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PHILOSOPHIE SPIRITUALISTE
Réveillez l'ange en vous
 
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''La crainte de l'Éternel est le commencement de la science; les insensés méprisent la sagesse et l'instruction.''

                                                                                                                 Proverbes 1, 7

La tradition primordiale

Il existe une tradition primordiale, un enseignement purement spirituel qui n'a été conçu par aucune intelligence humaine aussi brillante soit-elle, dont s'est inspiré tous les grands maîtres spirituels à travers l'histoire comme Zoroastre, Mani, Bouddha, Moïse, Jésus, Mahomet, etc.

 

Cet enseignement supra-humain est présent dans tout l'univers; il existe sous une forme vibratoire ou ondulatoire.

 

Il est présent tout autour de nous et il attend patiemment que vous y soyez réceptif pour y puiser les principes fondamentaux de l'univers, de la Terre, de l'être humain et de l'existence dans toute sa splendeur.

 

La tradition primordiale est la source originelle de toutes les religions.

 

Après la disparition des grands prophètes, les prêtres qui leur ont succédé l'ont tous plus ou moins déformés à défaut d'une interprétation claire et juste afin de s'en servir à des fins socio-politiques.

 

Un facteur important de la modification du message originel consiste en ce que chaque religion est adaptée à la culture à laquelle elle appartient.

 

Chaque tradition utilise ses propres mots, ses propres interprétations, mais dans ce tronc commun se trouve la vérité universelle.

 

La tradition primordiale doit être considérée comme une spiritualité universelle dont les préceptes n'obéissent à aucune détermination culturelle.

 

Elle s'adresse sans exception à tous les êtres humains honnêtes et sincères qui désirent s'instruire avec une ouverture d'esprit suffisamment large, qui ne sont assujettis à aucuns préjugés ou dogmes.

 

Comment les anciens prophètes sont-ils parvenus à puiser des éléments de savoir à partir de la source originelle ?

 

Comment nos sens de la vue et de l'ouïe perçoivent-ils les stimuli environnants ?

 

L'oeil capte la lumière qui est un rayonnement (une onde) appelé ''spectre visible''.

 

L'oeil peut capter une longueur d'onde se situant entre 380 et 780 nanomètres.

 

L'oeil ne peut pas capter le rayonnement ultraviolet (inférieur à 380 nm) ni le rayonnement infrarouge (supérieur à 780 nm).

 

L'oreille capte les sons qui est une fréquence (une onde).

 

L'oreille peut capter une fréquence se situant entre 20 et 20 000 hertz.

 

L'oreille ne peut pas capter les infrasons (inférieurs à 20 hz) ni les ultrasons (supérieurs à 20 000 hz).

 

Ce qu'il est essentiel de retenir, c'est que les ondes environnantes, d'abord captées par les organes des sens, sont ensuite décodées par le cerveau.

 

Si nous pouvons voir des formes et des couleurs et entendre des sons, c'est que le cerveau parvient à convertir ces ondes en formes, en couleurs et en sons.

 

Sans les organes sensoriels et le cerveau, la lumière et le son seraient imperceptibles.

 

Ce n'est donc pas avec les yeux que nous voyons ni avec les oreilles que nous entendons, mais bien avec le cerveau.

 

Le principe est le même pour les ondes radiophoniques.

 

À l'état d'ondes, ni l'oreille humaine ni le cerveau ne peuvent les capter.

 

Cependant, grâce à une antenne et à un convertisseur (poste de radio) qui convertissent ces ondes en sons, il est possible de capter une émission de radio.

 

Sans ces deux éléments indispensables, les ondes radiophoniques demeurent imperceptibles, mais cela ne les empêchent pas d'exister de façon permanente autour de nous.

 
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C'est la même chose pour l'esprit.

 

L'esprit est pourvu d' ''organes'' appelés chakras.

 

Le chakra se situant entre les deux yeux est appelé ''troisième oeil''.

 

Le troisième oeil est capable de percevoir des fréquences que ni les organes des sens ni le cerveau ne peuvent décoder.

 

Il existe dans tout l'univers une fréquence informationnelle connue sous le nom d'annales akashiques qui capte et enregistre de toute éternité les pensées, idées ou images produites par tous les êtres capables de raisonner.

 

Lorsque nous pensons à une idée, elle semble d'abord surgir du néant.

 

En réalité, elle surgit de notre inconscient, le ''puit sans fond'' de notre âme.

 

Dès qu'une idée traverse notre conscience, elle peut soit s'évaporer soit subsister durant un certain temps dans notre mémoire avant de s'en retourner dans notre inconscient.

 

Lorsque Dieu pense, ce qu'il pense demeure éternellement sous forme vibratoire dans l'univers.

 

La fréquence informationnelle est en quelque sorte la ''mémoire de Dieu'' dans laquelle nous pouvons puiser un savoir ou une sagesse pour notre évolution spirituelle.

 

Pour puiser des connaissances dans les annales akashiques, il faut d'abord être réceptif.

 

Il faut disposer notre esprit à les capter en s'ouvrant à toutes les possibilités, un peu comme lorsque nous cherchons une fréquence particulière avec un poste de radio.

 

Un individu qui ne croit ni en Dieu ni en la possibilité de communiquer avec lui ferme son esprit à toute réceptivité.

 

Un individu qui, sans y croire dur comme fer, admet la possibilité que Dieu existe et qu'il est possible de communiquer avec lui, est plus réceptif.

 

Celui qui a reçu de Dieu l'illumination est tout à fait disposé à recevoir des connaissances.

 

L'esprit disposé à s'instruire devient une véritable antenne émettrice-réceptrice.

 

De cette façon, il est capable de convertir les ondes de la fréquence informationnelle en un enseignement d'ordre supérieur.

 

Les anciens prophètes, que beaucoup d'adeptes admirent comme des hommes saints, étaient-ils des élus de Dieu ?

 

L'explication est plutôt celle-ci: ils étaient des hommes ordinaires, profondément pieux, donc plus réceptifs à recevoir cet enseignement supra-humain.

La révélation divine de Socrate
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La mort du penseur Socrate, suite à son procès et à sa sentence, est sans aucun doute l'un des drames historiques les plus tristement célèbres relatés dans les pages de Platon, son plus brillant disciple.

 

L'enseignement de Socrate influença Platon à un degré spirituel si élevé que même les érudits ne peuvent pas encore soupçonner un tel impact, restant confinés dans les limites étroites de la transmission académique.

 

La thèse que nous voulons défendre est la suivante: Socrate était-il inspiré par la tradition primordiale ?

 

Nous pensons que Socrate était un prophète au service de Dieu, un précurseur du christ, un proto-messie venu enseigner aux grecs la vraie voie du Dieu unique.

 

Dans ''Phédon'', un dialogue de Platon, il raconte la dernière nuit de son maître Socrate en compagnie de ses disciples.

 

Le temps d'une nuit Socrate leur partage un dernier système philosophique que nous pouvons qualifier de spirituel, traitant du sort qui attend les âmes après la mort.

 

Socrate est sur le point de boire un poison mortel, la ciguë, alors ce sujet le concerne intimement.

 

Les érudits soutiennent que les descriptions employées dans Phédon ne sont que des symboles.

 

Or, nous proposons la thèse inverse, que Socrate disait vrai.

 

Nous posons l'hypothèse que Socrate a partagé à ses disciples les enseignements qu'il a reçu de son daimon, un génie familier ou un ange-gardien, intermédiaire entre les dieux et les hommes prodiguant des conseils.

 

Dans ce dialogue, Platon a voulu rendre un dernier hommage à son maître en diffusant les préceptes de cet enseignement mystique qui, étrangement, concorderont avec la prédication du christ.

 

Socrate fut accusé par Mélitus de corrompre la jeunesse en leur apprenant de faux savoirs.

 

Cette accusation est demeurée sans fondement, car Socrate a toujours affirmé que sa sagesse consistait en ce qu'il ne savait rien.

 

Suite à une révélation de l'oracle de Delphes qui plaçait Socrate au rang du plus sage des hommes, il passa le reste de sa vie à examiner les supposés connaissances des habitants d'Athènes, en particulier les sophistes qui vendaient leur savoir à ceux prêts à les rémunérer.

 

Ce qui a choqué les athéniens, pour la plupart, est que Socrate leur faisait prendre conscience que leurs supposées connaissances n'avaient peu ou aucune valeur.

 

Un autre événement allait précipiter Socrate à sa condamnation à mort.

 

Contre tous les citoyens, il s'opposa à la mise à mort précipitée de dix généraux qui avaient négligé d'ensevelir les cadavres de ceux qui avaient péri lors du combat naval des Arginuses.

 

Après sa défaite contre Sparte lors de la guerre du Péloponnèse, Athènes avait goûté amèrement au régime oligarchique des trente tyrans établi par Critias, un de ses disciples.

 

L'affront de Socrate eut lieu peu après la dissolution de ce gouvernement alors que la démocratie athénienne nouvellement rétablie était encore chancelante.

 

Sans oublier que Socrate était aussi associé à Alcibiade, un autre de ses disciples.

 

Ce ''valeureux'' citoyen sur lequel la cité avait placé tant d'espoir, mais qui se révéla plus tard être un traître.

 

Face à ses accusateurs, Socrate a choisi la mort, lui qui était déjà très âgé, plutôt que de nier ses convictions les plus profondes.

 

D'ailleurs, ce procès rappelle étrangement celui du christ.

 
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Apologie de Socrate

 

Ce dialogue de Platon est composé essentiellement d'un long monologue de Socrate qui lui sert de défense devant ses juges.

