toute l'humanité. Sa couleur est le violet mais elle peut apparaître aussi en blanc ou en or. Elle agit sur la glande pinéale ou épiphyse. Cette glande a la taille d’un grain de blé et intervient dans la croissance et le développement génital. Après cela, elle se calcifie et son rôle semble devenir exclusivement spirituel. L’hormone qui lui est associée, la sérotonine agit contre le stress, augmente l’optimisme, accentue les sensations d’énergie et de force physique. Émotionnellement, elle concerne les polarités orgueil - harmonie, humilité. Elle est liée à tous nos sens et permet d’éprouver l’empathie qui est la faculté de percevoir l’état physique et émotionnel des personnes côtoyées. Énergétiquement, elle correspond au corps spirituel ou universel. Le travail à ce niveau concerne la reconnaissance et l’intégration des différents niveaux de conscience. Le premier chakra, nous met en contact avec la pulsion de vie, et la couronne, avec la pulsion de mort. Sa pleine conscience libère de la roue des incarnations terrestres. La couronne permet à chacun d’accéder à la lumière. Il correspond à la partie supérieure du corps éthérique. Il est à l’origine de l’expérimentation de la conscience sur tous les plans. C’est l’esprit humain = Lumière = Amour = conscience...''

 

- Le chakra optique ou ''troisième oeil'', situé au milieu du front (Ājñā, qui signifie ''savoir, percevoir, diriger'')

 

''Il se situe au niveau du front, au sommet d'un triangle, dont la base est constituée par nos deux yeux. Son élément est le son intérieur. Sa correspondance physique se fait avec le cervelet, le nez, les sinus, le système optique, le système auditif et le visage. Au niveau émotionnel il nous mène de la cristallisation à la transparence. Sa couleur est l’indigo. Ce centre est rattaché à tous nos sens ainsi qu’aux perceptions extra sensorielles : intuitions se manifestant par les perceptions internes de nos sens. C'est notre poste de commande central, qui s'éclaire, lorsque nous acceptons le libre passage des énergies à travers nous. Il est relié au corps planétaire, appelé aussi corps Bouddhique. Au niveau de conscience qui lui correspond, nous pouvons à volonté utiliser les informations contenues dans l'inconscient collectif et aider ceux qui le souhaitent à retrouver leur chemin. C’est le chakra des clairvoyants. Sa transparence permet l'accès instantané à la conscience planétaire. Les vérités liées à ce plan sont conçues dans la perception de l’unité et dégagées du jugement. Nous pouvons en libérant la conscience de ce centre harmoniser notre itinéraire avec nos besoins évolutifs. Il est comme un grimoire ou tout est écrit, mais les informations qu’il contient peuvent se modifier à chaque instant en fonction des nouvelles ouvertures de conscience réalisées. A ce niveau, nous réalisons que nous sommes tous liés, et que nos projections interfèrent avec celles de notre entourage dans la création du monde ''réel''. Nous vivons notre réalité en fonction de ce que nous avons décidé de croire, mais également en fonction des croyances de notre entourage, concernant cette réalité.''

 

''Ce corps permet l’intégration de l’esprit dans la matière. Il est constitué d’une vibration sonore et offre à l’énergie un passage du subtil au solide, du rapide au lent. Vous pouvez imaginer ce corps comme un entonnoir, recueillant des gouttelettes correspondant à la condensation de l’esprit, et les entraînant à s’écouler dans la matière par un mouvement continu. Il permet à l’esprit d’investir la matière. La conscience de ce corps apporte la connaissance intuitive du chemin de vie dessiné par l’être intérieur. Ce chemin peut être transformé ou complété, en fonction de la constance de notre progression. Dans la conscience de ce corps, le temps n’existe pas, passé et futur sont réunis dans un même espace. Certains d’entre nous accèdent à travers lui à des visions prémonitoires qui trouvent leur utilité en ce qu’elles permettent à l’intéressé de savoir vers quoi il se dirige et d’adapter son attitude pour consolider ou éviter les évènements dessinés.''

 

- Le chakra de la gorge (Viśuddha, qui signifie ''purifier'')

 

''Il se situe au niveau de la gorge et est en correspondance avec le sens de l'ouïe. Sa couleur est le bleu. Sa correspondance physique se fait avec la trachée, les poumons, l’œsophage, l’appareil vocal, le cou, la nuque et les mâchoires. Il influence thyroïde et parathyroïde ainsi que la production de thyroxine. Émotionnellement, il permet de dépasser le jugement pour accéder au discernement. Le chakra de la gorge est le lieu de résidence du parent intérieur. L'élément qui lui est associé est l'éther. Il constitue l'ouverture, le passage vers un plan de réalité, plus subtil. A ce niveau, il nous reste à effectuer une autre forme de détachement : avec nos croyances et habitudes ancestrales. Par notre éducation, nos études et nos expériences à un niveau de conscience ordinaire, nous avons accumulé un certain nombre de croyances concernant le monde réel. En fonction d'elles, nous jugeons de la réalité ou de la fiction de nos possibilités, et des événements vécus. Pour découvrir les richesses du chakra de la gorge, il est préférable d'être prêt à sortir des sentiers battus. Le travail à ce niveau :
* renforce la conscience de la vie intérieure.
* permet de reconnaître la valeur évolutive de toute expérience vécue.
* favorise le développement de l'ouïe intérieure et permet de préciser la voix de l’être intérieur.
* développe les facultés de communication, d'expression et la créativité.
* aide à se libérer du conditionnement moral pour définir une éthique personnelle. Ce chakra tend à l’harmonie chez ceux qui utilisent leur créativité pour concrétiser les facettes d'une réalité qu'ils pressentent, au-delà de l'entendement commun. Énergétiquement, il correspond au corps causal ou éthérique, appelé aussi corps de béatitude.''

 

''Ce corps est notre canal d'ancrage dans une autre réalité. Le corps éthérique permet de vivre l’extase, besoin naturel de l’être humain. Il émane de l'univers, de l'origine de la manifestation. Il permet le passage de l'unité à la dualité et inversement. C’est au niveau du corps éthérique, que les formes pensées se projettent. L’éther est comme un écran tridimensionnel sur lequel se projette la réalité physique, un monde holographique, dans lequel la pensée prend forme. La mémorisation des expériences vécues par l’intermédiaire de ce corps, se fait plus facilement lorsque l’être est individualisé. Avant cela les perceptions à ce niveau restent floues. Elles sont censurées ou transformées par le mental. Cette censure est une protection. Elle évite que l’expérimentateur ne soit perturbé par cette autre conception du réel. Il arrive cependant que le mental accepte de nous traduire épisodiquement une forme de conscience liée à cette réalité, avant l’individualisation. Cette expérience mène souvent à la recherche d’une définition plus précise de soi. Le corps causal correspond à la partie inférieure du corps éthérique et supérieure du corps astral.''

 

- Le chakra du coeur (Anāhata, qui signifie ''invaincu'')

 

''C'est le chakra du cœur, le domaine du soi, de l'être intérieur, de la femme intérieure. Il se localise au milieu de la poitrine, au niveau du sternum. Il est lié au sens du toucher et à l'élément air. Physiquement, il correspond à la cage thoracique, à la circulation, aux bronches et aux alvéoles pulmonaires, aux mains. Il est associé au thymus et à ses sécrétions. Émotionnellement il concerne les polarités amour - tristesse. Il permet d'exprimer la joie. La couleur qui lui est attribuée est le vert. Lorsque l’amour s’écoule inconditionnellement à travers lui, son rayonnement est rose. La conscience de ce centre entraîne un afflux d'énergie cosmique, renouvelable à volonté. C'est notre source d'amour. Sa conscience détermine le degré d'estime de soi. L'amour est l'élément indispensable à la fixation de l'énergie vitale. L'attention que nous développons dans le chakra du cœur, détermine nos capacités d’expressions affectives et notre degré de conscience spirituelle. En utilisant le troisième centre, nous pouvons influencer la direction de l'énergie mais son action ne devient durable qu'en compagnie de l'amour. Toutes nos œuvres demeurent éphémères sans cet élément, car il est le catalyseur permettant leur fixation. L'association des qualités des quatre premiers centres: courage, confiance, foi en soi et amour de soi, conduit à l'intégration consciente de l'esprit dans le corps. Par l'harmonisation des quatre éléments auxquels ils correspondent, nous favorisons l'union du corps et de l'esprit: l’individualisation.''

 

''Ce corps constitue un véhicule que la conscience peut emprunter pour recueillir des impressions particulières, émanant d’endroits ou le corps physique n’est pas. Il est apparenté à l’air. Il est comme un double échappant à la pesanteur terrestre, pouvant adopter n’importe quelle forme et traverser toute structure solide. Il se détache naturellement du corps physique, au moment de l’endormissement, mais ce fait reste inconscient pour beaucoup d’entre nous. Nous pouvons nous rendre compte de ce phénomène lorsque nous avons la sensation de nous réveiller et de pouvoir parfaitement contrôler notre corps alors que nous sommes en plein rêve. Il s’agit là d’une projection consciente involontaire. Nous pouvons projeter notre conscience dans ce corps consciemment et volontairement à partir du moment où nous avons appris à nous désidentifier de l'image produite par le corps mental, et que notre amour pour nous même est devenu inconditionnel.''