 

''Ce phénomène extraordinaire s’est manifesté en moi dès mon enfance ; c’est une voix qui ne se fait entendre que pour me détourner de ce que j’ai résolu, car jamais elle ne m’exhorte à rien entreprendre : c’est elle qui s’est toujours opposée à moi, quand j’ai voulu me mêler des affaires de la république, et elle s’y est opposée fort à propos ; car sachez bien qu’il y a longtemps que je ne serais plus en vie, si je m’étais mêlé des affaires publiques, et je n’aurais rien avancé ni pour vous, ni pour moi.''

 

Socrate a qualifié de phénomène extraordinaire une voix qui s'est manifestée à lui dès son enfance.

 

Cette voix était-elle vraiment une voix qu'il pouvait entendre par télépathie ou par clairaudience ou s'agit-il d'une forte intuition ?

 

Ce qu'il dit est que cette voix l'a longtemps empêché de se mêler des affaires politiques de la cité au risque de mourir prématurément.

 

À la lumière de ce que nous savons, Socrate possédait sans doute le don de médiumnité que peu de ses contemporains possédaient à l'époque, sinon il ne l'aurait pas qualifié d' ''extraordinaire'' !

 

''C’est donc la peine de mort que cet homme réclame contre moi ; à la bonne heure ; et moi, de mon côté, Athéniens, à quelle peine me condamnerai-je ? Je dois choisir ce qui m’est dû.''

 

''Point n’avoir pas eu la patience d’attendre un peu de temps, Athéniens, vous allez fournir un prétexte à ceux qui voudront diffamer la république ; ils diront que vous avez fait mourir Socrate, cet homme sage ; car pour aggraver votre honte, ils m’appelleront sage, quoique je ne le sois point.''

 

''Mais si vous aviez attendu encore un peu de temps, la chose serait venue d’elle-même ; car voyez mon âge ; je suis déjà bien avancé dans la vie, et tout près de la mort.''

 

''Je m’en vais donc subir la mort à laquelle vous m’avez condamné, et eux l’iniquité et l’infamie à laquelle la vérité les condamne.''

 

''Pour moi, je m’en tiens à ma peine.''

 

''En effet, peut-être est-ce ainsi que les choses devaient se passer (destin); et, selon moi, tout est pour le mieux.''

 

''Après cela, ô vous qui m’avez condamné, voici ce que j’ose vous prédire ; car je suis précisément dans les circonstances où les hommes lisent dans l’avenir, au moment de quitter la vie.''

 

''Je vous dis donc que si vous me faites périr, vous en serez punis aussitôt après ma mort par une peine bien plus cruelle que celle à laquelle vous me condamnez; en effet, vous ne me faites mourir que pour vous délivrer de l’importun fardeau de rendre compte de votre vie: mais il vous arrivera tout le contraire, je vous le prédis, car si vous pensez qu’en tuant les gens, vous empêcherez qu’on vous reproche de mal vivre, vous vous trompez.''

 

Socrate prophétise au tribunal qu'ils seront punis pour avoir condamné à mort un homme innocent.

 

Ayant reçu son enseignement de la tradition primordiale, Socrate connaît les conséquences attribuées au Karma: ceux qui font périr un innocent devront expier leur faute.

 

''Je veux vous raconter, comme à mes amis, une chose qui m’est arrivée aujourd’hui; il m’est arrivé quelque chose d’extraordinaire.''

 

''Cette inspiration prophétique qui n’a cessé de se faire entendre à moi dans tout le cours de ma vie, qui dans les moindres occasions n’a jamais manqué de me détourner de tout ce que j’allais faire de mal, aujourd’hui qu’il m’arrive ce que vous voyez, ce qu’on pourrait prendre, et ce qu’on prend en effet pour le plus grand de tous les maux, cette voix divine a gardé le silence ; elle ne m’a arrêté ni ce matin quand je suis sorti de ma maison, ni quand je suis venu devant ce tribunal, ni tandis que je parlais, quand j’allais dire quelque chose.''

 

''Cependant, dans beaucoup d’autres circonstances, elle vint m’interrompre au milieu de mon discours ; mais aujourd’hui elle ne s’est opposée à aucune de mes actions, à aucune de mes paroles : quelle en peut être la cause ?''

 

''Je vais vous le dire ; c’est que ce qui m’arrive est, selon toute vraisemblance, un bien ; et nous nous trompons sans aucun doute, si nous pensons que la mort soit un mal.''

 

Socrate a affirmé que sa mort est un bien; qu'elle fait partie d'un plan divin magnifiquement orchestré, que son destin était de mourir précisément à ce moment de l'histoire, non avant et non après.

 

''Voici encore quelques raisons d’espérer que la mort est un bien.''

 

''Il faut qu’elle soit, de deux choses l’une, ou l’anéantissement absolu et la destruction de toute conscience, ou, comme on le dit, un simple changement, le passage de l’âme d’un lieu dans un autre.''

 

''Si la mort est la privation de tout sentiment, un sommeil sans aucun songe, quel merveilleux avantage n’est-ce pas que de mourir ?''

 

''Mais si la mort est un passage de ce séjour dans un autre, et si ce qu’on dit est véritable, que là est le rendez-vous de tous ceux qui ont vécu, quel plus grand bien peut-on imaginer, mes juges ?''

 

''Combien ne donnerait-on pas pour s’entretenir avec Orphée, Musée, Hésiode, Homère ?''

 

''Quant à moi, si cela est véritable, je veux mourir plusieurs fois (allusion à la réincarnation).''

 

''O pour moi surtout l’admirable passe-temps, de me trouver là avec Palamède, Ajax fils de Télamon, et tous ceux, des temps anciens, qui sont morts victimes de condamnations injustes !''

 

Soit il n'y a rien après la mort et cela est un bien pour tous, car les criminels ne seront pas punis ni les justes récompensés, soit la mort est une étape intermédiaire menant à un état spirituel.

 

Pour Socrate, la seconde option est la meilleure parce qu'il se retrouvera parmi les ancêtres, des hommes illustres qui ont vécu jadis et avec lesquels il pourra s'entretenir pour l'éternité !

 

''C’est pourquoi, mes juges, soyez pleins d’espérance dans la mort, et ne pensez qu’à cette vérité, qu’il n’y a aucun mal pour l’homme de bien, ni pendant sa vie ni après sa mort, et que les dieux ne l’abandonnent jamais; car ce qui m’arrive n’est point l’effet du hasard; et il est clair pour moi que mourir dès à présent, et être délivré des soucis de la vie, était ce qui me convenait le mieux ; aussi la voix céleste s’est tue aujourd’hui, et je n’ai aucun ressentiment contre mes accusateurs, ni contre ceux qui m’ont condamné, quoique leur intention n’ait pas été de me faire du bien.'' (Platon, Apologie de Socrate)

 

L'homme de bien n'a rien à craindre de Dieu parce que dans l'autre monde les âmes qui ont vécu conformément au bien connaîtront la félicité éternelle.

 

Socrate a pardonné à ses accusateurs comme le prescrira plus tard le christ: ''Pardonnez à vos ennemis leurs offenses.''

 
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Phédon

 

C'est Phédon, l'homme qui donne son nom au dialogue de Platon, qui raconte à Echécrate les dernières heures qui se déroulèrent dans la cellule de Socrate entre le maître et ses disciples.

 

''En ce qui me concerne, les sentiments que sa présence éveillait en moi étaient vraiment extraordinaires.''

 

''J’avais beau penser que j’assistais à la mort d’un ami, je ne ressentais pas de pitié ; car il me semblait heureux, Echécrate, à en juger par sa manière d’être et ses discours, tant il montrait d’intrépidité et de bravoure devant la mort, si bien que je me prenais à penser que, même en allant chez Hadès (l'au-delà), il y allait avec la faveur des dieux et qu’arrivé là-bas, il y serait heureux autant qu’on peut l’être.''

 

(1) Socrate attendait la mort avec sérénité parce qu'il était convaincu de la véracité des paroles de son daimon qui l'a guidé durant toute sa vie.

 

''Souvent, dans ma vie passée, j’ai eu la visite du même songe ; il apparaissait tantôt sous une forme, tantôt sous une autre, mais il me disait toujours la même chose : ''Socrate, fais œuvre de poète et cultive la musique.''

 

(2) Le daimon apparaissait en songe à Socrate, moyen couramment utilisé par les anges-gardiens pour communiquer avec les hommes durant leur sommeil.

 

''Dis-nous donc, Socrate, sur quoi l’on peut bien se fonder, quand on prétend que le suicide n’est pas permis.''

 

''Pour ma part, pour en revenir à ta question de tout à l’heure, j’ai déjà entendu dire qu’on n’a pas le droit de se tuer.''

 

''Cette opinion, ainsi présentée, peut paraître déraisonnable, reprit Socrate ; elle n’est pourtant pas sans raison.''

 

''Ce sont des dieux qui s’occupent de nous et que, nous autres hommes, nous sommes un des biens qui appartiennent aux dieux.''

 

''Ne crois-tu pas que cela soit vrai ?''

 

''Si l’on se place à ce point de vue, peut-être n’est-il pas déraisonnable de dire qu’il ne faut pas se tuer avant que Dieu nous en impose la nécessité, comme il le fait aujourd’hui pour moi.''

 

(3) La plupart des religions proscrivent le suicide, et pour cause, ce geste n'apporte aucune paix au trépassé.

 

Seul Dieu décide du moment de la mort. 

 

''Assurément, Simmias et Cébès, poursuivit-il, si je ne croyais pas trouver dans l’autre monde, d’abord d’autres dieux sages et bons, puis des hommes meilleurs que ceux d’ici, j’aurais tort de n’être pas fâché de mourir.''

 

''Mais soyez sûrs que j’espère aller chez des hommes de bien ; ceci, je ne l’affirme pas positivement ; mais pour ce qui est d’y trouver des dieux qui sont d’excellents maîtres, sachez que, si l’on peut affirmer des choses de cette nature, je puis affirmer celle-ci positivement.''

 

(4) Socrate sait qu'il trouvera dans l'au-delà de grands maîtres de sagesse qu'il désigne par les ''dieux'' avec qui il perfectionnera son éducation.

 

''Car le corps nous cause mille difficultés par la nécessité où nous sommes de le nourrir ; qu’avec cela des maladies surviennent, nous voilà entravés dans notre chasse au réel.''

 

''Il nous remplit d’amours, de désirs, de craintes, de chimères de toute sorte, d’innombrables sottises, si bien que, comme on dit, il nous ôte vraiment et réellement toute possibilité de penser.''

 

''Guerres, dissensions, batailles, c’est le corps seul et ses appétits qui en sont cause ; car on ne fait la guerre que pour amasser des richesses et nous sommes forcés d’en amasser à cause du corps, dont le service nous tient en esclavage.''

 

(5) Pour Socrate, le corps est la cause des souffrances; étant faible, il dépend d'une multitude de besoins qui ne peuvent être rassasiées.

 

''Quand nous nous serons ainsi purifiés, en nous débarrassant de la folie du corps, nous serons vraisemblablement en contact avec les choses pures et nous connaîtrons par nous-mêmes tout ce qui est sans mélange, et c’est en cela sûrement que consiste le vrai ; pour l’impur, il ne lui est pas permis d’atteindre le pur.''

 

(6) Il n'est pas donné à l'âme de connaître les vérités de l'au-delà lorsqu'elle est jumelée à la chair.

 

''Le courage, la tempérance, la justice, et, en général, la vraie vertu s’acquièrent avec la sagesse, peu importe qu’on y ajoute ou qu’on en écarte les plaisirs, les craintes et toutes les autres choses de ce genre.''

 

''Si on les sépare de la sagesse et si on les échange les unes contre les autres, une telle vertu n’est plus qu’un trompe-l’œil, qui ne convient en réalité qu’à des esclaves et qui n’a rien de sain ni de vrai.''

 

''La vérité est en fait une purification de toutes ces passions, et la tempérance, la justice, le courage et la sagesse elle-même sont une espèce de purification.''

 

''Tout homme, qui arrive dans l’Hadès sans être purifié et initié, restera couché dans la fange, mais que celui qui a été purifié et initié, dès son arrivée là-bas, habitera avec les dieux.''

 

(7) Pour ''habiter avec les dieux'', l'âme doit se ''purifier'' de toutes ses passions qui lui nuisent.

 

''Rien n’est plus vrai, selon moi, et nous ne nous trompons pas en le reconnaissant.''

 

''Il est certain qu’il y a un retour à la vie, que les vivants naissent des morts, que les âmes des morts existent.''

 

(8) Socrate a parlé de la réincarnation, le retour des âmes dans la chair.

 

''Maintenant, dit Cébès, reprenant la parole, s’il est vrai, comme tu le dis souvent, que, pour nous, apprendre n’est pas autre chose que se ressouvenir, c’est une nouvelle preuve que nous devons forcément avoir appris dans un temps antérieur ce que nous nous rappelons à présent.''

 

''Et cela serait impossible si notre âme n’avait pas existé quelque part avant de s’unir à notre forme humaine.''


(9) L'âme qui se réincarne peut se remémorer les connaissances qu'elle a apprise de son séjour dans l'au-delà.

 

''Quand l’âme et le corps sont ensemble, la nature prescrit à l’un d’être esclave et d’obéir, à l’autre de commander et d’être maîtresse.

 

''Il est évident, Socrate, que l’âme ressemble à ce qui est divin et le corps à ce qui est mortel.''

 

(10) C'est l'âme qui domine le corps et non le corps qui domine l'âme.

 

''Il est vraisemblable aussi que ce ne sont pas les âmes des bons, mais celles des méchants qui sont forcées d’errer dans ces lieux en punition de leur façon de vivre antérieure, qui était mauvaise.''

 

''Et elles errent jusqu’au moment où leur amour de l’élément corporel auquel elles sont rivées les enchaîne de nouveau dans un corps.''

 

(11) Les âmes encore attachées aux plaisirs terrestres ne trouvent pas le repos et errent sans but.

 

''On dit en effet qu’après la mort, le daimon que le sort a attaché à chaque homme durant sa vie se met en devoir de le conduire dans un lieu où les morts sont rassemblés pour subir leur jugement, après quoi ils se rendent dans l’Hadès avec ce guide qui a mission d’emmener ceux d’ici-bas dans l’autre monde.''

 

(12) Les anges-gardiens servent de guide aux défunts dans l'au-delà.

 

''Là-haut, toute la terre est diaprée de ces couleurs et de couleurs encore bien plus éclatantes et plus pures que les nôtres : telle partie de cette terre est pourprée et admirable de beauté, telle autre dorée, telle autre, qui est blanche, est plus brillante que le gypse et la neige, et il en est de même des autres couleurs dont elle est parée, et qui sont plus nombreuses et plus belles que celles que nous avons pu voir.'' (Platon, Phédon)

 

(13) Les qualités esthétiques du monde spirituel sont supérieures à celles du monde matériel.

 
L'héritage de Mu
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Pour ceux qui n'auraient jamais entendu parler de ''Mu'', il s'agit du nom d'un continent très ancien, la mère-patrie de l'humanité, antérieur à l'Atlantide.


Dans la Genèse, Mu est symbolisé par le ''paradis perdu'' où sont nés les premiers hommes.

 

Il s'agissait en effet d'un véritable paradis sur Terre ! 

 

Son existence serait démontré par les recherches du colonel James Churchward (1852-1936) et par les découvertes archéologiques de William Niven dans le Yucatan, qu'il a introduit dans son ouvrage ''Mu, le continent perdu'' (1926)

 

Suite à un gigantesque cataclysme qui a englouti le continent, le peuple de Mu a débuté une grande migration sur toute la surface de la Terre.


''Le jardin d'Eden n'était pas en Asie mais sur un continent aujourd'hui englouti au fond de l'océan Pacifique.''

 

''Nous pouvons être certain que le récit biblique de la Création tel que nous le connaissons aujourd'hui a été tiré de l'impressionnante histoire racontée dans ces tablettes, l'histoire de Mu, une histoire remontant à 500 siècles.''

 

''Je voulus alors étudier les écrits de toutes les civilisations anciennes, pour les comparer avec la légende de Mu.''

 

''Je découvris que les civilisations de la Grèce antique, de la Chaldée, de Babylone, de la Perse, de l'Egypte et de l'Inde avaient été très nettement précédées par la civilisation de Mu.''

 

''Poursuivant mes recherches, je découvris que ce continent perdu s'était étendu depuis le nord de Hawaii jusqu'aux îles Fidji d'une part et l'île de Pâques d'autre part.''

 

''Il avait été incontestablement la demeure originelle de l'homme.''

 

''J'appris que dans ce beau pays avait vécu un peuple qui avait colonisé la terre et que le continent avait été englouti à la suite de terribles tremblements de terre, disparaissant dans un effroyable tourbillon d'eau et de feu, il y a 12000 ans.''

 

''Les tablettes abordaient plusieurs sujets, chacun étant développé sur plusieurs d'entre elles.''

 

''J'ai classé les tablettes comme suit:


Série 1. Une description de la création jusques y compris l'apparition de l'homme.

 

Série 2. Le jaillissement des montagnes sous la poussée des ''feux sous la terre'' (les gaz) et des dispositions pour la suppression des gaz futurs.

 

Séries 3 et 4. Les origines et les influences de la grande force primaire de la terre.

 

Série 5. L'origine et les influences de la grande force atomique de la terre.

 

Série 6. L'origine de la force qui crée et entretient la vie.

 

Série 7. Les origines de la vie, ce qu'elle est, son évolution.

 

Série 8. La création de l'homme, révélant ce qu'est l'Homme et comment il diffère des autres créatures.

 

Série 9. L'arrivée de l'homme sur la terre, le lieu de sa première apparition appelé dans les tablettes la ''Mère-patrie de l'Homme.''

 

''À l'origine, l'univers n'était qu'une âme ou esprit.''

 

''Tout était inanimé, sans vie, calme, silencieux, sourd.''

 

''L'immensité de l'espace était néant et ténèbres.''

 

''Seul l'Esprit Suprême, le Grand Pouvoir, le Créateur, le Serpent à Sept têtes, existait dans cet abîme de ténèbres.''

 

''Le désir lui vint de créer des mondes et Il créa des mondes; et le désir lui vint de créer la terre, habitées d'êtres vivants, et il créa la terre et tout ce qu'elle contient.''

 

''Les sept intelligences superlatives du Serpent à Sept têtes donnèrent sept commandements.''

 

''Le premier commandement intellectuel était: ''Que les gaz qui sont sans forme et répandus dans l'espace soient réunis pour former la terre: les gaz se rassemblèrent alors en forme de tourbillon.''

 

''Le deuxième commandement était: ''Que les gaz se solidifient pour former la terre: les gaz se solidifièrent alors, avec des volumes laissés au-dehors qui devaient former les eaux et l'atmosphère; et les volumes furent enveloppés dans le nouveau monde.''

 

''Vint ensuite le troisième commandement: ''Que les gaz de l'extérieur se séparent et qu'ils forment l'atmosphère et les eaux; et les gaz se séparèrent; une partie forma les eaux, et les eaux se répandirent sur la surface de la terre et la couvrirent si bien qu'aucune île n'apparaissait nulle part.''

 

''Les gaz qui ne formèrent pas les eaux firent l'atmosphère et ''la nuit fut contenu dans cette atmosphère.''