 

- Le chakra de l'estomac (Maṇipūra, qui signifie ''cité des joyaux'')

 

''C'est le centre du plexus solaire. Il est relié à l'élément feu, à la couleur jaune, à la personnalité, à l'individualité. Sa correspondance physique se fait avec la cavité abdominale, le rein droit, l’estomac, le foie, la vésicule biliaire, le système nerveux, la peau, les yeux et le sens de la vision. Il nous permet par la visualisation, de diriger l'énergie vitale à travers notre corps, comme à l'extérieur de celui-ci. Il intervient aussi dans la régulation thermique. Il contrôle la digestion des aliments comme celle de nos pensées. Il orchestre la redistribution de l'énergie aux autres centres, en fonction des schémas mentaux qu'impliquent nos croyances de l’instant. L'équilibrage de ce centre permet l’installation de la foi en soi. Sur le plan énergétique, il est relié au corps mental. Le travail proposé à ce niveau de conscience, nous entraîne à utiliser pleinement notre libre arbitre en rétablissant la sphère mentale dans ses véritables fonctions: au service de l’être.''

 

''Le corps mental est étroitement dépendant de l’air. Sa nature est apparentée à celle du feu. Sa formation débute à la naissance, dès la première inspiration. Avant cela, l’enfant évolue dans le corps mental de sa mère. Il est constitué de toutes les pensées et croyances entretenues depuis le début de la vie. Son développement se fait par la concentration, le travail conscient du souffle, la culture de la clarté dans les pensées, les travaux d’élargissement de la conscience, l’entraînement de l’attention, la méditation... Le rôle du corps mental est de traduire en concepts mémorisables, les informations rapportées par la conscience des autres corps. Ceci, par association avec les données dont il dispose déjà. Les pensées qui déterminent nos expériences sont formulées et organisées à travers ce corps. Le corps mental est parfois appelé aussi corps astral inférieur ou émotionnel supérieur.''

 

- Le chakra du nombril (Svādhiṣṭhāna, qui signifie ''siège de soi'')

 

''Il est situé au milieu du ventre, sous le nombril. Il s’ouvre vers l’avant et est relié à l'élément eau. Sa couleur est l’orange. Il conditionne notre réserve d'énergie vitale. Physiquement, ce centre agit sur le bassin, la vessie, le rein gauche, les organes génitaux et leurs sécrétions, le sang, la lymphe et les sucs gastriques. Il gouverne l’harmonie physiologique ainsi que les hormones et énergies sexuelles. Le sens qui lui est associé est le goût. Psychiquement, il permet d’entretenir la paix et la confiance en soi. Il constitue le lieu de résidence d'un personnage important: l'enfant intérieur. En travaillant sur ce centre, nous apprenons à devenir autonomes dans la gestion de notre énergie vitale, à vivre en paix avec nos émotions, en fonction de nos véritables désirs. Nous apprenons également à cultiver le recul en affinant notre ressenti extérieur. Cette étape développe la qualité d’observateur et permet de comprendre le fonctionnement du corps émotionnel appelé aussi corps du désir.''

 

''C'est notre seconde enveloppe énergétique, celle qui nous envoie des impressions particulières, au contact des lieux, des objets ou des personnes que nous rencontrons. Expansion et rencontre de deux champs = attraction. Sentiments négatifs, ressentiment = fermeture, barrière. Nos émotions s'inscrivent en lui comme dans un miroir. Selon les personnes clairvoyantes, qui sont en mesure de le percevoir visuellement, la lumière, la clarté accompagne la gamme des émotions pacifistes, l'ombre, celle des émotions moins sympathiques. Le miroir magique des contes de fées symbolise parfaitement ce phénomène. L'enfant voit le monde à travers ce corps, qu'il construit grâce à ses expériences émotionnelles. Sa construction s'achève lors du passage à l'âge adulte. Il reste cependant malléable tout au long de la vie. Sa configuration évolue en fonction de notre maturité émotionnelle. Le manque de conscience de soi, du fonctionnement émotionnel et de ses conséquences peut retenir l’attention à son niveau et induire une vision subjective du monde. Inversement, une conscience harmonieuse de cette partie de soi, permet l’accès au niveau d’intelligence émotionnelle nécessaire à l’utilisation constructive de la sphère mentale.''

 

- Le chakra du pelvis (Mūlādhāra, qui signifie ''racine, base, support'')

 

''Il peut être ressenti à la base de la colonne vertébrale et possède une correspondance avec un point situé entre les deux pieds, dans le creux de la voute plantaire. Il s’ouvre vers le bas et est relié à l'élément terre. Il est notre point de liaison avec l'énergie tellurique. Dans le corps physique, les organes qui lui sont associés sont les parties les plus dures : les os, les ongles, les dents, ainsi que l’anus, le rectum, le gros intestin, la prostate, la structure cellulaire et les jambes. La silhouette du corps est sous sa dépendance. Le premier chakra est en relation étroite avec les structures de base du corps physique. Sa couleur est le rouge. Les hormones qui lui sont associées sont l’adrénaline et la noradrénaline, le sens qui lui correspond est l’odorat. Émotionnellement, l’interaction se fait au niveau des sentiments peur et courage. Le corps physique constitue notre enveloppe la plus dense et permet la communication avec le monde matériel. Il est aussi le réceptacle de tout ce que nous avons élaboré à des niveaux plus abstraits, dans nos corps subtils. Chaque centre énergétique correspond à l’un de nos 7 corps subtils. Le 1er centre est relié au corps vital ou énergétique. Les kinésiologues utiliseraient ici le terme de corps éthérique.''

 

''Le corps vital est notre corps subtil le plus dense. Il correspond à la partie inférieure de notre corps émotionnel. Il est visible à l’œil nu, à un demi-centimètre autour du corps physique, qu'il entoure en épousant étroitement sa forme. Nous pouvons le fortifier par la respiration, dans les endroits ou l’air est pur et riche en ions négatifs. Sa répartition est déterminée par la perception que nous avons de notre corps physique : schéma corporel. Ce schéma se grave dans la zone du cerveau dont dépendent également la conception du moi, l'élaboration du caractère et le langage. Les perturbations de ces fonctions peuvent être liées à une conscience altérée du corps physique. Le développement de la conscience du schéma corporel aide à les rééquilibrer.''

 

Les chakras sont les organes métaphysiques du corps spirituel, des centres énergétiques qui régulent l'énergie vitale émanant de l'Esprit de Dieu. Ils répartissent harmonieusement cette énergie dans le corps charnel, préservant un équilibre relatif entre les deux substances: le corps charnel et le corps spirituel.

Le système énergétique
Vign_chakras

Avant d'aborder la matière, résumons l'essentiel concernant les nouvelles découvertes sur les chakras du docteur Janine Fontaine qu'elle expose dans son ouvrage: ''La médecine des chakras''. Les sept chakras traditionnels existent bel et bien, mais ils ne sont que des points d'encrage de structures éthériques beaucoup plus complexes. À ces ''roues'' sont rattachés des spirales ou ''spires'' qui tournent dans un certain sens. Ces spires sont elles-mêmes rattachées aux ''orbes'', les sept couches énergétiques successives qui enveloppent le corps spirituel.

 

''Les chakras appartenaient à un système énergétique complexe, mais organisé. Il fallait commencer par en étudier l'organisation élémentaire, en la vérifiant au feeling. Le premier niveau d'organisation, le plus élémentaire, se lit sur deux axes, sur un plan vertical et sur un plan horizontal.

 

[1] Les sept chakras se distribuent sur un plan vertical, ce sont les plus connus, sept chakras principaux sont habituellement décrits.

 

[2] Les chakras se distribuent aussi sur un plan horizontal sous forme de spires selon une alternance du sens de leur rotation. Chaque inversion se place sur un des orbes perpendiculaires au sujet en station debout, orbes que j'ai décrits sous le terme d'orbes de l'atome de Niels Bohr

 

''Si l'on considère leur succession dans le sens de la verticalité et de haut en bas, on peut admettre que les vibrations émanant de l'Esprit rejoignent l'être humain au sommet du crâne, au chakra nommé Sahasrâra, puis ces vibrations, prenant de la densité, changent de qualité, de couleur et sont supposés atteindre le centre entre les sourcils nommé Ajna, puis le chakra de la gorge nommé Vishuddha, puis le chakra thoracique nommé Anâhata, puis la région du plexus solaire dont le chakra est nommé Manipura, puis la région abdominale où il se nomme Svadhisthana. Enfin, il est supposé se terminer à la pointe du coccyx où, le maximum de densité étant atteint, il prend alors le nom de Muladhara. Je parviens encore à extirper des textes que les deux formes d'énergie qui transitent à travers les chakras sont:

 

- des ''énergies cosmiques'' qui se propagent sous la forme d'un courant qui effectue un trajet de haut en bas;

 

- des ''énergies magnétiques ou telluriques'' qui effectuent un trajet qui suit une ligne allant de bas en haut.

 

L'énergie qui vient du ciel est une énergie électrique. Elle circule de haut en bas, vers les centres inférieurs. Ce courant, en ralentissant son rythme vibratoire, se matérialise. Alors qu'en montant vers le ciel le courant venant de la terre accélère son rythme vibratoire, et tend progressivement vers de plus en plus de dématérialisation, il se spiritualise. Ce courant électrique, qui monte et qui descend, engendre perpendiculairement à lui, on le sait, un champ magnétique, lequel encercle le corps. Il engendre donc, en fonction de sa force, une succession de champs magnétiques, d'intensités différentes, qui forment les espaces contenus entre les orbes de l'homme-atome. Ce champ électromagnétique est nommé depuis toujours l'aura.''

 

''Chaque point de rencontre des énergies du ciel et de la terre se trouve devenir un centre de rencontre, un vortex d'énergie. Et chaque vortex d'énergie tourne sous l'influence successive d'un courant positif puis d'un courant négatif émanant du Cosmos. [...] Ainsi, plus les alternances de rythme sont prolongées, plus la communication entre le ciel et la terre, les échanges entre les vibrations du corps humain et celles du cosmos se font bien et plus la personne absorbe un prâna* de meilleure qualité, plus riche en vibrations et peut-être en informations.''

 

*Le prâna est l'essence contenue dans l'énergie vitale.

 

''Ce vortex [...] se projette également à l'horizontale, c'est-à-dire perpendiculairement à l'homme debout, du dedans vers le dehors et du dehors vers le dedans [...] On doit reconnaître des spires aussi bien sur la verticalité que sur l'horizontalité. Et ces spires sont symboliquement représentées par le caducée [ou bâton] d'Hermès. Et c'est ainsi que l'énergie électrique venue du ciel et l'énergie venue de la terre, en se rencontrant, produisent des conflits d'énergie, qui deviennent des ''petits moteurs'', des vortex d'énergie.''

Chakras des membres et double hélice
Vign_caduceus_hollow_blue_black

''Et c'est ainsi qu'examinant avec soin, au feeling, la succession de points et la façon dont ils étaient reliés je découvris qu'ils décrivaient le long de la cuisse puis de la jambe une double hélice rejoignant la semelle du pied jusqu'au point premier de Rein. La même double hélice se retrouvait sur le membre inférieur droit [...] Quant au chakra Muladhara, il se prolongeait imperturbablement dans l'invisible, vertical jusqu'au sol, continuant de centrer le corps, tandis que la double hélice se projetait sur chacun des deux membres pour se terminer au chakra de la semelle du pied.''

 

''L'examen du parcours de la double hélice et les palpations répétées de ses courbes le long des membres inférieurs me firent mettre en évidence le chakra du genou. Les chakras du genou n'ont pas la force ni l'amplitude des chakras du corps; on peut approximativement dire qu'ils vibrent avec moitié moins de force, mais ils ont le même nombre de tours de spires que les grands. Comme ils sont deux..., l'équilibre est réalisé. Le chakra du genou commande évidemment la statique du genou, mais règle aussi le transit de l'énergie de tous les méridiens du membre inférieur qui passent au genou: estomac, foie, rate-pancréas, rein, vessie, vésicule biliaire.''

 

''Quant au chakra de la main [...] je testai, sur le bras, la circulation de l'énergie et la trouvai identique à celle du membre inférieur, ce qui me permit de découvrir le chakra du coude.''

 

''C'est en examinant avec attention et comparativement les chakras des genoux et les chakras principaux que je m'aperçus que les spires n'étaient pas faites d'un enroulement autour d'un cylindre, mais d'une forme ovale. Comme si l'enroulement de la spire se propulsait dans l'espace pour retomber sur l'orbe. Les tours de spires allaient s'élargissant puis s'amenuisant. [...] Cependant, cette forme ne me parut pas innocente, elle me rappela la forme du caducée [d'Hermès]'' (voir illustration en haut)

 

''D'une façon prémonitoire, j'avais [...] dessiné un courant d'énergie qui s'envolait vers le ciel, dans un vaste mouvement qui encerclait tout le corps. [...] C'est le chakra [de l'ombilic ou chakra initial] qui nous reliait à notre mère [...] ce chakra majestueux, plus ample que les principaux, est relié non plus au rythme cardiaque, mais au rythme respiratoire. Quant on coupe le cordon ombilical, le bébé ne devient-il pas indépendant de sa mère? Il prend son envol, respire et crie. Quand on sait combien la respiration est sollicitée dans le yoga, il devient évident qu'il existe une circulation d'énergie supplémentaire à celle décrite et qui concerne le champ de la respiration. Comment n'y avais-je pas pensé? Et pourtant je récupère de l'énergie, en fin de soins..., en respirant largement et j'accuse des patients d'oublier de respirer, ce qui gêne le travail de mise en circulation de l'énergie.''

 

''A l'analyse du phénomène, dans les conditions normales, il apparaît que ce chakra englobe deux ou trois orbes, suivant l'amplitude respiratoire; c'est-à-dire qu'il nous branche sur un orbe où, dans les conditions normales, l'énergie est plus forte que sur le premier orbe de l'atome de Niels Bohr, ce qui nous permet une récupération plus rapide de l'énergie par un simple mouvement respiratoire.''

 

''Ce qui nous confirme que notre système énergétique possède un accès à un autre système supérieurement organisé. D'organisation en organisation, nous sommes reliés de plus en plus largement à l'espace.''

Le troisième oeil et la glande pinéale
Vign_le-troisieme-oeil

''Œil et glande pinéale ont été mis en relation depuis fort longtemps. […] Descartes s’était déjà préoccupé de la glande pinéale. Pour lui, la glande pinéale était le point de contact entre le corps et l’esprit. Ce qui nous intéresse, c’est un œil très particulier, hypothétique, le troisième œil, réputé lui aussi avoir des rapports avec la glande pinéale. Ce Troisième Œil évoque souvent des relations secrètes avec l’invisible''

 

''Les textes concernant les chakras évoquant le Troisième Œil le confondent avec le chakra du front, ou l’ignorent. […] Les êtres humains furent créés à l’origine avec un organe spécial capable d’enregistrer les vibrations les plus fines du monde physique. Cet organe est connu sous le nom de Troisième Œil, il est placé entre les deux autres, à la racine du nez, et son centre se trouve près de la glande pinéale.''

 

''Durant le développement embryonnaire de l’espèce humaine, il est le seul organe capable de différencier la chaleur et le froid. Puis, avec le temps, cet organe subit une récession et c’est la fonction du toucher qui envahit tout le système nerveux et la peau. Apparemment, cet "œil" était développé pour nous permettre de "voir" la matière fluide. Au fur et à mesure que la terre s’est solidifiée, l’homme a développé deux yeux adaptés à la vision du monde solide, aussi l’ "oeil" a-t-il subi une récession. Sa "vue éthérique" se serait dissoute en quelque sorte dans tout le système nerveux, et le centre de réception de ce système tel qu’il est aurait aujourd’hui son siège au niveau du plexus solaire. L’entraînement pourrait développer cette vision perdue. Il ferait partie du développement mystique entrepris dans les anciens temples. Ainsi les pharaons le subissaient-ils. Cet éveil réalisé et symbolisé sur les statues par une tête de serpent sur le front de l’éveillé. Alors que les yeux ne voient que la strate inférieure du plan physique, le Troisième Œil serait capable de voir les strates supérieures. Ce qui conférerait aux sujets dont l’œil fonctionne le pouvoir de "voir" les créatures du monde de l’éther en activité. Ils pourraient ainsi s’approcher des causes de la vie, connaître l’histoire de la Terre dans les formes qui persistent dans l’invisible, et pénétrer dans ce que l’on nomme la "quatrième dimension", car le temps et l’espace sont des dimensions restreintes qui n’appartiennent qu’au plan physique.''

 

''Cette glande, glande endocrine comme l’hypophyse, la thyroïde, le pancréas, les surrénales, apparaît à la cinquième semaine de la vie de l’embryon. Cet organe serait le vestige d’un organe datant de l’âge des amphibiens et des reptiles. Chez l’enfant, elle se développe jusqu’à l’âge de sept ans puis s’atrophie.''

 

''Ayant préalablement identifié la forme et le mouvement des chakras, il m’était devenu possible de distinguer clairement les deux formes l’une de l’autre [chakra frontal et Troisième Œil] L’une, celle du chakra, était affectée d’un mouvement de rotation déjà décrit, tandis que l’autre se prolongeait, se projetait dans l’invisible sous une forme circulaire très particulière qui me faisait penser à certains instruments qui montrent le sens du vent. Ou bien il s’agissait d’une sorte de télescope plongeant dans l’invisible. Je le nommai le Troisième Œil.''

 

''Continuant les explorations du crâne, je découvris que le Troisième Œil frontal pouvait être accompagné d’une projection postérieure, tout comme pour les chakras. De plus, une soigneuse inspection me montrait qu’au sommet de la tête existait un Troisième Œil supérieur, situé en avant du chakra coronal. Ainsi nous possédons trois "Troisième Œil", un en avant, frontal, un autre en arrière, occipital, le troisième a sa place au sommet du crâne. Il s’agit donc d’ "organes" plongeant dans l’invisible."

Équilibre bioénergétique
Vign_logo_qi_gong

La bioénergie est l'étude de l'interaction du corps charnel et de l'énergie vitale circulant en lui. Nous devons le développement de cette discipline, à mi chemin entre la psychanalyse et la biologie, aux docteurs Wilhelm Reich (1897-1957) et Alexander Lowen (1910-2008) qui fut son disciple.