 

''Et les rayons du soleil rencontrèrent les rayons de lumière dans l'atmosphère et formèrent le jour.''

 

''Ainsi, la lumière fut.''

 

''Et la chaleur était contenue aussi dans l'atmosphère.''

 

''Et les rayons du soleil rencontrèrent les rayons de chaleur et lui apportèrent la vie.''

 

''Le quatrième commandement fut: ''Que les gaz qui sont enfermés dans l'intérieur de la terre la soulèvent au-dessus de la surface des eaux; alors les feux du centre de la terre soulevèrent des îles et des continents, et les eaux s'écartèrent.''

 

''Le cinquième commandement fut: ''Que la vie apparaissent dans les eaux; et les rayons du soleil rencontrèrent les rayons de la terre dans la boue des eaux et il s'y forma des œufs cosmiques (germes de vie) parmi les cellules de la boue.''

 

''Et la vie jaillit de ces oeufs cosmiques.''

 

Le sixième commandement fut: ''Que la vie apparaisse sur la terre; et les rayons du soleil rencontrèrent les rayons de la terre dans la poussière et il s'y forma des oeufs cosmiques; et de ces oeufs cosmiques la vie jaillit.''

 

''Et quand tout cela fut fait, le septième commandement fut donné: ''Créons un homme à notre image et donnons-lui le pouvoir de régner sur cette terre.''

 

''Ainsi Narayana, l'Intelligence à Sept têtes, le Créateur de toutes les choses de l'univers, créa l'homme et plaça dans son corps un esprit vivant et impérissable, et l'homme devint comme Narayana une intelligence.''

 

''Et la création était parfaite.''

 

''La Bible emploie un bon symbole quand elle parle du ''souffle de Dieu''.

 

''Quoiqu'il en soit, il est clair que cela signifie des pouvoirs spéciaux reçus de Dieu, l'homme pouvant être ainsi considéré comme une partie de Dieu, comme la feuille fait partie de l'arbre.''

 

''L'homme est venu de Dieu et il doit y retourner.''

 

''L'écriture biblique est symbolique, et non littérale; elle exprime dans une langue différente l'histoire racontée sur cette tablette.''

 

''Ce continent était une immense plaine vallonnée, s'étendant du nord de Hawaii vers le sud.''

 

''Une ligne tracée entre l'île de Pâques et les Fidjits formait sa limite méridionale.''

 

''Son étendue était de plus de huit mille kilomètres d'est en ouest, et de plus de cinq mille du nord au sud.''

 

''Il y a très longtemps, très longtemps, dans des temps très anciens - plusieurs milliers d'années - mais au bord de ce que nous appelons les temps préhistoriques, il existait un vaste continent au milieu de l'océan Pacifique où nous ne voyons aujourd'hui ''que la mer et le ciel'' et de petits archipels, que nous appelons les îles des Mers du Sud.''

 


''C'était un très beau pays tropical, couvert de vastes plaines.''

 

''Ce grand pays riche était arrosé de nombreux fleuves, rivières et ruisseaux, qui serpentaient entre les collines basses et les plaines fertiles.''

 

''La végétation luxuriante couvrait toute la contrée d'une magnifique parure verte.''

 

''Dans les vallées, les rivières formaient des lacs autour desquels fleurissait le lotus sacré.''

 


''Dans les forêts vierges erraient des troupeaux de puissants mastodontes et d'éléphants, agitant leurs immenses oreilles pour chasser les insectes importuns.''

 

''Le grand continent grouillait d'une vie heureuse sur laquelle ''64 000 000 d'êtres humains'' régnaient en maîtres.''

 

''De larges routes allaient dans toutes les directions, ''comme une toile d'araignée'', et les pierres qui les pavaient étaient si bien jointes que l'herbe ne pouvait pousser entre les dalles.''

 

''À cette époque, les 64 000 000 d'habitants formaient dix tribus, ou ''peuples'' distincts les uns des autres, mais sous le même gouvernement.''

 


''Bien des générations auparavant, le peuple s'était choisi un roi et ait ajouté le préfixe Ra à son nom.''

 

''Il devint alors le chef et l'empereur sous le nom de ''Ra Mu''.

 

''L'empire s'appela l'Empire du Soleil.''

 

''Tout le monde professait la même religion, adorant la Divinité sous forme de symboles.''

 

''Tous croyaient à l'immortalité de l'âme, qui retournait éventuellement à la ''grande source d'où elle était venue.''

 


''Grand prêtre, Ra Mu était le représentant de la Divinité.''

 

''À cette époque, le peuple de Mu était hautement éclairé et civilisé.''

 

''Il n'y avait pas de sauvagerie sur terre, et il n'y en avait jamais eu, car tous les peuples de la terre étaient enfants de Mu et sous la suzeraineté de la mère-patrie.''

 

''Des grondements montant des entrailles de la terre suivis de secousses telluriques et d'éruptions volcaniques secouèrent sa partie méridionale.''

 

''Tout le long des côtes, d'Immenses raz de marée recouvrirent les plaines et engloutirent les villes superbes.''

 

''Les volcans crachèrent des flammes, de la fumée et de la lave.''

 

''Après la catastrophe, le peuple de Mu surmonta sa frayeur.''

 

''Les villes détruites furent reconstruites et la vie continua.''

 

''Plusieurs générations après ce cataclysme, alors que le phénomène était presque oublié, Mu fut une nouvelle fois victime de tremblements de terre.''

 

''Tout le continent se souleva et roula comme les vagues de l'océan.''

 

''La terre trembla et se secoua comme les feuilles des arbres dans un orage.''

 

''Temples et palais s'écroulèrent, monuments et statues furent renversées.''

 
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''La race dominante, sur la terre de Mu, étaient une race blanche; le peuple était très beau, avec une peau claire ou légèrement dorée, de grands yeux très doux de couleur sombre, et des cheveux noirs raides.''

 

''En dehors de cette race blanche, il y en avaient d'autres, à peau jaune, brune ou noire.''

 

''Mais elles ne dominaient pas.''

 

''Ces habitants de Mu étaient de hardis marins et navigateurs qui parcouraient le monde à bord de leurs vaisseaux.''

 

''Ils étaient également de grands architectes qui bâtissaient des temples immenses et des palais en pierre.''

 

''Ils sculptaient et dressaient aussi de gigantesques monolithes, comme monuments.''

 

''Il y avait sur la terre de Mu sept villes principales, sièges de la religion, des sciences et de l'érudition.''

 

''La terre de Mu était le grand centre de la civilisation et du commerce; tous les autres pays du monde n'étaient que ses colonies.''

 

''Alors que cette nation puissante était à son zénith, couverte d'innombrables temples et monuments, elle fut la victime d'un cataclysme.''

 

''Mu, la mère-patrie de l'Homme, avec ses villes orgueilleuses, ses temples et ses palais, ses arts, ses sciences et sa culture, n'était plus qu'un rêve du passé.''

 

''L'eau était son linceul.''

 

''Cette catastrophe fut le premier pas de la destruction de la première grande civilisation de la Terre.''

 

''Pendant près de 13000 ans, la destruction de Mu a jeté un voile épais sur cette partie de la terre.''

 

''Après avoir recouvert la terre et tout ce qu'elle contenait, les eaux se calmèrent, comme satisfaites de leur œuvre de destruction.''

 

''Sur ces îles, perdues dans la mer tourmentée, les survivants de la population de Mu se tassaient, attendant avec angoisse la fin des terribles secousses.''

 

''Tous les anciens peuples, y compris les Égyptiens, croyaient à la réincarnation de l'âme.''

 

''Ils savaient que lorsqu'une force a accompli sa mission donnée, celle que lui a assignée la nature, elle s'épuise mais ne meurt pas.''

 

''Une force ne peut pas plus mourir qu'un élément ne peut mourir.''

 

''Une force épuisée retourne à sa source pour se régénérer.''

 

''L'âme de l'homme est la plus grande force de la terre, après la Divinité.''

 

''L'âme de l'homme s'était incarnée dans le continent de Mu, les Terres de l'Ouest.''

 

''Quand l'homme dort de son dernier sommeil, son corps se décompose mais son âme ne meurt pas, et, selon les anciens, elle retourne à l'endroit de son incarnation, Mu, pour y attendre sa réincarnation.''

 

''Les anciens employaient un symbole particulier pour chaque attribut de la Divinité, et que le soleil était le symbole collectif de tous ces attributs, représentant donc la Divinité elle-même.''

 

''Les habitants de la Haute Égypte n'adoraient pas le soleil.''

 

''Ra, le soleil, était leur symbole collectif de la Divinité.''

 

''Des temples étaient dédiés à Ra, qui représentait la Divinité, tout comme aujourd'hui la croix représente le Christ.''

 

''Thoth fonda la première colonie de Basse Égypte à Saïs, il enseigna la religion osirienne comme le démontre divers papyrus, et cela se passait il y a 16000 ans.''

 

''Deux sources différentes que j'ai consultées déclarent que Osiris vivait en Atlantide il y a 18000 ou 20000 ans, et qu'il était un grand maître des religions.''

 

''Apparemment, tandis que les diverses colonies de la Mère-patrie s'étendaient et devenaient assez puissantes pour se gouverner elles-mêmes, elles étaient transformées en empires ou en royaumes, mais toujours sous la domination de la Mère-patrie, si bien que toute la Terre n'était qu'une seule famille avec un seul chef.''

 
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La religion de Mu

 

''Comment l'homme a-t-il appris la religion ?''

 

''Et quelle était la forme de cette première religion ?''

 

''Telles sont les questions qui se posent.''

 

''L'histoire des temps anciens nous donne la réponse.''