 

D'origine autrichienne, Wilhelm Reich était médecin. Après avoir découvert la psychanalyse en 1919, il devint l'élève de Sigmund Freud. Il se spécialisa en psychanalyse sexuelle. Ses théories psychanalytiques proposent que la répression sexuelle dans la société est responsable de bien des maux psychosomatiques.

 

Il s'est bâti autour de Wilhelm Reich une fausse réputation qui provenaient de ses adversaires. Alexander Lowen, qui a connu personnellement Wilhelm Reich sur de nombreuses années, nous divulgue des faits sur son maître:

 

''On a dit que Reich masturbait ses patients. Rien n'est plus loin de la réalité. Cette calomnie révèle quelle peur entourait la sexualité et les contacts physiques à cette époque. [...] Il est facile de critiquer l'importance fondamentale que Reich accorde à la sexualité, mais je ne le ferai pas. La sexualité était et reste la question clé de tous les problèmes émotionnels, mais les troubles du fonctionnement sexuel ne peuvent se comprendre que dans le cadre de l'ensemble de la personnalité d'une part, et des conditions sociales d'existence d'autre part.''

 

La théorie de Wilhelm Reich qui a semé le plus la controverse est celle de l'orgone. Le mot ''orgone'' signifie : énergie vitale, manifestation de l'énergie de la vie. Dans ses recherches, Reich fut convaincu d'avoir découvert l'unité de substance de l'énergie vitale présente dans chaque cellule et dans la structure cellulaire de chaque être vivant, et même dans le cosmos tout entier.

 

Il inventa une machine qui selon lui serait révolutionnaire: l'accumulateur d'orgone. Il proposa à des patients volontaires un traitement expérimental pour les aider à mieux vivre leur cancer. Ce traitement fonctionnait à partir d'une exposition à des radiations. Le but de Reich était de vérifier si l'orgone concentré peut contrer les effets mortifères des radiations atomiques.

 

Qualifié de scientifique fou, de charlatan et de farfelu par ses détracteurs, il mourut d'une crise cardiaque en prison le 3 novembre 1957, parce qu'il persistait à commercialiser son accumulateur d'orgone considéré comme étant non scientifiquement fondé.

 

Dans son ouvrage ''La bio-énergie'' écrit en 1975, Alexander Lowen décrit le fonctionnement et les bienfaits de l'énergie vitale en harmonie avec le corps charnel.

 

''Comme un corps en vie comprend l'attention, l'esprit et l'âme, vivre pleinement la vie de son corps consiste à être attentif, spirituel et expressif. Si l'un de ces aspects est déficient, c'est parce que l'on n'est pas totalement dans son corps.''

 

''La bioénergie est une technique thérapeutique qui aide à retourner dans son corps et à en apprécier la vie au plus haut point possible. Cet accent mis sur le corps englobe la sexualité, qui est l'une de ses fonctions fondamentales. Mais elle englobe aussi les fonctions encore plus fondamentales que sont la respiration, le mouvement, la sensation et l'expression de soi.''

 

''Le but de la bioénergie consiste à aider l'individu à retrouver sa nature première, qui est une condition de liberté, un état de grâce, et possède un caractère de beauté. La liberté, la grâce et la beauté sont les attributs naturels de tout organisme animal. La liberté est l'absence de restrictions intérieures à la circulation des sensations, la grâce est l'expression en mouvement de ces courants, la beauté est la manifestation de l'harmonie intérieure qu'ils engendrent. Elles dénotent un corps sain et donc un esprit également sain.''

 

''La nature première de tout être humain consiste à s'ouvrir à la vie et à l'amour. Dans notre culture, être sur nos gardes, cuirassé, méfiant et renfermé est une seconde nature. Ce sont les moyens qu'on adopte pour se protéger de la souffrance, mais lorsque ces attitudes deviennent caractérologiques ou se structurent dans la personnalité, elles constituent une blessure plus grave et créent une infirmité plus importante que celle dont on souffrait à l'origine.''

 

''L'objectif de la bioénergie est d'aider à ouvrir son cœur à la vie et à l'amour. Ce n'est pas une tâche facile. Le cœur est bien protégé par la cage thoracique, et ses alentours sont bien défendus, au niveau psychologique comme au niveau physique.''

 

''La bioénergie est une aventure à la découverte de soi-même. Elle diffère des explorations similaires de la nature du Soi en ce qu'elle essaie de comprendre la personnalité humaine dans les termes du corps humain.''

 

''En fait, le déplacement de n'importe quoi, vivant ou pas, implique de l'énergie. Dans la pensée scientifique classique, on considère que cette énergie est de nature électrique. Mais il existe d'autres points de vue sur sa nature, surtout quand il s'agit des organismes vivants. Reich a postulé l'existence d'une énergie cosmique fondamentale, qu'il appelait orgone, dont la nature était non électrique. La philosophie chinoise postule l'existence de deux types d'énergie en relation polaire mutuelle, le yin et le yang. Ces deux types d'énergie sont à la base d'une pratique médicale chinoise, l'acupuncture, dont certains résultats ont stupéfié les médecins occidentaux.''

 

''On admet généralement que l'énergie d'un organisme animal vient de la combustion de sa nourriture. Les plantes ont la capacité de capter et d'utiliser l'énergie solaire pour leurs processus vitaux; elles la retiennent et la transforment en leurs propres tissus, la mettant ainsi à la disposition des herbivores sous forme de nourriture. La reconversion de cette nourriture en énergie, que l'animal peut effectuer pour ses propres besoins vitaux, est un processus chimique complexe, qui fait intervenir en fin de compte l'utilisation d'oxygène. A cet égard la combustion de la nourriture ne diffère pas de la combustion d'un feu de bois [...] Cette analogie simple n'explique pas le phénomène compliqué que constitue la vie. Un feu s'éteint tout seul lorsqu'il n'y a plus de carburant; de plus il brûle aveuglément, sans tenir compte de l'énergie libérée par la combustion. En revanche, l'organisme vivant est un feu qui se limite lui-même, se régule lui-même et se reproduit par lui-même. Comment il est capable d'accomplir ce miracle - c'est-à-dire de brûler sans se consumer ni s'éteindre - reste le grand mystère.''

 

''La bioénergétique repose sur cette proposition simple: chacun est son corps. Nul n'existe en dehors du corps vivant où se passe son existence et au moyen duquel il s'exprime et entre en relation avec le monde qui l'entoure. [...] Si vous êtes votre corps, et que votre corps est vous, il exprime alors qui vous êtes. C'est votre manière d'être dans le monde. Plus votre corps est vivant, plus vous êtes dans le monde.''

 

''Pour comprendre un corps vivant, il faut écarter les concepts mécaniques. Les mécanismes de fonctionnement du corps sont importants, mais ils n'expliquent pas ce fonctionnement. L'œil, par exemple, n'est pas simplement une caméra; c'est un organe sensitif de perception et un organe expressif de réaction. Le cœur n'est pas simplement une pompe; c'est un organe qui permet de ressentir, ce que ne peut faire aucune pompe. Nous sommes des êtres sensibles, ce qui signifie que nous avons le pouvoir de ressentir et de percevoir, d'éprouver des sensations ou des impressions. La perception est une fonction de l'esprit, qui est un aspect du corps. Un corps vivant a un esprit, possède une personnalité et contient une âme.''

 

''Actuellement, on aime à dire que la dichotomie corps-esprit est une création de la pensée humaine, que le corps et l'esprit ne font réellement qu'un. Nous les avons considérés trop longtemps comme des entités séparées, qui s'influencent l'une l'autre mais qui ne sont pas directement reliées. Cette attitude n'a pas totalement changé. Nos procédés éducatifs sont encore scindés entre l'éducation de l'esprit et l'éducation physique, qui n'ont rien à voir l'une avec l'autre.''

 

''Il n'est pas possible de vivre plus pleinement et de façon plus totale qu'en ouvrant son cœur à la vie et à l'amour. Sans amour - de soi-même, de ses compagnons, de la nature et de l'univers - on reste froid, détaché et inhumain. C'est de notre cœur que s'écoule la chaleur qui nous unit au monde dans lequel nous vivons. Cette chaleur est l'amour.''

 

''Le voyage à la découverte de soi-même ne se termine jamais, et il n'existe pas de terre promise que l'on puisse finir par aborder. Notre nature première nous échappe toujours, bien que nous nous en rapprochions de plus en plus. L'une des raisons de ce paradoxe est que nous vivons dans une société civilisée, hautement technique, qui nous entraîne de plus en plus loin du stade d'existence où s'est développée notre première nature.''

 

''Aucun autre mot qu' ''aliénation'' ne décrit mieux la situation de l'homme moderne. [...] Il lutte contre le manque de signification de son existence, une impression vague mais persistante d'irréalité, une sensation omniprésente de solitude qu'il essaie péniblement de surmonter ou de nier et la profonde peur que la vie ne lui échappe avant qu'il ait eu une chance de la vivre.''

 

''Bien que nous parlions de l'aliénation comme de l'éloignement de l'homme de la nature et de son semblable, elle se fonde sur l'éloignement de l'homme de son corps.''

 
Vign_scream

Le lien étroit entre la santé globale du corps et les émotions était autrefois hypothétique. Mais aujourd'hui, il s'agit d'un fait prouvé par la médecine. Nous savons désormais que les émotions sont une des causes dans l'apparition des cancers. Les émotions ont un rôle prépondérant dans l'apparition de symptômes psychosomatiques appelées névroses. L'esprit est le siège des émotions. Celles-ci, qu'elles soient bénéfiques ou néfastes, se répercutent d'une manière ou d'une autre dans les organes du corps.

 

Dans son ouvrage ''Votre corps vous parle écoutez-le!'', le psychologue allemand Henry G. Tietze explique de manière générale comment les émotions influencent le corps charnel à un degré jusque-là insoupçonné.

 

''Nous avons l'habitude d'attacher une grande importance à notre corps; quant à notre âme, cette partie mystérieuse de nous-mêmes, nous l'aimons, certes, mais elle nous reste toujours un peu étrangère. Pourtant, celui qui prend la peine d'être attentif à tout son être constatera bientôt qu'il est responsable de son état de santé.''

 

''Notre corps émet ainsi des signaux dans un très grand nombre de situations; il nous met en quelque sorte le nez sur nos malaises, sur nos angoisses ou sur nos contrariétés.''

 

''Mais la plupart des gens demeurent tellement sourds à ces messages qu'ils doivent d'abord réapprendre à les reconnaître puis à les relier à leur situation personnelle, à leurs conflits intérieurs et à leurs réactions émotives.''

 

''Parce que ces personnes ont refusé, pendant des années, d'écouter les signaux transmis par leur corps, et la maladie, à l'origine d'ordre psychique, s'est depuis longtemps transformée en maladie somatique, c'est-à-dire qui affecte tout le corps.''

 

''Le corps humain est en quelque sorte la matrice dans laquelle viennent s'inscrire les empreintes des expériences que nous vivons dans notre milieu, avec nos semblables, nos parents, nos frères et sœurs, notre conjoint, nos enfants, notre patron, nos collègues de travail et nos voisins et, surtout, la façon dont nous obéissons aux lois qui gouvernent notre nature humaine. Il s'ensuit que toute attitude erronée sur le plan psychique se traduit par un comportement erroné sur le plan physiologique.''

 

''Ces troubles proviennent en grande partie d'émotions passées qui n'ont pas été exprimées parce que parents ou éducateurs les considéraient comme interdites. Vécues comme des expériences négatives, ces émotions furent par conséquent refoulées.''

 

''[...] nous avons l'impression que deux êtres habitent en nous: le premier représente ce que nous devrions être, le deuxième, ce que nous sommes réellement. Nous perdons alors notre harmonie intérieure et nous tentons de combattre ce déchirement profond en repoussant davantage nos sentiments et nos besoins et en tentant de chasser nos impulsions intérieures hors de notre conscience.''

 

''[...] il nous faut d'abord régler nos conflits intérieurs et revivre ces émotions qu'il nous était auparavant interdit de ressentir. Il nous faut revivre la douleur que, dans notre enfance, nous n'avions pas le droit d'exprimer; il nous faut verser les larmes qu'on nous a interdit de verser; il nous faut sentir l'angoisse que nous devions dissimuler; il nous faut éprouver de nouveau les sentiments que nous avons alors refoulés.''

 

''Selon la conception chinoise, le corps humain contient un réseau de lignes et de multiples points d'énergie reliés entre eux. La médecine traditionnelle chinoise est d'avis qu'une mystérieuse énergie vitale coule dans ce réseau et correspond, croit-on de nos jours, à la fois à la circulation sanguine et au fonctionnement des divers organes du corps. Lorsque les fonctions organiques travaillent normalement, c'est-à-dire lorsque, selon la conception traditionnelle chinoise, l'énergie vitale coule dans le corps sans rencontrer d'obstacle, celui-ci est en bonne santé. Mais si un blocage survient ou, pour reprendre les termes de la médecine occidentale, s'il se produit des dérèglements fonctionnels dans l'organisme, la maladie se manifeste.''

 

''Cette conception a de profondes conséquences: l'homme n'est pas constitué seulement d'un corps physique; il est un être total qui possède des dimensions physique, psychique et sociale interreliées et dépendantes. En d'autres termes, des déséquilibres émotifs, des conditions de vie défavorables, des conditions sociales stressantes ou désastreuses contribuent à l'affaiblissement du système immunitaire de l'organisme et favorisent en conséquence les maladies. Lorsque les maladies sont le reflet de déséquilibres psychiques, il ne suffit donc pas de tenter d'éliminer les symptômes physiques. Il importe bien davantage de rechercher d'abord les causes de ce déséquilibre, de ces troubles émotifs et de ces blocages, puis de trouver les moyens de renforcer notre système immunitaire et nos pouvoirs d'autoguérison.''

 

''Pour la médecine orientale, le principe du yin et du yang permet de saisir le processus de mouvement, les fonctions et les structures organiques du corps humain.''

 

''Tout trouble névrotique et tout dérèglement physiologique ont pour objet de mettre les gens à l'abri de souffrances ressenties jadis comme intolérables. De même que nous retirons notre main du feu lorsque nous ressentons de la douleur, nous développons des mécanismes psychologiques qui nous protègent de la souffrance psychique.''

 

''Mais les émotions ressenties ne disparaissent pas comme par enchantement: elles continuent à exister et à vivre au fond de nous. Repoussées pour ainsi dire dans notre organisme, elles continuent d'y vivre sous forme de maladies ou de douleurs physiques.''

 

''En réalité, le corps, l'âme et l'esprit constituent un tout indivisible. Il est par conséquent impossible que des changements se produisent dans un domaine sans affecter immédiatement d'autres domaines de notre personnalité.''

 

''Il y a quelque chose de fascinant et de mystérieux dans le fait que notre corps serve d'entrepôt à nos émotions et à nos comportements; pourtant, il en est bien ainsi. Notre corps est façonné en grande partie par nos émotions, qui le remplissent de vie; ces émotions se transforment en habitudes de comportement et de pensée et elles s'incarnent dans toutes les fibres de notre corps. La conscience que nous avons de notre corps n'est par conséquent que la somme sans cesse renouvelée des émotions, de l'activité psychique et des choix d'ordre psychosomatique qui se produisent tout au cours de notre vie.''

 

''Les personnes atteintes de maladies refoulent généralement tout émotion ''négative'' telle que la tristesse, la douleur, la peur et la colère, qu'elles considèrent souvent comme des ''faiblesses''.

 

''Les yeux sont le miroir de l'âme dans la mesure où ils sont le reflet immédiat des échanges énergétiques qui se produisent à l'intérieur du corps. Lorsqu'une personne est pleine d'énergie, ses yeux semblent rayonner (c'est là un signe de bonne santé). Mais dès que le niveau d'énergie baisse, le regard se fait plus faible. Au moment de la mort, les yeux deviennent vitreux.''

 

''Les angoisses accumulées depuis longtemps et la tristesse profonde affectent tout particulièrement la poitrine. Les émotions circulent normalement à travers tout le corps et tentent de s'exprimer librement. Lorsqu'elles traversent la poitrine, elles sont renforcées par les poumons et vivifiées par l'activité du cœur. Les émotions qui demeurent emprisonnées dans la poitrine sont pour la plupart reliées à la tristesse, à l'envie, au besoin d'affection, aux peines amoureuses ou à d'autres sentiments tendres.''

 

''Pour atteindre un équilibre intérieur aussi bien qu'extérieur, il est essentiel d'y voir clair dans ses émotions. La pensée positive n'est utile que dans la mesure où nous en utilisons toute la puissance pour transformer les aspects négatifs de notre vie affective en quelque chose de constructif. Pour y arriver, il nous faut tout d'abord apprendre à vraiment ressentir nos émotions, donc à éliminer les barrières qui nous empêchent de communiquer avec nous-même et avec notre entourage.''

 
Psyché inconsciente collective
Vign_14869134-3d-people--men-person-connecting-a-cable-electric-plug

Le psychanalyste Carl Gustav Jung (1875-1961), ancien disciple de Sigmund Freud (1856-1939), a écrit une oeuvre prolifique. Sa vision de la psychanalyse a fait de lui un dissident, parce qu'elle se heurtait à l'orthodoxie freudienne. Après sa rupture avec le ''père'' de la psychanalyse, il développa sa propre thérapie: la ''psychologie analytique''. Son œuvre va beaucoup plus loin dans le domaine de l'inconscient que celle de Freud.

 

La rupture définitive entre Freud et son disciple Jung s'explique par le refus de ce dernier à accepter les postulats fondamentaux de la psychanalyse. Pour Freud, la libido (pulsion) est une énergie purement sexuelle. Il interprète tout en fonction de la sexualité, plus précisément par le concept du ''complexe d'Oedipe''.

 

C'est pour cette raison qu'on qualifie généralement son système psychologique de pansexualisme.

 

Pour Jung, la libido n'est pas une énergie strictement sexuelle. La libido est une énergie dynamique qui motive à l'action. Elle est le moteur de la motivation humaine. Elle se répand de manière globale dans le corps humain et dans l'âme jusque dans les tréfonds de l'inconscient.

 

Pour Freud, le complexe d'Oedipe est le refus des patients de regarder la réalité en face, trouvant racines dans les traumatismes refoulés de l'enfance. Pour Jung, le complexe d'Oedipe en tant qu'explication globale est insuffisant pour expliquer l'ensemble des névroses. Elles ne sont pas toutes liées aux traumatismes de l'enfance, mais peuvent être causés aussi par des événements récents.