 

''L'esprit de l'homme primitif était si inculte qu'il ne pouvait comprendre la signification de mots abstraits tels que ''infini'', ''éternité'', ''tout-puissant'', sans un enseignement spécial.''

 

''Pour permettre à l'homme de comprendre ces mots, il lui fut d'abord enseigné l'existence d'une divinité et d'un paradis dans l'au-delà, qu'il avait une âme immortelle, que la Divinité avait de nombreux attributs, qu'elle était toute-puissante et éternelle.''

 

''Des symboles, que l'homme primitif était capable de comprendre, furent alors choisis pour représenter la Divinité et chacun de Ses attributs, ainsi que le ciel.''

 

''Ainsi furent posées les fondations des nombreux panthéons, possédant chacun leurs symboles, qui se sont insinués dans toutes les religions au cours des âges, et jusque dans la chrétienté moderne.''

 

''Moïse a conçu la doctrine du monothéisme, fille de la religion d'Osiris, mais il a continué d'utiliser de nombreux symboles originels dans ses enseignements; on en retrouve même quelques-uns aujourd'hui dans les synagogues.''

 

''Le Christ enseignait par paraboles.''

 

''Il a distinctement expliqué qu'Il prêchait par paraboles parce que c'était le seul moyen de faire comprendre Sa parole au peuple.''

 

''Les paraboles sont des symboles verbaux.''

 

''Quand l'homme primitif avait recours à un symbole cela ne représentait pas pour lui l'objet qu'il voyait mais sa signification spirituelle.''

 

''Cette vieille et primitive coutume nous est toujours chère; nous employons aussi des symboles, comme la croix pour représenter le Christ.''

 

''La base de cette religion était l'amour et l'adoration du Créateur, notre Père Céleste, et l'amour de tous les hommes, nos frères.''

 

''La première religion de l'homme était des plus simples par sa forme et la plus pure vénération du Grand Infini qui ait jamais été enseignée sur cette terre.''

 

''C'était une religion monothéiste, puisque l'on n'adorait qu'un seul Dieu, ou Créateur, qui avait de nombreux attributs, représentés chacun par un symbole.''

 

''Il est évident que si l'on a choisi le soleil comme emblème de la Divinité, c'est parce que c'était l'objet le plus puissant qui s'offrait à la vue et au raisonnement de l'homme primitif.''

 

''Il représentait le Tout-puissant.''

 

''On trouve le soleil sur les pierres des ruines de Polynésie, sur les murs du temple des mystères sacrées, en Égypte, à Babylone, au Pérou, et dans tous les pays anciens; c'était un symbole universel.''

 

''L'étude de nombreux documents anciens m'a apporté la conviction que ce culte des ancêtres est originaire de la destruction de Mu.''

 

''Ce culte, la vénération des ancêtres, apparaît fortement dans les rites et cérémonies d'Égypte où les aïeux de la terre de Mu figurent pour une grande part.''

 

''La première religion de l'homme était un culte simple et pur de la Déité.''

 

''Les extravagances qui s'y insinuèrent plus tard et la défigurèrent furent le résultat de l'inévitable dégradation que la prêtrise inflige aux grandes idées dont elle a la charge.''

 

''La religion originelle devint discordante, envahie par des corruptions, des inventions et des erreurs.''

 

''Je dois d'abord signaler, au sujet des premières conceptions religieuses de l'homme, qu'on lui enseigna qu'il n'y avait qu'une seule véritable vie sur terre, l'âme de l'homme, appelée parfois par les anciens l'Homme ou l'Homme intérieur.''

 

''Le corps matériel de l'homme n'était qu'une habitation provisoire.''

 

''Toutes les autres formes de ce que nous appelons la vie avaient aussi un caractère temporaire: prises de la terre et retournant à la terre-mère.''

 

''Entre toutes les créatures terrestres, l'homme était le seul à avoir une partie immortelle qui survivait au corps matériel et vivait éternellement; par conséquent, l'âme de l'homme était la véritable vie de la terre.''

 

''L'homme fit son apparition sur la terre de Mu; par conséquent, la seule véritable vie apparut pour la première fois à Mu.''

 

''L'homme est aussi comparé à un fruit.''

 

''Les arbres portent des fruits, et l'homme était le premier fruit d'un arbre, et ce fruit était la vie.''

 

''La terre de Mu était l'Arbre de vie.''

 

''Ainsi, Mu est symbolisée par un arbre, l'Arbre de vie.''

 

''L'homme est un animal de l'ordre des mammifères, distinct et différent des autres animaux par le fait qu'à son corps a été ajouté une force, ou âme, afin qu'il règne sur la terre.''

 

''Ce don merveilleux n'a été accordé à aucune autre forme de vie, ce qui prouve incontestablement que l'homme est une création à part, possédant une force divine.''

 

''Avec cette force, l'homme a reçu le pouvoir de se placer, quand il aura appris à utiliser cette force, à côté de l'Être Infini dont il possède en lui une partie.''

 

''Par conséquent l'homme est fils de Dieu.''

 

''Comme toutes les autres créatures, l'homme a débuté au bas de l'échelle; mais, contrairement aux autres créatures, il lui a été donné le pouvoir de s'élever.''

 

''L'homme a toujours été environné d'influences luttant entre elles pour le bien et pour le mal.''

 

''Les bonnes influences ne peuvent que suggérer le bien.''

 

''Les mauvaises suggestions viennent des influences matérielles ou élémentaires.''

 

''Toutes les influences matérielles ne sont pas mauvaises, mais seules peuvent être bonnes celles de l'âme.''

 

''Le Christ est le parfait exemple de la force de l'âme contrôlant parfaitement l'esprit et le corps.''

 

''Il est apparu sur terre comme d'autres avant Lui, pour accomplir la Grande Loi divine.''

 

''L'esprit de l'homme était alors conditionné.''

 

''Le Christ fut placé sur terre pour servir d'exemple à l'homme, pour enseigner et démontrer ce que pouvait devenir l'homme.''

 

''L'évolution se poursuit; l'homme doit devenir parfait, sinon la Grande Loi divine aura échoué.''

 

''Mais comme elle est divine elle ne peut échouer.'' (James Churchward, Mu, le continent perdu)

 

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Mysticisme quantique
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Dans son ouvrage ''Le Tao de la physique'' (1975), Fritjof Capra est parvenu à démontrer qu'un dialogue entre la science et la religion est possible en faisant des parallèles entre les plus récentes découvertes de la physique et les très vieilles philosophies orientales.

 

On dit de Fritjof Capra qu'il est le ''père'' d'un nouveau mouvement intellectuel appelé ''mysticisme quantique'' qui consiste en un corpus de spéculations philosophiques mélangeant mysticisme oriental et mécanique quantique.

 

''La physique moderne a eu une profonde influence sur presque tous les aspects de la société humaine.''

 

''Cela est devenu la base de la science naturelle, et la combinaison de la science naturelle et technique a fondamentalement changée la vie sur notre Terre.''

 

''Ces changements, apportés par la science moderne, ont été largement discutés par les physiciens et par les philosophes au cours des dernières décennies, mais très peu d'entre eux ont réalisé qu'ils s'orientent tous dans la même direction, vers une vision du monde qui est très similaire à la vision du mysticisme oriental.''

 

''Les concepts de la science moderne montrent souvent des parallèles surprenants avec les idées exprimées dans les philosophies religieuses orientales.''

 

''Lorsque je me réfère au ''mysticisme oriental'', je parle des philosophies religieuses hindoue, bouddhiste et taoiste.''

 

''Malgré l'existence d'un grand nombre de croisements de disciplines spirituelles et de systèmes philosophiques, la base de leur vision du monde est la même.''

 

''Cette vision n'est pas limitée à l'occident, mais peut être trouvée à divers degrés dans toute philosophie à tendance mystique.''

 

''Comparée à la vision mécaniste occidentale, la vision orientale du monde est ''organique''.

 

''Pour les mystiques orientaux, toutes les choses et les événements perçus par les sens sont interreliés, connectés, et sont différents aspects ou manifestations de la même réalité ultime.''

 

''Notre tendance à séparer notre égo des choses et des expériences vécues est vue comme une illusion provenant du mental qui a l'habitude de tout mesurer et de tout catégoriser.''

 

''Cela est appelé ''avidya'', ou ignorance, dans la philosophie bouddhiste et est considéré comme un état mental dérangé.''

 

''Malgré que les diverses écoles du mysticisme oriental diffèrent sur plusieurs points, elles mettent toutes l'accent sur l'unité de l'univers qui est le pilier central de leurs enseignements.''

 

''Le plus haut but de leurs disciples - qu'ils soient hindous, bouddhistes ou taoistes - est de devenir conscient de l'unité et de l'interrelation mutuelle de toutes choses, de transcender la notion d'un soi individuel isolé et de s'identifier eux-mêmes avec la réalité ultime.''

 

''L'émergence de cette prise de conscience - connue en tant que l'illumination - n'est pas seulement d'ordre intellectuel mais est une expérience par nature religieuse qui implique la personne entière.''

 

''Pour cette raison, la plupart des philosophies orientales sont essentiellement des philosophies religieuses.''

 

''Tout au long de l'histoire, il a été reconnu que l'esprit humain est capable de deux types de connaissance, ou deux modes de conscience, qui ont souvent été qualifiés de rationnel et d'intuitif, et ont été traditionnellement associés avec la science et la religion.''

 

''Dans l'occident, l'intuitif, le type de connaissance religieuse, est souvent dévalué en faveur du rationnel, la connaissance scientifique, alors que l'attitude de la tradition orientale est en général l'opposé.''

 

''Bien que les physiciens soient principalement concernés par la connaissance rationnelle et les mystiques par la connaissance intuitive, les deux types de connaissance se retrouvent dans les deux champs.''