 

Dans son oeuvre, Carl Gustav Jung a élaboré deux concepts qui rendent son héritage intellectuel si attrayant:

 

[1] L'existence d'un double inconscient: individuel et collectif

 

[2] Les archétypes

 

Laissons Carl Gustav Jung nous expliquer ce qu'est l'inconscient collectif:

 

''Apprécier la psyché inconsciente, la valoriser au point de la juger digne d’être une source de connaissance n’est nullement aussi illusoire que le prétend notre rationalisme occidental. Nous sommes portés à supposer que toute connaissance vient en dernière analyse de l’extérieur. Mais nous savons aujourd’hui avec certitude que l’inconscient détient des contenus, qui, s’ils pouvaient être rendus conscients, représenteraient un accroissement immense de connaissance.''

 

''l’inconscient humain recèle toutes les formes de vie et de fonctions héritées de la lignée ancestrale, de sorte qu’en chaque enfant préexiste une disposition psychique fonctionnelle, adéquate, antérieure à la conscience.''

 

''en elle sont déjà préformées toutes les fonctions de la psyché consciente. L’inconscient perçoit, à des intentions et des pressentiments, des sentiments et des pensées tout comme le conscient.''

 

''Il n’y a qu’une seule différence essentielle entre le fonctionnement conscient et […] inconscient de la psyché: le conscient, en dépit de son intensité et de sa concentration, est purement éphémère, accommodé seulement au présent immédiat et à son propre voisinage; il ne dispose par nature que des matériaux de l’expérience individuelle, répartis à peine sur quelques décennies. Sa mémoire pour le reste est artificielle [...]''

 

''[L’inconscient] n’est pas le produit d’expériences individuelles; il nous est inné, au même titre que le cerveau différencié avec lequel nous venons au monde […] Cela revient simplement à affirmer que notre structure psychique, de même que notre anatomie cérébrale, porte les traces phylogénétiques* de sa lente et constante édification, qui s’est étendue sur des millions d’années. Nous naissons en quelque sorte dans un édifice immémorial [...]''

 

*Depuis Darwin, il est communément admis que les êtres vivants descendent tous les uns des autres. Jusqu'aux années 1960, les comparaisons entre des morphologies, des comportements et des répartions géographiques des espèces étaient les seuls moyens disponibles pour construire des classifications d'espèces. La découverte que des protéines homologues (ou acides nucléiques) avaient des séquences en acides aminés (ou en bases) qui variaient d'une espèce à l'autre a fourni un nouveau moyen d'étude : la phylogénie.

 

''Nous avons parcouru toutes les étapes de l’échelle animale; notre corps en porte de nombreuses survivances: l’embryon humain présente, par exemple, encore des branchies […] Ainsi, nous traînons en nous dans la structure de notre corps et de notre système nerveux toute notre histoire généalogique; cela est vrai aussi pour notre âme qui révèle également les traces de son passé et de son devenir ancestral.'' (L'homme à la découverte de son âme)

 

L'homme conscient n'est pas un être complet pour Jung. Son Soi, c'est-à-dire la totalité de son être, se situe majoritairement dans son inconscient individuel.

 

À la différence de l'inconscient individuel qui dépend de son jumelage à une individualité, l'inconscient collectif est pour Jung une individualité à part entière possédant sa propre autonomie. Sa fonction est essentiellement l'archivage de toutes les pensées émises, de toutes les connaissances acquises, de toutes les émotions ressenties et toutes les expériences vécues par l'espèce humaine.

 

Il est possible pour l'inconscient individuel de récupérer ces éléments hérités de la grande lignée ancestrale de toutes les consciences individuelles qui se sont succédées depuis le début de l'histoire de l'humanité.

 

L'une des méthodes de l'inconscient individuel de récupérer les informations à partir de l'inconscient collectif est par l'intermédiaire du rêve. Le rêveur est, techniquement parlant, ''déconnecté'' de son état conscient lorsque son corps récupère l'énergie dépensée durant la journée. Durant l'activité onirique, l'inconscient individuel se ''reconnecte'' provisoirement sur l'inconscient collectif et en retire des informations qu'il pourra se servir à l'état diurne dans un processus purement intuitif.

 

Pour bien comprendre la relation entre le conscient et l'inconscient collectif, c'est comme l'utilisateur d'un ordinateur personnel qui symbolise le conscient. Le réseau internet auquel l'ordinateur personnel est connecté symbolise l'inconscient collectif. Lorsque l'utilisateur de l'ordinateur personnel cherche de nouvelles données, il les télécharge depuis le réseau internet. Il y a donc un processus de transfert de données qui s'opère du réseau internet jusqu'à l'ordinateur personnel. Le principe est le même pour le conscient et l'inconscient collectif. 

 

L'expérience de l'inconscient collectif démontre philosophiquement que tous les êtres vivants sont intimement reliés les uns aux autres dans un grand TOUT psychique. Toutes les expériences individuelles sans exception, aussi absurdes soient-telles, sont emmagasinées dans cette mémoire ancestrale.

Les archétypes
Vign_6

Laissons d'abord Carl Gustav Jung nous définir ce que sont les archétypes:

 

''Les archétypes sont comme des organes de la psyché pré-rationnelle. Ce sont des formes et des idées héritées, éternelles et identiques, d’abord sans contenu spécifique. Le contenu spécifique apparaît dans la vie individuelle où l’expérience personnelle se trouve captée précisément dans ces formes.'' (L'âme et la vie)

 

L'esprit, avant de s'incarner dans le véhicule charnel, est extralucide en comparaison de la conscience cérébrale.

 

Chaque conscience est plus ou moins développée dépendamment des expériences individuelles. Ces données expérientielles sont emmagasinées dans la mémoire de l'esprit grâce aux archétypes, des réceptacles psychiques.

 

L'archétype est à l'esprit ce que la neurone est au cerveau, à la différence que les contenus absorbés dans les archétypes ne disparaîtront jamais, puisque l'esprit est immortel.

 

Si les archétypes n'existaient pas dans l'esprit, l'individu n'apprendrait jamais rien. Il répéterait fréquemment les mêmes erreurs. Il ne gagnerait jamais en maturité. En résumé, il serait totalement incapable de raisonner.

 

On rapproche l'hypothèse des archétypes de Jung à l'hypothèse des Formes de Platon. Platon évoquait l'existence de contenus intelligibles indépendants de l'expérience sensible.

L'âme animale
Vign_rendre-chiot-propre

En approfondissant le thème de l'âme humaine, nous ne pouvons pas réduire au silence l'âme animale, puisque l'être humain est lui aussi un animal, un animal évolué intellectuellement. Le terme ''animal'' (du latin animus, qui signifie ''principe vital'') est chargé de préjugés; animal est synonyme de subalterne, inférieur, peu intelligent, inconscient, irresponsable, ayant peu de valeur, etc.

 

Les animaux sont nos alliés, mais ils sont surtout les grandes victimes de la cruauté innommable de l'homme s'exprimant par son insouciance des êtres différents de lui, la bêtise humaine à son paroxysme ! La faute retombe en grande partie sur le christianisme médiéval qui a été si mal interprété à travers les époques. Les dégâts du christianisme se répercutent encore de nos jours dans la psychologie inconsciente collective de l'humanité.

 

Les animaux peuvent aimer, s'amuser, être heureux ou malheureux, ressentir du plaisir et de la souffrance. Ils sont dotés de courage, de compassion et d'altruisme. Ils ne peuvent ni calculer ni fabriquer une machine, mais ils sont les compagnons les plus fidèles qui soient. Malgré tout cela, nous leur refusons le droit d'être nos égaux. Leur statut légal est le même qu'un objet inanimé dont on peut se débarrasser dès que l'attachement n'y est plus.

 

Les animaux sont des innocents dans le sens que leur instinct est primordial dans leurs comportements. Ils ne connaissent ni le bien ni le mal. Ils vivent dans le moment présent et sont incapables d'analyse intellectuelle, ce qui ne veut pas dire qu'ils ne sont pas intelligents. L'intelligence ne se manifeste pas seulement dans la parole et dans la pensée. L'intelligence se manifeste aussi dans l'action.

 

Dans son magnifique et très documenté ouvrage ''L'âme des animaux'', Jean Prieur fait l'éloge de l'animal dans toute sa splendeur spirituelle. Il y expose en détails les différentes perceptions que l'espèce humaine a entretenu envers les bêtes à travers l'histoire.

 

''Si l'on entend par âme la partie incorporelle de l'être, le siège de la sensibilité, de l'entendement et de la volonté, la source des pensées, des attachements et des passions, le sujet commun de toutes les modifications affectives et intelligentes de la conscience, oui, les animaux ont une âme. [...] Si l'on entend par âme le courage, les sentiments élevés, les instincts généreux d'une individualité considérée du point de vue moral, oui les animaux ont une âme. [...] Si l'on entend par âme un principe immatériel, mais cependant subtil et substantiel, se séparant du corps à l'heure de la mort; si l'on entend par âme un double de l'être à la ressemblance du vivant qu'il fut et lui permettant de continuer à vivre dans un autre monde, oui, les animaux ont une âme.''

 

''En ce qui concerne le monde étrange des insectes, monde froid, utilitaire et sans amour, on ne peut parler que d'âme-groupe, surtout quand il s'agit des insectes sociaux.''

 

''Oui, les animaux ont une âme. Si j'avais déclaré cela devant des Néolithiques, des Égyptiens, des Grecs, des Perses ou des Indiens, j'aurais enfoncé une porte ouverte. On m'aurait raillé d'énoncer une vérité première, comme on me raille aujourd'hui de ''tenir des propos farfelus''.

 

''C'est alors que Descartes, qui allait pour longtemps handicaper le mental européen, se débarrassa de l'âme sensitive en affirmant que les animaux étaient des automates et en réduisant à un pur mécanisme les facultés que l'homme possède en commun avec eux. Il ne restait plus, dans son système, que l'âme rationnelle dont l'attribut était la pensée.''

 

''Dès lors, les ponts étaient coupés entre l'homme occidental et la nature qui le porte et l'entoure. Le monde animal devenait suspect, toute manifestation intelligente de sa part était bientôt taxée de diabolisme. Une fois de plus, le satanisme s'emparait d'un territoire déserté par le christianisme.''

 

''Si l'on regarde de près, l'âme des animaux ne fait problème que depuis l'avènement de cette religion qui, comme Descartes, a toujours craint de compromettre la destinée humaine, en accordant aux animaux la moindre analogie spirituelle avec nous.''

 

''Il résulte des faits d'observation quotidienne rapportés dans ce livre que les phénomènes affectifs présentés par les animaux supérieurs qui vivent dans notre entourage sont tout à fait semblables à ceux observés chez les humains. Il s'agit de toute évidence d'une différence de degré et non de nature.''

 

''L'idée de frère inférieur, qui est une idée récente, ne vient pas à l'esprit de l'homme de la Préhistoire ni à celui de l'Antiquité. Pour eux l'animal est un être mystérieux doué de connaissances et de pouvoirs redoutables, une créature qu'ils savent antérieure et même supérieure à eux. L'instinct dans sa continuité, dans sa perfection, leur paraît relever de la science divine.''

 

''L'Égyptien croit à l'existence de l'âme animale ainsi qu'à sa survie, puisqu'il fait des momies de bœufs, de chats, de faucons, d'ibis... L'Égyptien croit aussi que l'homme a des devoirs envers les animaux, sacrés ou non, domestiques ou sauvages, et qu'à son dernier jour il devra rendre compte de ses actes à leur égard.''

 

''Les textes religieux de l'Inde ont de tout temps protégé l'animal contre la cruauté de l'homme. Les lois écrites de Manou assignent le soin des bestiaux à la caste des Vaisyas [...] La loi (non écrite) de Karma s'étend à tous les êtres vivants sans exception: les animaux, les hommes, les esprits, et même les dieux lui sont pareillement soumis. Tout acte, bon ou mauvais, mental ou physique, s'il résulte d'une décision lucide, produit un fruit qui mûrit peu à peu et retombe tôt ou tard sur son auteur sous la forme d'une récompense ou d'un châtiment. Il est indifférent que cet acte ait eu pour objet un homme ou un animal.''

 

''A plusieurs reprises, l'Ancien Testament dans sa première partie établit que les animaux ont une âme, une responsabilité, et nous expose nos devoirs à leur égard. Certes, il ne parle point de leur survivance, mais il ne parle pas davantage de la survivance humaine [...] La responsabilité implique l'existence d'une âme individuelle, consciente et libre; or, la responsabilité animale est reconnue dès la Genèse: ''Votre sang à vous, j'en demanderai compte à cause de vos âmes; j'en demanderai compte à tout animal'' (IX, 5).

 

''Les relations entre le monde humain et le monde sub-humain se détériorent à partir du millenium médiéval: âge de fer pour les animaux comme pour les hommes. Le Moyen Age, qui voit le diable partout, le détecte surtout dans les animaux sur lesquels il projette toutes ses angoisses, tous ses fantasmes. La sorcellerie s'en prend aux chauves-souris, aux crapauds, aux boucs, aux chiens, et principalement à tout ce qui porte pelage ou plumage noirs. A leur tour, les tribunaux ecclésiastiques, chargés de combattre les activités démoniaques, réelles ou imaginaires, envoient au bûcher des fourniers de sorciers et de sorcières avec leurs compagnons à quatre pattes. Les procès d'animaux se multiplient, on leur refuse une âme, mais on leur attribue la responsabilité, on les accuse de crime ou de complicité, on leur lit des sentences, on les soumet au même régime que leurs maîtres, c'est-à-dire la torture, et les hurlements qu'ils poussent sont considérés comme autant d'aveux.''

 

''L'homme, le seul être avec lequel Dieu communique [...] devrait agir en médiateur, en intercesseur entre le monde animal et le monde divin. Ni bête ni ange, il participe des deux natures qu'il doit réconcilier en lui.''

 

''La condition de l'animal ne s'améliore pas à la Renaissance, époque d'anthropolâtrie déchaîné. Il demeure aux yeux des humains l'être grossier, matériel, dépourvu de sens et d'intelligence, en un mot: la brute''

 

''Un nouveau Moyen Age, un nouvel âge de fer commençait aussi implacable pour les bêtes que pour les hommes. La torture, que l'on croyait reléguée au musée des horreurs, allait faire une rentrée triomphale sur la scène du monde et, sous le nom de vivisection, s'attaquer à des millions d'animaux de toutes races. Par vivisection, il faut entendre non seulement les ablations pratiquées sur des animaux vivants, mais aussi les inoculations de maladies, les affamations, les interventions électriques, les brûlures [...] Jusqu'alors ils avaient été les victimes de la chasse, de la gastronomie, de la mode, du sadisme, de la magie, des religions, ils allaient désormais être sacrifiés à une nouvelle divinité encore plus féroce que les précédentes: la Science.''

 

''Mais tout ce qui se fait contre l'animal se fait aussi bien contre l'homme, leurs deux destins sont inséparables. Comment ne pas établir un parallèle mystérieux et tragiques entre les expériences diaboliques sur les chiens, les chats et les singes, et celles sur les Juifs et les Tziganes; entre les animaux cousus ensemble et les jumeaux que le Mengele d'Auschwitz cousait par le dos; entre les trains où des chevaux restent des jours sans eau ni nourriture et les trains de la mort où les déportés croupissaient dans des conditions identiques; entre les fours où l'on cuit des chats vivants et les fours crématoires qui n'ont pas brûlé que des cadavres''

 

''La souffrance animale a quelque chose d'obsédant. Je sais qu'on va m'objecter: et la souffrance humaine? Mais les deux sont liées, le destin de la bête est inséparable du destin de l'homme. Dans le domaine si riche des abominations, on commence toujours par la première pour finir par le second [...] Il est remarquable que les philosophes qui réduisent à l'instinct l'intelligence et l'affectivité des animaux sont aussi ceux qui passent sous silence l'existence du corps subtil et la réalité du monde spirituel; ils nous présentent une vision du monde aussi fragmentaire, aussi dépassée, aussi archaïque que le système de Ptolémée.''

 

''Mais s'ils n'ont ni la foi, ni l'espérance, ils ont l'essentiel, c'est-à-dire l'amour, au sens le plus pur de ce mot. L'amour humain est fragile, il est à la merci d'une parole maladroite, du plus léger froissement, d'une saute d'humeur. L'amour animal est autrement plus solide. Quand il se donne, c'est pour toujours, c'est jusqu'à la mort et même au-delà, puisque les bêtes ont part à l'éternel revoir, puisque certaines sont revenues pour nous en assurer.'' (L'âme des animaux) 

 
Vign_migrationoiseaux

On affirmera ce que l'on voudra sur l'âme animale, qu'on juge qu'elle existe ou non, il y a cependant une évidence que nous ne pouvons pas ignorer au sujet des bêtes: elles possèdent un sixième sens beaucoup plus développé comparé à nous, pauvres humains dont le mental est constamment entravé par une rationalité intransigeante et un vocabulaire strict. C'est justement en raison que leur mental n'est pas entravé par des abstractions du langage que les animaux peuvent communiquer plus aisément avec leur intuition naturelle. Ils se laissent guider par des impulsions qui les dépassent.

 

Dans son ouvrage ''Le 6e sens des animaux'', le vétérinaire émérite Dr. Philippe de Wailly (membre d'honneur de l'American Veterinary Historical Society et ex-président de l'Académie vétérinaire de France) accumule les preuves écrasantes que les animaux possèdent des facultés extraordinaires que la science actuelle ne parvient pas encore à expliquer. Ces perceptions extrasensorielles sont encore trop sophistiquées pour une science qui demeure encore dans le confinement des explications strictement matérialistes. Si ces perceptions extrasensorielles sont à la portée des animaux, nous en déduisons qu'elles peuvent être à la portée des hommes.

 

''Tout au long de ma carrière, j'ai observé chez les animaux d'innombrables preuves d'attachement, d'amour, de dévouement voire de sacrifice. J'ai essayé de comprendre des comportements exceptionnels, d'interpréter des promesses et des actions positivement surhumaines. Et, surtout, je me suis intéressé à toute une série de phénomènes mystérieux qui échappent à notre logique cartésienne et nous entraînent dans les trous noirs de la connaissance: télépathie, communication avec l'au-delà, voyages extraordinaires pour retrouver un maître dans un lieu inconnu ou pour regagner son gîte, prémonition de la mort, prévision des catastrophes, manifestation d'amour ou de solidarité, etc., tout ce que, faute de mieux, nous qualifions de ''paranormal''. C'est le sixième sens des animaux, familiers ou non, qui nous entraîne par des chemins mystérieux, dangereux, vers tout ce que nous ignorons ou ne connaissons pas encore.''