 

''Cela devient évident lorsqu'on examine comment la connaissance est obtenue et comment elle est exprimée, dans la science et le mysticisme.''

 
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Parallèles de la physique et du mysticisme

 

(1) Unité de toute chose

 

''La plus importante caractéristique de la vision du monde oriental - on pourrait presque dire son essence - est la prise de conscience de l'unité et de l'interrelation mutuelle de toutes les choses et les événements, l'expérience de tout phénomène dans le monde en tant que manifestation de la même unité.''

 

''Toutes les choses sont vues comme interdépendantes et inséparables du tout cosmique.''

 

''L'unité fondamentale de l'univers n'est pas seulement la caractéristique centrale de l'expérience mystique, mais est aussi une des plus importantes révélations de la physique moderne.''

 

''Cela devient évident au niveau atomique et se manifeste lorsqu'on entre de plus en plus profond dans la matière, dans le règne des particules subatomiques.''

 

''En étudiant les nombreux modèles subatomiques de la physique nous devrions voir qu'ils expriment encore et encore, de différentes manières, la même idée - que les constituants de la matière et le fondement du phénomène impliquent qu'ils sont tous interconnectés, interreliés et interdépendants; qu'ils ne peuvent être compris en tant qu'entités isolées, mais seulement des parties intégrées du tout.''

 

(2) Au-delà des opposés

 

''Lorsque les mystiques orientaux nous disent qu'ils font l'expérience de toutes les choses et les événements en tant que manifestation d'une seule unité, cela ne signifie pas qu'ils considèrent toutes les choses comme équivalentes.''

 

''Ils reconnaissent l'individualité des choses, mais en même temps ils sont conscients que toutes les différences et les contrastes sont relatifs à l'intérieur de l'unité globale.''

 

''Étant donné que dans notre état normal de conscience, l'unité de tous les contrastes - et spécialement l'unité des opposés - est extrêmement difficile à accepter, cela constitue une des caractéristiques les plus énigmatiques de la philosophie orientale.''

 

''Cela est, cependant, une idée qui se trouve dans la racine même de la vision du monde occidental.''

 

''La notion que tous les opposés sont polaires - la lumière et la noirceur, le gagnant et le perdant, le bien et le mal, sont simplement différents aspects du même phénomène - est un des principes de base du style de vie oriental.''

 

''Bien que tous les opposés sont interdépendants, leur conflit ne peut jamais résulter en une totale victoire d'un aspect sur l'autre, mais sera toujours une manifestation de l'interaction entre les deux aspects.''

 

''Des exemples de l'unification des concepts opposés dans la science moderne peuvent être trouvés au niveau subatomique, dans lequel les particules sont à la fois destructibles et indestructibles; continues et discontinues, la force et la matière sont différents aspects du même phénomène.''

 

''Le monde en quatre dimensions de la théorie de la relativité n'est pas le seul exemple dans la physique moderne dans lequel l'apparente contradiction et les concepts irréconciliables sont vus comme rien d'autre que différents aspects de la même réalité.''

 

''Le cas le plus fameux de l'unification de concepts contradictoires se trouve dans les aspects onde-particule dans la physique atomique.''

 

''Au niveau atomique, la matière possède un double aspect: elle peut être soit une onde soit une particule.''

 

''Son aspect dépend de la situation.''

 

''Dans certaines situations l'aspect particule est dominante, dans d'autres les particules se comportent comme une onde; et ce double aspect est aussi exposé par la lumière et autre radiation électromagnétique.''

 

(3) Espace-temps

 

''La physique moderne a confirmé l'une des idées fondamentales du mysticisme oriental; que tous les concepts que nous utilisons pour décrire la nature sont limités, qu'ils ne sont pas des caractéristiques de la réalité, comme nous avons tendance à le croire, mais des créations du mental.''

 

''Chaque fois que nous développons le domaine de notre expérience, les limites de notre mental rationnel deviennent évidentes et nous devons modifier, ou même abandonner, certains de nos concepts.''

 

''Nos notions de l'espace et du temps sont prédominants dans notre carte de la réalité.''

 

''Elles servent à ordonner les choses et les événements dans notre environnement et sont d'une importance capitale dans notre quotidien, mais aussi dans nos tentatives de comprendre la nature à travers la science et la philosophie.''

 

''Il n'y a aucune loi de la physique qui ne requiert les concepts de l'espace et du temps dans sa formulation.''

 

''La profonde modification de ces concepts de base apportée par la théorie de la relativité a été une des plus grandes révolutions dans l'histoire de la science.''

 

''La philosophie orientale, contrairement à celle des grecs, a toujours maintenu que l'espace et le temps sont des constructions du mental.''

 

''Les mystiques orientaux les ont toujours traités à la façon d'autres concepts intellectuels; comme relatifs, limités et illusoires.''

 

''Il en va de même de notre notion du temps.''

 

''Les mystiques orientaux relient l'espace et le temps à un état de conscience particulier.''

 

''Étant capable de transcender l'état normal de conscience à travers la méditation, ils ont réalisé que les notions conventionnelles de l'espace et du temps ne sont pas la réalité absolue.''

 

''Leurs notions de l'espace et du temps résultant de leurs expériences mystiques semblent être sur de nombreux points similaires aux notions de la physique moderne, tel que démontré par la théorie de la relativité.''

 

(4) Univers dynamique

 

''L'objectif central du mysticisme oriental est d'expérimenter tout phénomène dans le monde comme des manifestations de la même réalité ultime.''

 

''Cette réalité est vue comme l'essence de l'univers, sous-jacente et unifiant la multitude des choses et des événements que nous observons.''

 

''Les hindous l'appellent Brahman, les bouddhistes l'appellent Dharma-kaya et les taoistes l'appellent Tao; chacun affirme qu'elle transcende nos concepts intellectuels et dépasse l'entendement.''

 

''L'essence ultime, cependant, ne peut être séparée de ses multiples manifestations.''

 

''C'est central dans sa nature même de se manifester elle-même en une myriade de formes qui naissent et se désintègrent, se transformant sans cesse.''

 

''Dans son aspect phénoménal, l'unité cosmique est donc intrinsèquement dynamique, et cette dynamique est la base de toutes les écoles du mysticisme oriental.''

 

''Plus nous étudions les textes religieux et philosophiques hindous, bouddhistes et taoistes, plus il devient évident dans chacun d'eux que le monde est conçu en termes de mouvement, de flux et de changement.''

 

''La qualité dynamique de la philosophie orientale semble être une de ses plus importantes caractéristiques.''

 

''Les mystiques orientaux voient l'univers comme une toile inséparable, dont les interconnections sont dynamiques et non statiques.''

 

''La toile cosmique est vivante; elle se déplace, grandit et change continuellement.''

 

''La physique moderne, aussi, en est venue à concevoir l'univers comme une toile de relations et, comme le mysticisme oriental, a reconnu que cette toile est intrinsèquement dynamique.''

 

''L'aspect dynamique de la matière se pose dans la théorie quantique comme une conséquence de la nature ondulatoire des particules subatomiques, et est même essentiel dans la théorie de la relativité dans laquelle l'unification de l'espace et du temps implique que la matière ne peut pas être séparée de son activité.''

 

''Les propriétés des particules subatomiques peuvent donc seulement être comprises dans un contexte dynamique; en termes de mouvement, d'interaction et de transformation.''

 

(5) Vide et espace

 

''La classique mécanique vision du monde reposait sur la notion de solidité, particules indestructibles se déplaçant dans le vide.''

 

''La physique moderne a apporté une révision radicale du portrait.''

 

''Elle a conduit non seulement à une nouvelle notion de ''particules'', mais a aussi transformé la conception classique du vide d'une manière profonde.''

 

''Cette transformation a eu lieu dans ce que l'on appelle les théories du champs.''

 

''Cela a débuté avec l'idée d'Einstein d'associer le champ gravitationnel avec la géométrie de l'espace, et s'est davantage prononcée lorsque la physique quantique et la théorie de la relativité ont été combinées pour décrire les champs de force des particules subatomiques.''

 

''Dans ces ''théories de champs quantiques'', la distinction entre les particules et l'espace autour d'eux perd de sa netteté et le vide est reconnu comme une dynamique d'une importance primordiale.''

 

''Matière et espace vide - le plein et le vide - étaient deux concepts fondamentalement distincts sur lesquels l'atomisme de Démocrite et de Newton était basé.''

 

''En relativité générale, ces deux concepts ne peuvent plus être séparés.''

 

''Partout où il y a un corps massif, il y a aussi un champ gravitationnel, et ce champ se manifestera lui-même comme la courbure de l'espace entourant ce corps.''

 

''Nous ne devons pas penser, cependant, que ce champ rempli l'espace et le ''courbe''.

 

''Les deux ne peuvent être distingués; le champ est l'espace courbé !''

 

''En relativité générale, le champ gravitationnel et la structure, ou géométrie, de l'espace sont identiques.''

 

''La conception des choses physiques en tant que manifestations transitoires d'une entité sous-jacente fondamentale n'est pas seulement un élément de base de la théorie du champ quantique, mais est aussi un élément de base de la vision du monde oriental.''

 

''Comme Einstein, les mystiques orientaux considèrent l'entité sous-jacente en tant qu'unique réalité: toutes ses manifestations phénoménales sont vues comme transitoires et illusoires.''

 

''Cette réalité de la mystique orientale ne peut pas être identifiée avec le champ quantique de la physique parce qu'il est vu comme l'essence de tout phénomène dans ce monde et, conséquemment, est au-delà de tous les concepts et idées.''

 

''D'un autre côté, le champ quantique est un concept bien défini qui s'applique seulement à quelques phénomènes physiques.''

 

''Néanmoins, l'intuition derrière l'interprétation des physiciens du monde subatomique, en terme de champ quantique, est étroitement parallèle à celui du mysticisme oriental qui interprète son expérience du monde en tant que réalité sous-jacente ultime.''

 

(6) Danse cosmique

 

''L'exploration du monde subatomique au 20ème siècle a révélé la nature dynamique intrinsèque de la matière.''

 

''Elle a montré que les constituants des atomes, les particules subatomiques, ont une dynamique qui n'existe pas en tant qu'entités isolées, mais en tant que parties intégrales inséparables d'un réseau d'interactions.''

 

''Ces interactions impliquent un flux incessant d'énergie se manifestant lui-même dans l'échange de particules; une interaction dynamique dans laquelle les particules sont créées et détruites sans fin dans une variation continuelle d'énergie.''

 

''Les interactions des particules donnent lieu à des structures stables qui constituent le monde matériel, qui ne demeurent pas statiques, mais oscillent en des mouvements rythmés.''

 

''L'univers entier est ainsi engagé dans un mouvement d'activités ininterrompues; dans une continuelle danse cosmique d'énergie.''

 

''Les mystiques orientaux ont une vision dynamique de l'univers similaire à celle de la physique moderne, et conséquemment ce n'est pas surprenant qu'ils ont, aussi, utilisés l'image de la danse pour transmettre leur intuition de la nature.''

 

''La métaphore de la danse cosmique a trouvé une belle et profonde expression dans l'hindouisme dans l'image de la déesse Shiva qui danse.''

 

''Parmi ses nombreuses incarnations, Shiva, une des plus vieilles et populaires déesses hindoues, s'affiche comme la reine de la danse.''

 

''D'après les croyances hindoues, toute vie fait partie d'un grand processus rythmique de création et de destruction, de mort et de renaissance, et la danse de Shiva symbolise cet éternel rythme de vie-mort dans les cycles sans fin.''

 

''La danse de Shiva ne symbolise pas seulement les cycles cosmiques de création et de destruction, mais aussi le rythme quotidien de naissance et de mort qui est vu par les mystiques indiens comme la base de toute existence.''

 

''La physique moderne a montré que le rythme de création et de destruction ne se manifeste pas seulement dans la succession des saisons et dans la naissance et la mort de toute créature vivante, mais aussi dans l'essence même de la matière inorganique.'' (Fritjof Capra, Le Tao de la physique)

 
La crise du monde moderne
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La société occidentale a connu dans son histoire deux périodes charnières qui ont grandement favorisé son épanouissement intellectuel et technologique.

 

Le siècle des Lumières au 18ème siècle a eut lieu pour dépasser l'obscurantisme du Moyen âge et de promouvoir le savoir par la participation croissante des philosophes et des intellectuels.

 

La Révolution industrielle au 19ème siècle a favorisé les développements industriel et commercial.

 

Bref, le progrès a permis à l'humanité de connaître une ascension technologique exponentielle.

 

Le progrès est généralement perçu positivement pour la civilisation humaine puisqu'il augmente le confort, la richesse et le savoir.

 

Au point que plus personne ou presque ne remet en question le concept de progrès.

 

Il ne faut jamais oublier que le progrès a aussi mené à la détérioration écologique, les changements climatiques et à l'inégalité croissante des classes.

 

Voyons les choses sous un autre angle: une plante aura beau avoir le potentiel de grandir, mais si l'on cesse d'arroser les racines à sa base, elle mourra assurément.

 

Les racines de toute civilisation est sa spiritualité, la connexion directe avec Dieu et le divin en soi.

 

L'abandon des institutions religieuses et la découverte de l'évolution darwinienne ont mené beaucoup d'individus à rejeter la spiritualité comme une ''vulgaire'' superstition.

 

Répandez des fausses croyances que l'âme n'existe pas, que l'être humain n'est rien de plus qu'un animal sans liberté ni responsabilité et que la moralité ne repose sur aucun fondement sacré, et vous favoriserez l'individualisme, l’égoïsme et la cupidité.

 

Dans son ouvrage ''La crise du monde moderne'' (1927), le métaphysicien René Guénon explique que la société occidentale est sur le point de s'écrouler sur elle-même parce qu'elle a délaissé ses racines spirituelles pour un matérialisme aliénant.

 

''Que l'on puisse parler d'une crise du monde moderne, en prenant ce mot de ''crise'' dans son acception la plus ordinaire, c'est une chose que beaucoup ne mettent déjà plus en doute, et, à cet égard tout au moins, il s'est produit un changement assez sensible : sous l'action même des événements, certaines illusions commencent à se dissiper, et nous ne pouvons, pour notre part, que nous en féliciter, car il y a là, malgré tout, un symptôme assez favorable, l'indice d'une possibilité de redressement de la mentalité contemporaine, quelque chose qui apparaît comme une faible lueur au milieu du chaos actuel.''

 

''C'est ainsi que la croyance à un ''progrès'' indéfini, qui était tenue naguère encore pour une sorte de dogme intangible et indiscutable, n'est plus aussi généralement admis; certains entrevoient plus ou moins vaguement, plus ou moins confusément, que la civilisation occidentale, au lieu d'aller toujours en continuant à se développer dans le même sens, pourrait bien arriver un jour à un point d'arrêt, ou même sombrer entièrement dans quelque cataclysme.''

 

''Donc, si l'on dit que le monde moderne subit une crise, ce que l'on entend par là le plus habituellement, c'est qu'il est parvenu à un point critique, ou, en d'autres termes, qu'une transformation plus ou moins profonde est imminente, qu'un changement d'orientation devra inévitablement se produire à brève échéance, de gré ou de force, d'une façon plus ou moins brusque, avec ou sans catastrophe.''

 

''Si l'on considère les choses de cette façon, on s'aperçoit sans peine que cette préoccupation de la ''fin du monde'' est étroitement liée à l'état de malaise général dans lequel nous vivons présentement : le pressentiment obscur de quelque chose qui est effectivement près de finir, agissant sans contrôle sur certaines imaginations y produit tout naturellement des représentations désordonnées, et le plus souvent grossièrement matérialisées, qui à leur tour, se traduisent extérieurement par les extravagances auxquelles nous venons de faire allusion.''

 

''Cette fin n'est sans doute pas la ''fin du monde'', au sens total où certains veulent l'entendre, mais elle est tout au moins la fin d'un monde; et, si ce qui doit finir est la civilisation occidentale sous sa forme actuelle, il est compréhensible que ceux qui se sont habitués à ne rien voir en dehors d'elle, à la considérer comme ''la civilisation'' sans épithète, croient facilement que tout finira avec elle, et que, si elle vient à disparaître, ce sera véritablement la ''fin du monde''.''

 

''Nous dirons donc, pour ramener les choses à leurs justes proportions, qu'il semble bien que nous approchions réellement de la fin d'un monde, c'est-à-dire de la fin d'une époque ou d'un cycle historique, qui peut d'ailleurs être en correspondance avec un cycle cosmique, suivant ce qu'enseignent à cet égard toutes les doctrines traditionnelles.''

 

''Maintenant, une question se pose : quelle est la raison d'être d'une période comme celle où nous vivons ?''

 

''En effet, si anormales que soient les conditions présentes considérées en elles-mêmes, elles doivent cependant rentrer dans l'ordre général des choses, dans cet ordre qui, suivant une formule extrême-orientale, est fait de la somme de tous les désordres ; cette époque, si pénible et si troublée qu'elle soit, doit avoir aussi comme toutes les autres, sa place marquée dans l'ensemble du développement humain, et d'ailleurs le fait même qu'elle était prévue par les doctrines traditionnelles est à cet égard une indication suffisante.''

 

''La vérité est qu'il y eut toujours des civilisations diverses et multiples, dont chacune s'est développée d'une façon qui lui était propre et dans un sens conforme aux aptitudes de tel peuple ou de telle race ; mais distinction ne veut pas dire opposition, et il peut y avoir une sorte d'équivalence entre des civilisations de formes très différentes, dès lors qu'elles reposent toutes sur les mêmes principes fondamentaux, dont elles représentent seulement des applications conditionnées par des circonstances variées.''

 

''Tel est le cas de toutes les civilisations que nous pouvons appeler normales, ou encore traditionnelles ; il n'y a entre elles aucune opposition essentielle, et les divergences, s'il en existe, ne sont qu'extérieures et superficielles.''

 

''Par contre, une civilisation qui ne reconnaît aucun principe supérieur, qui n'est même fondée en réalité que sur une négation des principes, est par là même dépourvue de tout moyen d'entente avec les autres, car cette entente, pour être vraiment profonde et efficace, ne peut s'établir que par en haut, c'est-à-dire précisément par ce qui manque à cette civilisation anormale et déviée.''

 

''Dans l'état présent du monde, nous avons donc, d'un côté, toutes les civilisations qui sont demeurées fidèles à l'esprit traditionnel, et qui sont les civilisations orientales, et, de l'autre, une civilisation proprement antitraditionnelle, qui est la civilisation occidentale moderne.''

 

''Le véritable esprit traditionnel, de quelque forme qu'il se revête, est partout et toujours le même au fond ; les formes diverses, qui sont spécialement adaptées à telles ou telles conditions mentales, à telles ou telles circonstances de temps et de lieu, ne sont que des expressions d'une seule et même vérité ; mais il faut pouvoir se placer dans l'ordre de l'intellectualité pure pour découvrir cette unité fondamentale sous leur apparente multiplicité.''

 

''La vérité, pourtant, est que l'Occident a en effet grand besoin d'être défendu, mais uniquement contre lui-même, contre ses propres tendances qui, si elles sont poussées jusqu'au bout, le mèneront inévitablement à la ruine et à la destruction.''