 

''Les animaux reçoivent plus souvent que nous des messages de provenance inconnue. On sait depuis toujours qu'une intense agitation règne dans les troupeaux vingt-quatre heures avant un tremblement de terre; ou encore que les oiseaux quittent en masse les lieux pareillement menacés. [...] Plus proches que nous de la nature, jouissant d'une personnalité pétrie de sensibilité plus que d'intelligence et que nulle contingence intellectuelle ne vient distraire, ils sont plus à même que nous de capter ce que, faute de mieux, nous nommerons des ''ondes.''

 

''La science est, dans l'état actuel des choses, incapable d'apporter une réponse. Aussi bien, ces observations sont sporadiques, accidentelles, non répétitives, d'où le scepticisme des scientifiques orthodoxes qui ont tendance à les interpréter comme des hasards, des coïncidences, voire des confusions d'identité. [...] Quel que soit notre attachement à la rigueur scientifique et à la recherche de l'objectivité, il nous paraît impossible de les ignorer. [...] Si nous sommes pour le moment incapables de déterminer la nature véritable des liens invisibles qui peuvent s'instaurer entre animaux et humains, nous avons trop confiance dans la science pour ne pas supposer et espérer qu'elle trouvera dans les décades qui viennent des explications tout à fait rationnelles et évidentes, qu'elle saura déterminer enfin ces interconnexions psychiques que nous allons évoquer et qui demeurent empreintes de mystère.''

 

''Il est acquis que, dans de nombreux domaines, les animaux, appelés jadis nos frères inférieurs, nous sont très supérieurs. L'odorat du chien, on le sait, est mille fois plus développé que le nôtre (un spécialiste américain, Dennis Bardens, dit même: dix mille fois) et lui permet de repérer à plusieurs kilomètres les phéromones (signaux olfactifs) émis par des femelles en chaleur; l'odorat du chien - et à un degré moindre celui du chat - perçoit la peur ou la nervosité chez l'homme ou la femme. J'ai observé chez des chiens des comportements d'inquiétude une heure avant le déclenchement d'une crise de leur maître épileptique: certains sont capables de détecter par avance l'hypoglycémie de leur propriétaire diabétique, ou encore l'apparition d'une pause respiratoire chez un nourrisson bien avant le médecin ou la sage-femme.''

 

''Selon moi, le psy-trailing, dont nul ne peut nier l'existence, trouvera un jour son explication scientifique. Et, en vérité, il ne se passe pas de semaines qu'on me cite un nouveau cas défiant la raison. [...] Il y a forcément un sixième sens qui complète la vue, l'ouïe et l'odorat pour le déplacement dans l'espace et qui permet à certaines espèces comme le chien, le chat ou le pigeon voyageur, d'entreprendre des voyages sur de longues distances. Peut-être s'agit-il d'un don leur permettant de ressentir d'infimes variations du champ magnétique terrestre afin de mieux s'orienter? Des chercheurs américains, partant du principe que ce type d'exploit impliquait toujours un lien affectif puissant entre l'homme et l'animal, ont exploré la piste de la télépathie: ce serait la transmission de pensée qui permettrait aux animaux de se diriger à travers les immensités ou de localiser leur maître dans la foule; ils ont donné à cette théorie le nom de psy-trailing, ou pistage mental.''

 

''Il est avéré que les animaux - ou du moins certains d'entre eux - ont le pouvoir inexplicable et inexpliqué à ce jour de prévoir les grands désastres, en particulier les tremblements de terre. [...] À Skopje, en Yougoslavie, le 26 juillet 1963, on observa des mouvements de panique chez les chevaux, dans les poulaillers, un quart d'heure avant la secousse. Les survivants firent état, au même moment, de hurlements de chiens. [...] Les Chinois ont étudié le comportement des yaks, des pandas et des cygnes qui, d'après eux, sont les premiers, en cas de séisme, à manifester de la peur.''

 

''Chacun sait que les oiseaux, dont le vol était utilisé par les devins de l'Antiquité pour prévoir l'avenir, sont avertis avant les hommes des catastrophes qui les menacent - tremblement de terre, éruption volcanique, typhon, cyclone, incendie de forêt, inondation, etc. [...] Les animaux sauvages ont, eux aussi, dans des circonstances de crise des comportements qui ne peuvent s'expliquer que par une préconnaissance du danger.''

 

''C'est souvent grâce aux animaux que les enfants acquièrent progressivement le sens de leurs responsabilités et la notion de tolérance; ils prennent également conscience de la protection qu'ils doivent exercer à l'égard des êtres les plus faibles. Cela explique en partie pourquoi les jouets les plus répandus représentent des animaux familiers.''

 

''Un sixième sens gère les rapports de l'animal familier avec la mort - avec la sienne qu'il accepte comme une nécessité - , mais aussi avec celle de ceux auxquels il s'est attaché, hommes ou bêtes. Il me semble aussi que ce lien - échappant là encore à l'analyse rationnelle - établi entre les animaux et nous soit particulièrement alerté quand la mort, d'un côté ou de l'autre, fait son apparition. [...] Chez nos frères animaux, ce rejet et cette occultation - d'ailleurs bien compréhensible - n'existent pas. Pour eux, la vie et la mort ne font qu'un; et le moment venu, ils se soumettent avec simplicité à l'appel du destin. [...] C'est cette acceptation et cette familiarité avec la mort qui permettent à certains animaux de l'anticiper, de la ressentir à distance, en contradiction avec toutes les lois de notre logique, et au-delà de toute explication.''

 

''Une femme célèbre pour ses dons médiumniques, Mme Kingstone, était aussi une grande amie des animaux. Elle entrait en transes et voyait autour de ceux qui la consultaient des ''esprits'' dont elle donnait souvent l'identité. Au cours d'une séance, elle distingua autour d'une femme une grande quantité d'animaux, et en particulier un chien qu'elle décrivit. ''Je suis vétérinaire et cet animal ne m'a pas quittée et pendant des années'', lui dit sa cliente médusée. À l'occasion d'une autre séance, Mme Kingstone vit deux grands chiens auprès d'un large panier: sa cliente s'évanouit d'émotion. Ces deux chiens qu'elle adorait étaient morts depuis dix ans ! Dans une autre circonstance, elle eut la vision d'un chat qui avait disparu de son domicile. Elle réussit à le localiser, et le propriétaire le récupéra. [...] Je suis en effet persuadé que les animaux, et en particulier les chats, possèdent des pouvoirs médiumniques; dans certaines situations, ils peuvent servir de passerelle avec l'au-delà. [...] Tout au long de ma carrière, j'ai recueilli de nombreux récits dans lesquels on voit surgir des fantômes d'animaux familiers, des spectres, des apparitions ou des animaux médiums à travers lesquels s'établit une communication avec le royaume des ombres. Tous les témoins sont dignes de foi, je ne me prononce pas sur le crédit qu'on doit leur accorder. Plusieurs de mes clients m'ont assuré, avec une bonne foi absolue, que leur chien, leur chat, voire leur cheval familier s'était matérialisé sous leurs yeux après sa disparition.'' (Le 6e sens des animaux)

Sources

Serge Girard, ''Messages de l'au-delà, La vie sur Terre et celle de l'après-mort'', Éditions J.C.L, ISBN 2-89430-255-X, 1990, 333 pages.

 

Allan Kardec, ''Le livre des Esprits'', Éditions de Mortagne, ISBN 2-89074-060-9, 1983-1987, Ottawa, 502 pages.

 

Janine Fontaine, ''La médecine des chakras'', Éditions Robert Laffont, ISBN 2-266-07778-3, France, 1993, 283 pages.

 

Annick de Souzenelle, ''Le symbolisme du corps humain, de l'arbre de vie au schéma corporel'', Éditions Dangle, ISBN 2-7033-0263-0, 1984, 467 pages.

 

Winifred G. Barton, ''L'aura humaine'', Éditions de Mortagne, ISBN 2-89074-124-9, Canada, 1971, 187 pages.

 

Jean Prieur, ''L'aura et le corps immortel'', Éditions Robert Laffont, collection Les portes de l'étrange, ISBN 2-221-00262-8, Paris, 1979, 275 pages.

 

Dr Alexander Lowen, ''La Bio-énergie'', Éditions du Jour Tchou, ISBN 0-7760-0732-7, New York, 1976, 310 pages.

 

Henry G. Tietze, ''Votre corps vous parle écoutez-le!'', Le jour éditeur, ISBN 2-89044-394-9, 1985, 211 pages.

 

Jean Prieur, ''L'âme des animaux'', Robert Laffont, collection Les aventures de l'esprit, ISBN 978-2-221-09441-9, 1986, 290 pages.

 

Dr. Philippe de Wailly, ''Le 6e sens des animaux'', Éditions du Rocher, ISBN 2-268-04000-3, 2001, 210 pages.  

 
© 2011-2015
Créer un site avec WebSelf