 

''Tant que les Occidentaux s'obstineront à méconnaître ou à nier l'intuition intellectuelle, ils ne pourront avoir aucune tradition au vrai sens de ce mot, et ils ne pourront non plus s'entendre avec les authentiques représentants des civilisations orientales, dans lesquelles tout est comme suspendu à cette intuition, immuable et infaillible en soi, et unique point de départ de tout développement conforme aux normes traditionnelles.''

 

''Nous venons de dire que, dans les civilisations qui possèdent le caractère traditionnel, l'intuition intellectuelle est au principe de tout ; en d'autres termes, c'est la pure doctrine métaphysique qui constitue l'essentiel, et tout le reste s'y rattache à titre de conséquences ou d'applications aux divers ordres de réalités contingentes.''

 
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L'orgueil positiviste

 

''La conception moderne, au contraire, prétend rendre les sciences indépendantes, en niant tout ce qui les dépasse, ou tout au moins en le déclarant ''inconnaissable'' et en refusant d'en tenir compte, ce qui revient encore à le nier pratiquement ; cette négation existait en fait bien longtemps avant qu'on ait songé à l'ériger en théorie systématique sous des noms tels que ceux de ''positivisme'' et d'''agnosticisme'', car on peut dire qu'elle est véritablement au point de départ de toute la science moderne.''

 

''Seulement, ce n'est guère qu'au 19ème siècle qu'on a vu des hommes se faire gloire de leur ignorance, car se proclamer ''agnostique'' n'est point autre chose que cela, et prétendre interdire à tous la connaissance de ce qu'ils ignoraient eux-mêmes ; et cela marquait une étape de plus dans la déchéance intellectuelle de l'Occident.''

 

''En voulant séparer radicalement les sciences de tout principe supérieur sous prétexte d'assurer leur indépendance, la conception moderne leur enlève toute signification profonde et même tout intérêt véritable au point de vue de la connaissance, et elle ne peut aboutir qu'à une impasse, puisqu'elle les enferme dans un domaine irrémédiablement borné.''

 

L'individualisme

 

''Ce que nous entendons par ''individualisme'', c'est la négation de tout principe supérieur à l'individualité, et, par suite, la réduction de la civilisation, dans tous les domaines, aux seuls éléments purement humains ; c'est donc, au fond, la même chose que ce qui a été désigné à l'époque de la Renaissance sous le nom d'''humanisme'', comme nous l'avons dit plus haut, et c'est aussi ce qui caractérise proprement ce que nous appelions tout à l'heure le ''point de vue profane''.

 

''L'individualisme implique tout d'abord la négation de l’intuition intellectuelle, en tant que celle-ci est essentiellement une faculté supra-individuelle, et de l'ordre de connaissance qui est le domaine propre de cette intuition, c'est-à-dire de la métaphysique entendue dans son véritable sens.''

 

Le matérialisme scientifique

 

''Dans une civilisation traditionnelle, il est presque inconcevable qu'un homme prétende revendiquer la propriété d'une idée, et, en tout cas, s'il le fait, il s'enlève par là même tout crédit et toute autorité, car il la réduit ainsi à n'être qu'une sorte de fantaisie sans aucune portée réelle: si une idée est vraie, elle appartient également à tous ceux qui sont capables de la comprendre ; si elle est fausse, il n'y a pas à se faire gloire de l'avoir inventée.''

 

''Une idée vraie ne peut être ''nouvelle'', car la vérité n'est pas un produit de l'esprit humain, elle existe indépendamment de nous, et nous avons seulement à la connaître.''

 

''L'argument le plus décisif contre la ''démocratie'' se résume en quelques mots : le supérieur ne peut émaner de l'inférieur, parce que le ''plus'' ne peut pas sortir du ''moins'' ; cela est d'une rigueur mathématique absolue, contre laquelle rien ne saurait prévaloir.''

 

''Il importe de remarquer que c'est précisément le même argument qui, appliqué dans un autre ordre, vaut aussi contre le ''matérialisme'' ; il n'y a rien de fortuit dans cette concordance, et les deux choses sont beaucoup plus étroitement solidaires qu'il ne pourrait le sembler au premier abord.''

 

''Il est trop évident que le peuple ne peut conférer un pouvoir qu'il ne possède pas lui-même ; le pouvoir véritable ne peut venir que d'en haut, et c'est pourquoi, disons-le en passant, il ne peut être légitimé que par la sanction de quelque chose de supérieur à l'ordre social, c'est-à-dire d'une autorité spirituelle; s'il en est autrement, ce n'est plus qu'une contrefaçon de pouvoir, un état de fait qui est injustifiable par défaut de principe, et où, il ne peut y avoir que désordre et confusion.''

 

''Ce renversement de toute hiérarchie commence dès que le pouvoir temporel veut se rendre indépendant de l'autorité spirituelle''

 

''De tout ce qui précède, il nous semble résulter clairement déjà que les Orientaux ont pleinement raison lorsqu'ils reprochent à la civilisation occidentale moderne de n'être qu'une civilisation toute matérielle : c'est bien dans ce sens qu'elle s'est développée exclusivement, et, à quelque point de vue qu'on la considère, on se trouve toujours en présence des conséquences plus ou moins directes de cette matérialisation.''

 

''Toute la science ''profane'' qui s'est développée au cours des derniers siècles n'est que l'étude du monde sensible, elle y est enfermée exclusivement, et ses méthodes ne sont applicables qu'à ce seul domaine ; or ces méthodes sont proclamées ''scientifiques'' à l'exclusion de toute autre, ce qui revient à nier toute science qui ne se rapporte pas aux choses matérielles.''

 

''Pour les modernes, rien ne semble exister en dehors de ce qui peut se voir et se toucher, ou du moins, même s'ils admettent théoriquement qu'il peut exister quelque chose d'autre, ils s'empressent de le déclarer, non seulement inconnu, mais ''inconnaissable'', ce qui les dispense de s'en occuper.''

 

''Les modernes, en général, ne conçoivent pas d'autre science que celle des choses qui se mesurent, se comptent et se pèsent, c'est-à-dire encore, en somme, des choses matérielles, car c'est à celles-ci seulement que peut s'appliquer le point de vue quantitatif; et la prétention de réduire la qualité à la quantité est très caractéristique de la science moderne.''

 

''On en est arrivé, dans ce sens, à croire qu'il n'y a pas de science proprement dite là où il n'est pas possible d'introduire la mesure.''

 

Capitalisme ou l'amour de l'argent

 

''Si l'on veut se convaincre encore davantage de cette vérité, on n'a qu'à voir le rôle immense que jouent aujourd'hui, dans l'existence des peuples comme dans celle des individus, les éléments d'ordre économique : industrie, commerce, finances, il semble qu'il n'y ait que cela qui compte, ce qui s'accorde avec le fait déjà signalé que la seule distinction sociale qui ait subsisté est celle qui se fonde sur la richesse matérielle.''

 

''Il semble que le pouvoir financier domine toute politique, que la concurrence commerciale exerce une influence prépondérante sur les relations entre les peuples.''

 

''Il est facile de constater qu'une des plus notables conséquences du développement industriel est le perfectionnement incessant des engins de guerre et l'augmentation de leur pouvoir destructif dans de formidables proportions.''

 

''l'Occident moderne ne peut tolérer que des hommes préfèrent travailler moins et se contenter de peu pour vivre; comme la quantité seule compte, et comme ce qui ne tombe pas sous les sens est d'ailleurs tenu pour inexistant, il est admis que celui qui ne s'agite pas et qui ne produit pas matériellement ne peut être qu'un ''paresseux'' ; sans même parler à cet égard des appréciations portées couramment sur les peuples orientaux, il n'y a qu'à voir comment sont jugés les ordres contemplatifs, et cela jusque dans des milieux soi-disant religieux.''

 

''Dans un tel monde, il n'y a plus aucune place pour l'intelligence ni pour tout ce qui est purement intérieur, car ce sont là des choses qui ne se voient ni ne se touchent, qui ne se comptent ni ne se pèsent; il n'y a de place que pour l'action extérieure sous toutes ses formes, y compris les plus dépourvues de toute signification.''

 

''La civilisation moderne vise à multiplier les besoins artificiels, et, comme nous le disions déjà plus haut, elle créera toujours plus de besoins qu'elle n'en pourra satisfaire, car, une fois qu'on s'est engagé dans cette voie, il est bien difficile de s'y arrêter, et il n'y a même aucune raison de s'arrêter à un point déterminé.'' (René Guénon, La crise du monde moderne)

Sources

Platon, ''Phédon'', texte intégral disponible sur le site Remacle.

 

Plotin, ''Les Ennéades'', texte disponible sur le site Remacle.

 

Dorothée Koechlin de Bizemont, ''L'univers d'Edgar Cayce'' tome 1, Robert Laffont, les énigmes de l'univers, ISBN 2-221-04237-9, Paris, 1985, 409 pages.

 

Lobsang Rampa, ''La Caverne des Anciens'', PDF disponible gratuitement sur internet.

 

James Churchward, ''Mu, le continent perdu'', Éditions J'ai lu, Collection L'aventure mystérieuse, Paris, 1969, 314 pages.

 

Edgar Cayce, ''Visions de l'Atlantide'', Éditions J'ai lu, Collection L'aventure mystérieuse, Paris, 1973, 186 pages.

 

Fritjof Capra, ''The Tao of Physics'', Flamengo edition, third edition, ISBN 978-0-00-654489-0, 1982, 412 pages. La source littéraire utilisée est la version originale anglaise. Les passages ont été traduits par l'auteur de ce site.

 

René Guénon, ''La Crise du Monde Moderne'', PDF disponible gratuitement sur internet.

 
 
 
 
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